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		<title>Ma vie, mon oeuvre</title>
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				<item>
			<title>Renouveau</title>
			<link>http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2010/03/09/renouveau</link>
			<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 15:40:54 +0000</pubDate>			<dc:creator>Mankalas</dc:creator>
			<category domain="main">Uncategorized</category>			<guid isPermaLink="false">78@http://www.paradee.net/mankalas/blog/</guid>
						<description>&lt;p&gt;J'ai enfin trouv&amp;#233; la motivation de me faire un serveur &amp;#224; peu pr&amp;#232;s propre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour ceux et celles qui suivraient encore cet amas d'&amp;#233;crits plus ou moins bien r&amp;#233;dig&amp;#233;s, sachez que la nouvelle adresse de mon blog est&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://mankalas.dnsalias.net/blog/index.php&quot;&gt;http://mankalas.dnsalias.net/blog/index.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;#192; bon entendeur...&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;item_footer&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2010/03/09/renouveau&quot;&gt;Original post&lt;/a&gt; blogged on &lt;a href=&quot;http://b2evolution.net/&quot;&gt;b2evolution&lt;/a&gt;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J'ai enfin trouv&#233; la motivation de me faire un serveur &#224; peu pr&#232;s propre.</p>

<p>Pour ceux et celles qui suivraient encore cet amas d'&#233;crits plus ou moins bien r&#233;dig&#233;s, sachez que la nouvelle adresse de mon blog est</p>

<p><a href="http://mankalas.dnsalias.net/blog/index.php">http://mankalas.dnsalias.net/blog/index.php</a></p>

<p>&#192; bon entendeur...</p><div class="item_footer"><p><small><a href="http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2010/03/09/renouveau">Original post</a> blogged on <a href="http://b2evolution.net/">b2evolution</a>.</small></p></div>]]></content:encoded>
								<comments>http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2010/03/09/renouveau#comments</comments>
		</item>
				<item>
			<title>D&#233;m&#233;nagement</title>
			<link>http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2009/01/11/demenagement</link>
			<pubDate>Sun, 11 Jan 2009 21:17:51 +0000</pubDate>			<dc:creator>Mankalas</dc:creator>
			<category domain="main">Uncategorized</category>			<guid isPermaLink="false">77@http://www.paradee.net/mankalas/blog/</guid>
						<description>&lt;p&gt;Que de tribulations immobili&amp;#232;res ces derniers temps !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mon ancienne collocataire s'est fait la malle mi-d&amp;#233;cembre car, puisque son copain devait venir de plus en plus souvent sur la capitale, elle voulait un peu plus d'espace intime pour l'accueillir, en plus de son vagin. Le propri&amp;#233;taire, au moment de lui apprendre la nouvelle, a r&amp;#233;pondu &amp;#224; Cl&amp;#233;lia, puis &amp;#224; moi, que ca ne posait pas de probl&amp;#232;me et qu'on n'avait les mains libres pour trouver un remplacant, qu'on avait plus qu'&amp;#224; l'appeler pour signer les papiers. Soit. J'ai donc cherch&amp;#233; un nouveau collocataire, un peu via les sites, surtout via les jeudis de la collocation, un rendez-vous bimensuel dans un bar o&amp;#249; les offreurs et demandeurs s'abordent pour conclure ou pas un accord. Ce que j'ai.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le temps que l'individu en question regroupe les papiers n&amp;#233;cessaires pour le dossier, il a am&amp;#233;nag&amp;#233; car il &amp;#233;tait un peu dans l'urgence et moi aussi puisque Cl&amp;#233;lia &amp;#233;tait partie et sa moiti&amp;#233; de loyer avec. Fait que le proprio n'a pas forc&amp;#233;ment appr&amp;#233;ci&amp;#233;. On peut le comprendre, mais sa r&amp;#233;action fut quand m&amp;#234;me assez d&amp;#233;mesur&amp;#233;e &amp;#233;tant donn&amp;#233; l'absence totale de probl&amp;#232;me que nous lui avons caus&amp;#233;e depuis un an. Enfin... On envoit donc les papiers qu'il faut, assez optimistes du fait que mon coloc' a un dossier assez solide, avec des parents relativement nantis et que, malgr&amp;#233; le fait qu'il soit r&amp;#233;alisateur ind&amp;#233;pendant, il gagne bien sa vie et les contrats ne sont pas rares.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ceci ne suffit pas.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Refus du propri&amp;#233;taire qui ne donne pas de justification, certainement pour ne pas tomber sous le coup de la loi pour une quelconque discrimination. Branle-bas de combat derechef pour trouver un remplacant au remplacant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Devant l'assez marqu&amp;#233;e froideur et non-motivation du proprio &amp;#224; transformer notre &quot;vie de couple&quot; en collocation (oui, on s'&amp;#233;tait fait passer pour un couple avec Cl&amp;#233;lia pour faciliter l'acceptation de notre dossier), et aussi apr&amp;#232;s avoir r&amp;#233;fl&amp;#233;chi et avoir pris conscience que je n'ai finalement pas besoin de collocataire (financi&amp;#232;rement, je vais bien merci), j'ai finelement d&amp;#233;cid&amp;#233; de d&amp;#233;m&amp;#233;nager et de me trouver un truc &amp;#224; moi tout seul. Certainement un deux pi&amp;#232;ces que je sous-louerai &amp;#233;ventuellement &amp;#224; une amie d'Anna qui est dans le besoin (russe &amp;#233;galement et tr&amp;#232;s sympathique...).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Donc me revoil&amp;#224; parti dans les annonces de pap.fr et autres. Je n'ai pas l'avantage d'avoir un boulot tellement chiant que je peux me permettre de ma barrer &amp;#224; 17h comme l'ann&amp;#233;e derni&amp;#232;re, mais bon, je pense avoir les moyens d'adapter mes horaires si je me l&amp;#232;ve plus t&amp;#244;t (argh).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sinon, j'ai termin&amp;#233; la troisi&amp;#232;me partie de ma nouvelle. Plut&amp;#244;t que de poster au fur et &amp;#224; mesure dans ce blog, je vais plut&amp;#244;t donner un lien vers un fichier PDF. C'est plus agr&amp;#233;able &amp;#224; lire et comme ca, plus besoin de fouiller dans les archives poussi&amp;#233;reuses de ce blog qui tombe en d&amp;#233;cr&amp;#233;pitude pour se rem&amp;#233;morer les &amp;#233;tapes pr&amp;#233;c&amp;#233;dentes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mankalas.fr/public/infection.pdf&quot;&gt;Voici.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;item_footer&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2009/01/11/demenagement&quot;&gt;Original post&lt;/a&gt; blogged on &lt;a href=&quot;http://b2evolution.net/&quot;&gt;b2evolution&lt;/a&gt;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Que de tribulations immobili&#232;res ces derniers temps !</p>

<p>Mon ancienne collocataire s'est fait la malle mi-d&#233;cembre car, puisque son copain devait venir de plus en plus souvent sur la capitale, elle voulait un peu plus d'espace intime pour l'accueillir, en plus de son vagin. Le propri&#233;taire, au moment de lui apprendre la nouvelle, a r&#233;pondu &#224; Cl&#233;lia, puis &#224; moi, que ca ne posait pas de probl&#232;me et qu'on n'avait les mains libres pour trouver un remplacant, qu'on avait plus qu'&#224; l'appeler pour signer les papiers. Soit. J'ai donc cherch&#233; un nouveau collocataire, un peu via les sites, surtout via les jeudis de la collocation, un rendez-vous bimensuel dans un bar o&#249; les offreurs et demandeurs s'abordent pour conclure ou pas un accord. Ce que j'ai.</p>

<p>Le temps que l'individu en question regroupe les papiers n&#233;cessaires pour le dossier, il a am&#233;nag&#233; car il &#233;tait un peu dans l'urgence et moi aussi puisque Cl&#233;lia &#233;tait partie et sa moiti&#233; de loyer avec. Fait que le proprio n'a pas forc&#233;ment appr&#233;ci&#233;. On peut le comprendre, mais sa r&#233;action fut quand m&#234;me assez d&#233;mesur&#233;e &#233;tant donn&#233; l'absence totale de probl&#232;me que nous lui avons caus&#233;e depuis un an. Enfin... On envoit donc les papiers qu'il faut, assez optimistes du fait que mon coloc' a un dossier assez solide, avec des parents relativement nantis et que, malgr&#233; le fait qu'il soit r&#233;alisateur ind&#233;pendant, il gagne bien sa vie et les contrats ne sont pas rares.</p>

<p>Ceci ne suffit pas.</p>

<p>Refus du propri&#233;taire qui ne donne pas de justification, certainement pour ne pas tomber sous le coup de la loi pour une quelconque discrimination. Branle-bas de combat derechef pour trouver un remplacant au remplacant.</p>

<p>Devant l'assez marqu&#233;e froideur et non-motivation du proprio &#224; transformer notre "vie de couple" en collocation (oui, on s'&#233;tait fait passer pour un couple avec Cl&#233;lia pour faciliter l'acceptation de notre dossier), et aussi apr&#232;s avoir r&#233;fl&#233;chi et avoir pris conscience que je n'ai finalement pas besoin de collocataire (financi&#232;rement, je vais bien merci), j'ai finelement d&#233;cid&#233; de d&#233;m&#233;nager et de me trouver un truc &#224; moi tout seul. Certainement un deux pi&#232;ces que je sous-louerai &#233;ventuellement &#224; une amie d'Anna qui est dans le besoin (russe &#233;galement et tr&#232;s sympathique...).</p>

<p>Donc me revoil&#224; parti dans les annonces de pap.fr et autres. Je n'ai pas l'avantage d'avoir un boulot tellement chiant que je peux me permettre de ma barrer &#224; 17h comme l'ann&#233;e derni&#232;re, mais bon, je pense avoir les moyens d'adapter mes horaires si je me l&#232;ve plus t&#244;t (argh).</p>

<p>Sinon, j'ai termin&#233; la troisi&#232;me partie de ma nouvelle. Plut&#244;t que de poster au fur et &#224; mesure dans ce blog, je vais plut&#244;t donner un lien vers un fichier PDF. C'est plus agr&#233;able &#224; lire et comme ca, plus besoin de fouiller dans les archives poussi&#233;reuses de ce blog qui tombe en d&#233;cr&#233;pitude pour se rem&#233;morer les &#233;tapes pr&#233;c&#233;dentes.</p>

<p><a href="http://www.mankalas.fr/public/infection.pdf">Voici.</a></p><div class="item_footer"><p><small><a href="http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2009/01/11/demenagement">Original post</a> blogged on <a href="http://b2evolution.net/">b2evolution</a>.</small></p></div>]]></content:encoded>
								<comments>http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2009/01/11/demenagement#comments</comments>
		</item>
				<item>
			<title>&#199;a p&#233;tille !</title>
			<link>http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/12/16/ca-petille</link>
			<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 13:01:39 +0000</pubDate>			<dc:creator>Mankalas</dc:creator>
			<category domain="main">Uncategorized</category>			<guid isPermaLink="false">76@http://www.paradee.net/mankalas/blog/</guid>
						<description>&lt;p&gt;Ca blog tombe en d&amp;#233;su&amp;#233;tude... Non pas qu'il ne se passe plus rien dans ma vie, mais j'avoue voir de moins en moins d'int&amp;#233;r&amp;#234;t &amp;#224; rajouter du bruit &amp;#224; la cacophonie internetienne en racontant des &amp;#233;pisodes qui, s'il me tiennent &amp;#224; c&amp;#339;ur ou me comblent, sont objectivement peu pertinents...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En fait, je me concentre plut&amp;#244;t sur de la vraie &amp;#233;criture. Ma nouvelle avance relativement bien. J'ai (enfin) l'int&amp;#233;gralit&amp;#233; du sc&amp;#233;nario en t&amp;#234;te et l'inspiration est abondante. Plut&amp;#244;t que de poster les parties au fur et &amp;#224; mesure qu'elles sont &amp;#233;crites, je posterai un lien vers un fichier PDF, beaucoup plus plaisant &amp;#224; lire et/ou imprimer pour ceux qui, comme moi, pr&amp;#233;f&amp;#232;rent le papier aux &amp;#233;crans.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bon, quelques p&amp;#233;rip&amp;#233;ties purement personnelles et &amp;#233;gocentriques malgr&amp;#233; tout.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il y a une paire de semaines, je me suis fait proposer de me rendre au gala de l'&amp;#233;cole v&amp;#233;t&amp;#233;rinaire de Maisons-Alfort, via une amie de mon ex-colocataire (oui, elle est partie, laissant un grand vide dans ma vie... Enfin surtout dans mon salon &amp;#233;tant donn&amp;#233; que c'est elle qui poss&amp;#233;dait tous les meubles), amie que je remercie grandement d'ailleurs. L&amp;#224; o&amp;#249; &amp;#224; EPITA, les soir&amp;#233;es sont compos&amp;#233;es &amp;#224; 80% de mecs (et je suis gentil), ce gala &amp;#233;tait l'oppos&amp;#233; (et non l'inverse). Plein de filles, dont une bonne partie &amp;#233;tait tr&amp;#232;s loin d'&amp;#234;tre vilaine. La soir&amp;#233;e commence doucement, avec coupes de champagne obtenues plus ou moins licitement, puis l'ambiance monte et le danse-floor s'enflamme. Apr&amp;#232;s quelques tentatives infructueuses, j'arrive &amp;#224; d&amp;#233;goter une nana r&amp;#233;ceptive &amp;#224; mes avances. Le reste de la soir&amp;#233;e ne fut qu'une alternance entre danses rapproch&amp;#233;es et bisous baveux.&lt;br /&gt;
Une fois les festivit&amp;#233;s termin&amp;#233;es scandaleusement t&amp;#244;t (4h30-5h), je profite de la navette qui nous ram&amp;#232;ne tant bien que mal &amp;#224; l'&amp;#233;cole v&amp;#233;to. Une fois sorti du bus, la donzelle m'offre un choix : attendre le premier m&amp;#233;tro dans le froid glacial ou alors attendre dans sa chambre. Bon, hein, j'ai pas r&amp;#233;fl&amp;#233;chi longtemps. Nous montons dans sa petite chambre d'&amp;#233;tudiante avec un petit lit, dans lequel nous nous blottissons tant bien que mal. Et puis bon... vu qu'on &amp;#233;tait &amp;#224; table, j'ai mis le couvert. Gentiment parce que bon, cinq heures de danse dans les jambes, &amp;#231;a cr&amp;#232;ve l'air de rien. Je me suis plus appliqu&amp;#233; le lendemain matin, avant le petit d&amp;#233;j'. On prend une douche et on passe la journ&amp;#233;e &amp;#224; larver plus ou moins habill&amp;#233;s. Ayant une soir&amp;#233;e de pr&amp;#233;vue chez des amis le soir m&amp;#234;me, je m'&amp;#233;clipse vers 17h afin de rejoindre mes p&amp;#233;nates, me re-d&amp;#233;barbouiller et repartir vers de nouveaux horizons.&lt;br /&gt;
J'ai revu cette fille dans un pub &amp;#224; Bastille une semaine plus tard. J'y suis all&amp;#233; un peu &amp;#224; reculons, n'ayant pas ressenti le p'tit truc qui aurait fait que j'aurais voulu m'en faire une vraie petite amie. J'ai cependant voulu tester une deuxi&amp;#232;me soir&amp;#233;e avec elle, plus dispos. Ce ne fut pas plus convainquant. Tant pis. Je lui ai fait savoir mes non-sentiments avant de rentrer dans le m&amp;#233;tro. Elle ne se faisait pas trop d'illusions non plus, la pilule est donc bien pass&amp;#233;e. On reste plus ou moins en contact, &quot;au cas o&amp;#249;&quot; si je puis dire, mais bon... Je ne suis pas sp&amp;#233;cialement motiv&amp;#233;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je ne sais pas si j'en avais d&amp;#233;j&amp;#224; parl&amp;#233; sur ce blog (j'ai la flemme de me relire, m&amp;#234;me si j'&amp;#233;cris fantastiquement bien), mais j'&amp;#233;tais assez triste, il y a un moment, de ne pas avoir de vraie truc &amp;#224; moi dans la vie. Y'a des collectionneurs chevronn&amp;#233;s (de coquillages notamment), des qui maitrisent rollers, planches &amp;#224; voile, qui jouent un instrument quelconque, etc. Moi personnellement moi-m&amp;#234;me, je n'ai rien de tout &amp;#231;a. Je n'ai pas d'oreille musicale, je ne suis pas vraiment sportif et &amp;#231;a fait un bail que je n'ai pas touch&amp;#233; &amp;#224; ma collection de pi&amp;#232;ces. J'ai bien un petit truc avec l'&amp;#233;criture, mais je n'y consacre pas assez de temps (mea culpa d'ailleurs, mais qu'est-ce que c'est chronophage ce truc !).&lt;br /&gt;
Suite &amp;#224; une d&amp;#233;monstration il y a longtemps de canne-b&amp;#226;ton par des amis, j'avais d&amp;#233;cid&amp;#233; de m'y mettre l'ann&amp;#233;e derni&amp;#232;re. Par manque impardonnable de motivation, j'avais laiss&amp;#233; tomb&amp;#233; l'inscription. En octobre, je me suis enfin d&amp;#233;cid&amp;#233; &amp;#224; y aller. Grand bien m'en fasse ! J'adore &amp;#231;a d&amp;#233;sormais !&lt;br /&gt;
J'en fais depuis un mois &amp;#224; peu pr&amp;#232;s, et je suis content de constater que je commence &amp;#224; maitriser les armes. J'ai une pr&amp;#233;f&amp;#233;rence pour le b&amp;#226;ton (moins combattif, plus esth&amp;#233;tique), mais je me d&amp;#233;brouille pas trop mal en canne. Hier, j'ai effectu&amp;#233; les enchainements de mouvements avec un certain brio, j'en suis fort content. Les &quot;profs&quot; sont sympathiques, je commence &amp;#224; m'int&amp;#233;grer dans le groupe... Bref, c'est youpi ! J'ai enfin trouv&amp;#233; ma voie !&lt;br /&gt;
Toujours dans le domaine sportif, Damien et moi nous motivons r&amp;#233;ciproquement pour aller nager une fois par semaine. Comme il disait, c'est quand m&amp;#234;me vachement plus motivant d'y aller quand on sait qu'il y a quelqu'un pour &amp;#224; rejoindre. Et puis inconsciemment, l'esprit de comp&amp;#233;tition fait que je pousse un peu plus l'effort par rapport &amp;#224; mes s&amp;#233;ances tout seul.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voil&amp;#224;, voil&amp;#224;...&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;item_footer&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/12/16/ca-petille&quot;&gt;Original post&lt;/a&gt; blogged on &lt;a href=&quot;http://b2evolution.net/&quot;&gt;b2evolution&lt;/a&gt;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ca blog tombe en d&#233;su&#233;tude... Non pas qu'il ne se passe plus rien dans ma vie, mais j'avoue voir de moins en moins d'int&#233;r&#234;t &#224; rajouter du bruit &#224; la cacophonie internetienne en racontant des &#233;pisodes qui, s'il me tiennent &#224; c&#339;ur ou me comblent, sont objectivement peu pertinents...</p>

<p>En fait, je me concentre plut&#244;t sur de la vraie &#233;criture. Ma nouvelle avance relativement bien. J'ai (enfin) l'int&#233;gralit&#233; du sc&#233;nario en t&#234;te et l'inspiration est abondante. Plut&#244;t que de poster les parties au fur et &#224; mesure qu'elles sont &#233;crites, je posterai un lien vers un fichier PDF, beaucoup plus plaisant &#224; lire et/ou imprimer pour ceux qui, comme moi, pr&#233;f&#232;rent le papier aux &#233;crans.</p>

<p>Bon, quelques p&#233;rip&#233;ties purement personnelles et &#233;gocentriques malgr&#233; tout.</p>

<p>Il y a une paire de semaines, je me suis fait proposer de me rendre au gala de l'&#233;cole v&#233;t&#233;rinaire de Maisons-Alfort, via une amie de mon ex-colocataire (oui, elle est partie, laissant un grand vide dans ma vie... Enfin surtout dans mon salon &#233;tant donn&#233; que c'est elle qui poss&#233;dait tous les meubles), amie que je remercie grandement d'ailleurs. L&#224; o&#249; &#224; EPITA, les soir&#233;es sont compos&#233;es &#224; 80% de mecs (et je suis gentil), ce gala &#233;tait l'oppos&#233; (et non l'inverse). Plein de filles, dont une bonne partie &#233;tait tr&#232;s loin d'&#234;tre vilaine. La soir&#233;e commence doucement, avec coupes de champagne obtenues plus ou moins licitement, puis l'ambiance monte et le danse-floor s'enflamme. Apr&#232;s quelques tentatives infructueuses, j'arrive &#224; d&#233;goter une nana r&#233;ceptive &#224; mes avances. Le reste de la soir&#233;e ne fut qu'une alternance entre danses rapproch&#233;es et bisous baveux.<br />
Une fois les festivit&#233;s termin&#233;es scandaleusement t&#244;t (4h30-5h), je profite de la navette qui nous ram&#232;ne tant bien que mal &#224; l'&#233;cole v&#233;to. Une fois sorti du bus, la donzelle m'offre un choix : attendre le premier m&#233;tro dans le froid glacial ou alors attendre dans sa chambre. Bon, hein, j'ai pas r&#233;fl&#233;chi longtemps. Nous montons dans sa petite chambre d'&#233;tudiante avec un petit lit, dans lequel nous nous blottissons tant bien que mal. Et puis bon... vu qu'on &#233;tait &#224; table, j'ai mis le couvert. Gentiment parce que bon, cinq heures de danse dans les jambes, &#231;a cr&#232;ve l'air de rien. Je me suis plus appliqu&#233; le lendemain matin, avant le petit d&#233;j'. On prend une douche et on passe la journ&#233;e &#224; larver plus ou moins habill&#233;s. Ayant une soir&#233;e de pr&#233;vue chez des amis le soir m&#234;me, je m'&#233;clipse vers 17h afin de rejoindre mes p&#233;nates, me re-d&#233;barbouiller et repartir vers de nouveaux horizons.<br />
J'ai revu cette fille dans un pub &#224; Bastille une semaine plus tard. J'y suis all&#233; un peu &#224; reculons, n'ayant pas ressenti le p'tit truc qui aurait fait que j'aurais voulu m'en faire une vraie petite amie. J'ai cependant voulu tester une deuxi&#232;me soir&#233;e avec elle, plus dispos. Ce ne fut pas plus convainquant. Tant pis. Je lui ai fait savoir mes non-sentiments avant de rentrer dans le m&#233;tro. Elle ne se faisait pas trop d'illusions non plus, la pilule est donc bien pass&#233;e. On reste plus ou moins en contact, "au cas o&#249;" si je puis dire, mais bon... Je ne suis pas sp&#233;cialement motiv&#233;.</p>

<p>Je ne sais pas si j'en avais d&#233;j&#224; parl&#233; sur ce blog (j'ai la flemme de me relire, m&#234;me si j'&#233;cris fantastiquement bien), mais j'&#233;tais assez triste, il y a un moment, de ne pas avoir de vraie truc &#224; moi dans la vie. Y'a des collectionneurs chevronn&#233;s (de coquillages notamment), des qui maitrisent rollers, planches &#224; voile, qui jouent un instrument quelconque, etc. Moi personnellement moi-m&#234;me, je n'ai rien de tout &#231;a. Je n'ai pas d'oreille musicale, je ne suis pas vraiment sportif et &#231;a fait un bail que je n'ai pas touch&#233; &#224; ma collection de pi&#232;ces. J'ai bien un petit truc avec l'&#233;criture, mais je n'y consacre pas assez de temps (mea culpa d'ailleurs, mais qu'est-ce que c'est chronophage ce truc !).<br />
Suite &#224; une d&#233;monstration il y a longtemps de canne-b&#226;ton par des amis, j'avais d&#233;cid&#233; de m'y mettre l'ann&#233;e derni&#232;re. Par manque impardonnable de motivation, j'avais laiss&#233; tomb&#233; l'inscription. En octobre, je me suis enfin d&#233;cid&#233; &#224; y aller. Grand bien m'en fasse ! J'adore &#231;a d&#233;sormais !<br />
J'en fais depuis un mois &#224; peu pr&#232;s, et je suis content de constater que je commence &#224; maitriser les armes. J'ai une pr&#233;f&#233;rence pour le b&#226;ton (moins combattif, plus esth&#233;tique), mais je me d&#233;brouille pas trop mal en canne. Hier, j'ai effectu&#233; les enchainements de mouvements avec un certain brio, j'en suis fort content. Les "profs" sont sympathiques, je commence &#224; m'int&#233;grer dans le groupe... Bref, c'est youpi ! J'ai enfin trouv&#233; ma voie !<br />
Toujours dans le domaine sportif, Damien et moi nous motivons r&#233;ciproquement pour aller nager une fois par semaine. Comme il disait, c'est quand m&#234;me vachement plus motivant d'y aller quand on sait qu'il y a quelqu'un pour &#224; rejoindre. Et puis inconsciemment, l'esprit de comp&#233;tition fait que je pousse un peu plus l'effort par rapport &#224; mes s&#233;ances tout seul.</p>

<p>Voil&#224;, voil&#224;...</p><div class="item_footer"><p><small><a href="http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/12/16/ca-petille">Original post</a> blogged on <a href="http://b2evolution.net/">b2evolution</a>.</small></p></div>]]></content:encoded>
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		</item>
				<item>
			<title>Fin de l'amiti&#233; Franco-Russe</title>
			<link>http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/10/02/fin-de-l-amitie-franco-russe</link>
			<pubDate>Thu, 02 Oct 2008 12:09:42 +0000</pubDate>			<dc:creator>Mankalas</dc:creator>
			<category domain="main">Uncategorized</category>			<guid isPermaLink="false">75@http://www.paradee.net/mankalas/blog/</guid>
						<description>&lt;p&gt;Bon, et bien mes relations internationales ont &amp;#233;t&amp;#233; mises au pilori dimanche soir, par mail, sans sommation. &lt;br /&gt;
Ce n&amp;#8217;est pas plus mal. Elle voulait une relation &amp;#224; sens unique, dans le sens o&amp;#249; je fais tout, elle ne rend rien. Ce syst&amp;#232;me qu&amp;#8217;elle avait plus ou moins mis en place commen&amp;#231;ait d&amp;#8217;ailleurs &amp;#224; me peser ces derniers temps. Je veux bien faire des cadeaux, mais il ne faudrait pas voir &amp;#224; me prendre pour un pigeon.&lt;br /&gt;
Enfin bref, pas de d&amp;#233;tails. Le fait est que je suis &amp;#224; nouveau sur le march&amp;#233;, et qu&amp;#8217;il va falloir partir en chasse derechef.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;item_footer&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/10/02/fin-de-l-amitie-franco-russe&quot;&gt;Original post&lt;/a&gt; blogged on &lt;a href=&quot;http://b2evolution.net/&quot;&gt;b2evolution&lt;/a&gt;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, et bien mes relations internationales ont &#233;t&#233; mises au pilori dimanche soir, par mail, sans sommation. <br />
Ce n&#8217;est pas plus mal. Elle voulait une relation &#224; sens unique, dans le sens o&#249; je fais tout, elle ne rend rien. Ce syst&#232;me qu&#8217;elle avait plus ou moins mis en place commen&#231;ait d&#8217;ailleurs &#224; me peser ces derniers temps. Je veux bien faire des cadeaux, mais il ne faudrait pas voir &#224; me prendre pour un pigeon.<br />
Enfin bref, pas de d&#233;tails. Le fait est que je suis &#224; nouveau sur le march&#233;, et qu&#8217;il va falloir partir en chasse derechef.</p><div class="item_footer"><p><small><a href="http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/10/02/fin-de-l-amitie-franco-russe">Original post</a> blogged on <a href="http://b2evolution.net/">b2evolution</a>.</small></p></div>]]></content:encoded>
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		</item>
				<item>
			<title>Vir&#233;e moscovite</title>
			<link>http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/09/13/viree-moscovite</link>
			<pubDate>Sat, 13 Sep 2008 21:54:35 +0000</pubDate>			<dc:creator>Mankalas</dc:creator>
			<category domain="main">Uncategorized</category>			<guid isPermaLink="false">74@http://www.paradee.net/mankalas/blog/</guid>
						<description>&lt;p&gt;Une semaine vraiment fantastique que celle que j'ai pass&amp;#233;e en Sainte M&amp;#232;re Russie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;D&amp;#233;collage jeudi 4 septembre le matin pour arriver le soir vers 18h (heure locale) apr&amp;#232;s une escale &amp;#224; Francfort. Premi&amp;#232;res p&amp;#233;rip&amp;#233;ties administratives : avant d'arriver en Russie on nous file dans l'avion un petit formulaire &amp;#224; remplir afin de s'enregistrer aupr&amp;#232;s des autorit&amp;#233;s locales. Le blabla habituel : nom, pr&amp;#233;nom, num&amp;#233;ro de passeport et, pour les visas touristiques tels que le mien, l'h&amp;#244;tel o&amp;#249; je r&amp;#233;side. Oui, alors &amp;#233;tant donn&amp;#233; que les papiers &amp;#224; obtenir pour se faire h&amp;#233;berger chez l'habitant sont chiement longs &amp;#224; avoir, Anna m'a combin&amp;#233;, &amp;#224; l'aide d'une amie &amp;#224; elle travaillant dans une agence de tourisme, un certificat plus ou moins bidon, comme quoi j'allai &amp;#234;tre log&amp;#233; par cette agence dans un h&amp;#244;tel. Seulement voil&amp;#224;, ce n'est pas le cas, et sur ce foutu formulaire d'immigration, j'ai mis le nom de famille de ma ch&amp;#233;rie, faute de mieux.&lt;br /&gt;
Dans la file d'attente pour se faire tamponner passeport et dit formulaire, un type me raconte comme quoi il ne faut pas oublier de s'enregistrer au commissariat car faute de quoi, les flics te foutent une amende et peuvent te retenir, le temps que tu loupes ton avion. La merde quoi ! Bref, parmi toutes les jolies nanas qui martyrisaient les fafs, je tombe sur la rombi&amp;#232;re pas aimable qui discute avec sa coll&amp;#232;gue. Elle fout un coup de tampon orange sur mon passeport et me fait signe de passer... Bon, c'est certainement plus tard pour le formulaire...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En entrant dans le hall d'arriv&amp;#233;e &amp;#224; l'a&amp;#233;roport, je tombe sur un grand groupe d'asiatiques qui cache mon phare d'Alexandrie moscovite, que j'embrasse dans mes bras et serre &amp;#224; pleine bouche. Anna me pr&amp;#233;sente alors son p&amp;#232;re et son &quot;petit&quot; fr&amp;#232;re. Le premier est un bonhomme avec une moustache aussi grise que ses cheveux, fin et pas forc&amp;#233;ment m&amp;#233;chant. Le deuxi&amp;#232;me est grand, assez bal&amp;#232;ze (mais le bal&amp;#232;ze gras plut&amp;#244;t que le bal&amp;#232;ze muscl&amp;#233;), avec de grands yeux globuleux et de cheveux bruns. Je leur sors un &quot;Nice to meet you&quot; dans l'espoir d'&amp;#233;tablir un contact fertile en langue shakespearienne, mais que nenni ! Russian only ! Ca va &amp;#234;tre agr&amp;#233;able les repas tiens !&lt;br /&gt;
Bref, le fr&amp;#232;re, Alexei, propose gentiment de me porter mon sac et, avec son p&amp;#232;re, nous laisse partir devant Anna et moi. Nous sortons de l'a&amp;#233;roport et... il fait chaud ! 27 degr&amp;#233;s pour &amp;#234;tre pr&amp;#233;cis ! Tu parles d'une m&amp;#233;t&amp;#233;o russe ! Nous prenons place dans la voiture familiale, une vieille auto noire qui tient malgr&amp;#233; tout la route, et en avant ! Oui, parce qu'Anna habite en banlieue moscovite, &amp;#224; 85km de l'a&amp;#233;roport.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le trajet est int&amp;#233;ressant au niveau du paysage. Bon, autour de l'a&amp;#233;roport, c'est encore la ville. Les routes sont larges, les publicit&amp;#233;s et panneaux routiers &amp;#233;crits en alphabet cyrillique que je m'amuse &amp;#224; d&amp;#233;chiffrer (Anna m'a appris la prononciation des lettres, mais c'est quand m&amp;#234;me pas &amp;#233;vident, surtout quand nos lettres &amp;#224; nous sont prononc&amp;#233;es diff&amp;#233;remment. Chez eux, un 'P' se prononce 'r', le 'B' comme 'v', le 'H' comme 'n'). Le soleil du soir ajoute une note un peu triste et d&amp;#233;sol&amp;#233;e sur les parkings et magasins. Il faut dire aussi que c'est d'origine assez d&amp;#233;sol&amp;#233;. D&amp;#233;cor de pauvre, mais pas malsain, pas sale. Mais les immeubles font assez pouilleux, les arr&amp;#234;ts de bus bancals, et peut-&amp;#234;tre aussi le pr&amp;#233;jug&amp;#233; que je me fais du lieu malgr&amp;#233; tout doit y &amp;#234;tre pour quelque chose dans mon impression d'abandon.&lt;br /&gt;
Une fois entr&amp;#233; en territoire rural, l&amp;#224; aussi je retrouve des &amp;#233;l&amp;#233;ments en faveur de la pauvret&amp;#233; et de la d&amp;#233;solation. La route, apr&amp;#232;s avoir pass&amp;#233; quelques champs, devient monotone et traverse une grande for&amp;#234;t. Pas aussi touffue que celle de Fontainebleau, mais les arbres font la majorit&amp;#233; sur le bord de la route. Dans le r&amp;#244;le des minorit&amp;#233;s visibles, quelques entrep&amp;#244;ts de m&amp;#233;tallurgie ou de b&amp;#233;ton, des grappes d'habitations par-ci par-l&amp;#224;, des arr&amp;#234;ts de bus au milieu de nulle part. Encore une fois, ce n'est pas Beyrouth, mais il y a quelque chose de mis&amp;#233;rable dans l'air.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Anna est dans toutes les conversations durant le trajet. Forc&amp;#233;ment, puisque je ne peux communiquer avec les autres membres de la famille. Elle nous sert d'interpr&amp;#232;te quand son p&amp;#232;re me pose des questions ou quand je lui en pose, mais on est loin des conversations &amp;#224; b&amp;#226;tons rompus.&lt;br /&gt;
Enfin toujours est-il que nous quittons la nationale pour entrer dans un village, puis sur une route champ&amp;#234;tre aussi trou&amp;#233;e qu'un gruy&amp;#232;re (quelle comparaison hardie !). Une petite pause devant une maison le temps de r&amp;#233;cup&amp;#233;rer deux bocaux de lait de ch&amp;#232;vre fra&amp;#238;chement trait, quelques m&amp;#232;tres encore &amp;#224; faire souffrir les suspensions et nous voil&amp;#224; arriv&amp;#233;s devant une charmante maison, tr&amp;#232;s rustique, mais agr&amp;#233;able.&lt;br /&gt;
L'habitation est vieille, cela se voit, mais l'int&amp;#233;rieur est bien am&amp;#233;nag&amp;#233; malgr&amp;#233; les rafistolages que l'on peut apercevoir un peu partout. Tout en bois, des portes et des lustres bas, des biblioth&amp;#232;ques garnies, un petit home cin&amp;#233;ma dans le salon, de vieilles photos extr&amp;#234;mement russes, une cuisine simple mais efficace. Le jardin est immens&amp;#233;ment grand. Juste derri&amp;#232;re la maison, des parterres de fleurs de toutes les couleurs, un petit coin am&amp;#233;nag&amp;#233; pour accueillir un feu de camp, deux balancelles plac&amp;#233;es autour d'un petit bassin qui gazouille d'eau; un peu plus loin sous un toit de t&amp;#244;le, le bordel habituel des outils de jardin, une grande cabane en bois dont j'apprendrai l'utilit&amp;#233; plus tard. Encore plus loin le potager, puis le reste du jardin qui est en friche car vue la superficie du terrain, ce n'est pas possible pour un seul homme de tout entretenir.&lt;br /&gt;
Je rencontre alors la m&amp;#232;re, une bonne femme avec un look rappelant un peu les ann&amp;#233;es 80 qui, bien que fort hospitali&amp;#232;re, ne s'est pas montr&amp;#233;e aussi chaleureuse que le reste de la famille. Nous passons alors &amp;#224; table.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En Russie, la bouffe, c'est le matin si t'as le temps, niet le midi parce que tu bosses et surtout le soir. Globalement, il y a de temps en temps un plat principal avec de la viande et le reste, c'est des petits plats pr&amp;#233;par&amp;#233;s que tu picores si tu en as envie. Pour mon premier repas en terre russe, j'ai eu le droit &amp;#224; une salade de chou rouge avec ma&amp;#239;s, petits pois et oignons, deux bons morceaux de volaille avec de la pur&amp;#233;e de pommes de terre si &amp;#233;paisse qu'on aurait pu b&amp;#226;tir une maison avec, et des blinis avec confiture ou une esp&amp;#232;ce de fromage blanc cr&amp;#233;meux. C'&amp;#233;tait fort bon. Et comme boisson, du th&amp;#233;, toujours du th&amp;#233;, encore du th&amp;#233;, avec un nuage de lait. Parfois du lait seul, mais je n'ai pas vu de pichet d'eau &amp;#224; table. Ils ont une fontaine &amp;#224; eau comme dans les entreprises car l'eau du robinet n'est pas bonne (ce que j'apprendrai &amp;#224; mes d&amp;#233;pends plus tard).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Durant la mastication, je discutaille plus ou moins avec le p&amp;#232;re qui &amp;#233;num&amp;#232;re les acteurs et chanteurs fran&amp;#231;ais qu'il conna&amp;#238;t (la culture fran&amp;#231;aise est tr&amp;#232;s pr&amp;#233;sente en Russie, notamment parce que nos pays ont partag&amp;#233; un morceau d'Histoire). Anna nous aide pour les id&amp;#233;es trop complexes &amp;#224; formuler en signes ou petit n&amp;#232;gre anglais. Apr&amp;#232;s ce plantureux repas bien accueilli (les plateaux repas de Lufthansa, c'est fonctionnel, mais pas plus), les hommes me convient au salon o&amp;#249; l'on cause de musique. Joie, la famille aime le bon vieux rock 'n roll ! Gr&amp;#226;ce au fr&amp;#232;re qui baragouine quelques mots d'anglais malgr&amp;#233; tout, on arrive &amp;#224; discuter de musique quelques temps. Apr&amp;#232;s cela, douche et dodo car la journ&amp;#233;e, bien qu'inactive, &amp;#224; &amp;#233;t&amp;#233; longue.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le lendemain, nous nous levons aux aurores, vers midi, pour prendre un grand petit d&amp;#233;jeuner (un peu &amp;#224; l'anglaise avec des saucisses, des blinis, encore de la salade de chou et du th&amp;#233;) et partons vers la gare pour nous rendre &amp;#224; Moscou. Le chemin vers celui de fer est champ&amp;#234;tre, parmi les poules, les coqs et les chiens. Il fait beau et chaud, l'air sent bon la campagne. &amp;#192; la gare, Anna tente d'acheter deux tickets avec un gros billet, mais la guicheti&amp;#232;re le boude parce que pas de monnaie. Bon, pas contrariante, ma ch&amp;#233;rie nous fait passer par un d&amp;#233;faut dans la barri&amp;#232;re qui nous s&amp;#233;pare des quais. Il faut pr&amp;#233;ciser que nous ne sommes pas les seuls &amp;#224; emprunter ce raccourci, ce qui me rassure un peu. Nous descendons sur le quai en direction de Moscou quand tout &amp;#224; coup, des contr&amp;#244;leurs font leur apparition ! Diantre ! Nous montons donc en queue de train avec l'espoir de leur &amp;#233;chapper.&lt;br /&gt;
Le train dans lequel je monte est tr&amp;#232;s... comment dire... brut de fonderie si je puis me permettre l'expression. Ce que j'appellerais l'entr&amp;#233;e du wagon (un peu comme dans les TGV quand on franchit la porte) est gris, froid et pue la clope. Deux portes coulissantes, qui coulissent au gr&amp;#233; des virages d'ailleurs, nous permettent d'acc&amp;#233;der aux places assises. Dire que certains se plaignent des &quot;p'tits gris&quot;, ces trains de banlieue qui joignent Paris &amp;#224; Melun (entre autre) ! Les banquettes sont en bois, du bon bois bien dur, bien tape-cul. C'est principalement gris &amp;#224; l'int&amp;#233;rieur, m&amp;#233;tallique, comme si on se trouvait &amp;#224; l'int&amp;#233;rieur d'un container. Le train part sans qu'aucune sonnerie ne se fasse entendre, et c'est parti pour une heure de si&amp;#232;ge en bois vers Moscou.&lt;br /&gt;
Le paysage qui d&amp;#233;file est similaire &amp;#224; celui de la voiture, mais avec encore plus cette sensation de paum&amp;#233;, d'isol&amp;#233;, d'abandonn&amp;#233;, mais avec malgr&amp;#233; tout beaucoup de gens qui marchent le long des voies, sur des chemins plus ou moins trac&amp;#233;s, voire qui enjambent les rails pour acc&amp;#233;der aux quais de leur gare, laquelle consiste souvent en deux simples plates-formes de parpaings peintes et goudronn&amp;#233;es, avec une esp&amp;#232;ce de b&amp;#226;timent histoire de se prot&amp;#233;ger en cas de mauvais temps.&lt;br /&gt;
J'alterne entre regarder le paysage et me reposer les yeux de ma courte nuit quand soudain, semblant crever le ciel et venant de nulle part surgit un contr&amp;#244;leur (non, pas noir). Angoisse et crainte ! Certainement une grosse amende et comme je ne me suis pas encore fait r&amp;#233;gulariser aupr&amp;#232;s du commissariat, il suffit que je tombe sur un enculeur de mouches pour que la situation deviennent franchement d&amp;#233;sagr&amp;#233;able. Anna garde son calme et me fait juste signe de ne rien dire. Qu'aurais-je dit de toutes fa&amp;#231;ons ? &quot;Bistro&quot; ? Le type arrive, Anna lui tend un billet, il arrache une feuille de papier rouge de son calepin, rend la monnaie et continue son service. Pas un mot n'a &amp;#233;t&amp;#233; &amp;#233;chang&amp;#233;. 108 roubles d'amende, ce qui nous fait &amp;#224; peu de choses pr&amp;#232;s 3 euros... Pour tous les deux... J'ai pass&amp;#233; les dix minutes suivantes &amp;#224; demander &amp;#224; Anna une explication rationnelle, mais non : cela co&amp;#251;te moins cher de se prendre un amende que de payer son billet ! Cool !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Arriv&amp;#233;e &amp;#224; Moscou. Apr&amp;#232;s avoir franchi les tourniquets pour sortir de la gare comme de vulgaires pauvres de banlieue, nous faisons quelques pas dehors pour nous engager dans une bouche de m&amp;#233;tro. Pas mal de vendeurs ambulants dehors, rien en bien int&amp;#233;ressant. 20 roubles pour une carte permettant quatre trajets en m&amp;#233;tro. On est loin des 1,50EUR pour UN pauvre ticket violet hein ?&lt;br /&gt;
Les stations de m&amp;#233;tro de Moscou sont... belles. Magnifiques, ouvrag&amp;#233;es, neuves, propres, artistiques. Flemme de d&amp;#233;crire, les photos sont sur mon site. L'ambiance par contre est tr&amp;#232;s rapide, stress&amp;#233;e. Il y a beaucoup de monde dans les stations, et du coup, on se pousse, on se serre, mais sans forc&amp;#233;ment &amp;#234;tre d&amp;#233;sagr&amp;#233;able ou m&amp;#233;content. J'ai l'impression que tout le monde s'est mis d'accord sur le fait que tout le monde est press&amp;#233; d'arriver &amp;#224; destination, alors on accepte la r&amp;#232;gle du jeu de la bousculade.&lt;br /&gt;
Destination d'origine : la place Rouge. En sortant du m&amp;#233;tro, on tombe sur une belle petite &amp;#233;glise orthodoxe (forc&amp;#233;ment !) bien rouge, bien dor&amp;#233;e sur les toits, bien flambante neuve. Ce n'est qu'une &amp;#233;glise anonyme parmi d'autres, mais compar&amp;#233;e aux &amp;#233;glises anonymes de Dublin (je prends Dublin parce que les Irlandais sont quand m&amp;#234;me un poil plus port&amp;#233;s sur la religion que nous), ca en jette ! Direction place Rouge donc, mais finalement non... Des barri&amp;#232;res barrent le chemin et un policier nous informe que la place est ferm&amp;#233;e en vue de pr&amp;#233;parer un match de boxe ce week-end. Peste ! Bon, finalement nous nous baladons pr&amp;#232;s du Kremlin, visitons une &amp;#233;glise et un centre commercial, nous promenons sur une grande place et dans un jardin &amp;#224; c&amp;#244;t&amp;#233; d'icelle. Anna voulait m'amener au Conservatoire de Moscou pour y &amp;#233;couter un r&amp;#233;cital de piano jou&amp;#233; par une nana et un type (successivement).&lt;br /&gt;
Rien de bien passionnant &amp;#224; raconter ici. La salle dans laquelle nous sommes est riche et jolie, et nous succombons &amp;#224; la tentation de rentrer &amp;#224; la maison car nous avons l'estomac dans les talons. Nous attendons la fin de la premi&amp;#232;re partie et assistons &amp;#224; un d&amp;#233;but de rixe entre un bonhomme un peu fou devant nous qui s'excitait sur la chaise du type devant lui lors d'une apoth&amp;#233;ose musicale jou&amp;#233;e au piano. Rien de m&amp;#233;chant, mais c'&amp;#233;tait cocasse un embryon de pugilat dans un lieu si prestigieux. Bref, train pour le retour et... &amp;#1041;&amp;#1072;&amp;#1085;&amp;#1103; (prononcer &quot;bane-ya&quot;).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La &amp;#1041;&amp;#1072;&amp;#1085;&amp;#1103;, c'est une fa&amp;#231;on traditionnelle russe de faire sa toilette. Anna m'a signal&amp;#233; que cela se passait dans la grande cabane en bois au fond du jardin, mais ne m'en a pas dit davantage pour me laisser la surprise. Bon, dans un lieu clos, il ne pouvait s'agit que d'un truc de vapeur (j'ai &amp;#233;cart&amp;#233; l'hypoth&amp;#232;se du trou dans le sol). J'y suis all&amp;#233; avec le fr&amp;#232;re, le p&amp;#232;re ayant d&amp;#233;j&amp;#224; &amp;#233;t&amp;#233; servi et les femmes y allant ensembles. On s'y rend donc en sous-v&amp;#234;tements histoire de ne pas s'encombrer. On entre dans la cabane et, dans une premi&amp;#232;re petite pi&amp;#232;ce toute en largeur et en bois, la temp&amp;#233;rature doit avoisiner les trente degr&amp;#233;s. On se fout &amp;#224; poil et on entre dans une deuxi&amp;#232;me pi&amp;#232;ce, carr&amp;#233;e avec deux robinets dans un coin et des bassines en m&amp;#233;tal sur une table, toujours en bois. Le thermom&amp;#232;tre indique 50 degr&amp;#233;s. Le temps de prendre un drap qui pendait sur un clou, on entre dans la troisi&amp;#232;me et derni&amp;#232;re pi&amp;#232;ce, o&amp;#249; se trouve le four. On pose le drap sur un haut banc en bois, histoire de ne pas se br&amp;#251;ler le cul, et on sue jusqu'&amp;#224; ce qu'on n'en puisse plus. La chaleur est &amp;#233;touffante. Faut dire qu'&amp;#224; pr&amp;#232;s de 100 degr&amp;#233;s, j'ai quand m&amp;#234;me une bonne excuse. Pas de vapeur, mais tout connement un four sous des pierres de lave dans lequel on fait br&amp;#251;ler du bois. Je suis en nage au bout de trente secondes et je fais l'effort de rester peut-&amp;#234;tre cinq minutes. Je prends une petite bouff&amp;#233;e d'air &quot;frais&quot; dans la pi&amp;#232;ce d'&amp;#224; c&amp;#244;t&amp;#233; avant de m'en refoutre un coup histoire de faire mon fier.&lt;br /&gt;
Ensuite, on se lave (enfin chacun se lave hein, faut pas croire des trucs non plus !) et on se frotte la peau avec un gant de crin histoire de bien faire partir le sale des pores de la peau qui doivent &amp;#234;tre aussi dilat&amp;#233;s que... j'aurais bien une comparaison, mais c'est sens&amp;#233; &amp;#234;tre un blog tout public, alors on passera. Une fois rinc&amp;#233;s, nous sortons. Les vingt degr&amp;#233;s du soir me sont une b&amp;#233;n&amp;#233;diction apr&amp;#232;s cet avant-go&amp;#251;t de l'enfer. Anna est l&amp;#224; pour voir ma r&amp;#233;action &amp;#224; cette coutume russe. Ma foi je me sens bien, mais malgr&amp;#233; m'&amp;#234;tre essuy&amp;#233; et la relative fra&amp;#238;cheur du soir, je sue toujours &amp;#224; grosses gouttes. Je rentre dans la maison, encore essouffl&amp;#233;, me s&amp;#232;che tant bien que mal et me repose afin de reprendre une temp&amp;#233;rature normale. J'ai tout de m&amp;#234;me un peu la t&amp;#234;te qui tourne &amp;#224; cause du manque d'oxyg&amp;#232;ne...&lt;br /&gt;
C'est assez plaisant m&amp;#234;me si c'est tr&amp;#232;s &amp;#233;prouvant pour le corps. On est crev&amp;#233; apr&amp;#232;s et Anna m'a confi&amp;#233; qu'elle allait &amp;#224; la &amp;#1041;&amp;#1072;&amp;#1085;&amp;#1103; le soir avant de se coucher. Mais pour le coup, c'est clair qu'on se sent propre et dispos comme apr&amp;#232;s la douche qui suit un grand effort physique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Manger et dodo.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le week-end est l&amp;#224; et nous ne faisons rien. Enfin JE ne fous rien car Anna doit &amp;#233;crire un rapport sur un stage qu'elle n'a pas effectu&amp;#233;. Grasse mat', larvage, matage de DVD avec le frangin, mangeage. Nous avons le droit &amp;#224; la visite de la grand-m&amp;#232;re paternelle, &amp;#224; qui je plais bien (j'ai un certain charme auquel les vieilles dames r&amp;#233;sistent peu), ainsi qu'un feu d'artifice tir&amp;#233; de Moscou, ce qui est assez hallucinant quand on pense que la capitale est &amp;#224; 50km de l&amp;#224; o&amp;#249; nous sommes, et les feux sont tr&amp;#232;s tr&amp;#232;s visibles. J'aurais bien aim&amp;#233; &amp;#234;tre dans la ville &amp;#224; ce moment-l&amp;#224;, les fus&amp;#233;es devaient &amp;#234;tre impressionnantes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Lundi. Pour mes jours qui restent, apr&amp;#232;s en avoir pass&amp;#233; deux &amp;#224; ne rien faire, j'ai quand m&amp;#234;me envie de visiter ! Direction Moscou donc. D'abord, et avant d'aller au commissariat m'enregistrer en tant que touriste, petit d&amp;#233;tour par l'endroit o&amp;#249; travaille l'amie d'Anna, Katia, qui m'a obtenu mon certificat plus ou moins bidon. En lui pr&amp;#233;sentant mon passeport et ma fiche d'immigration, elle soul&amp;#232;ve un souci et un sourcil : la bougresse de l'a&amp;#233;roport aurait du me tamponner ce formulaire en plus de mon visa. C'est pas bien grave, mais du coup, inutile d'aller au commissariat, ils ne peuvent pas faire quoi que ce soit avec un formulaire d'immigration vide. Soit. J'ai juste &amp;#224; &amp;#233;viter les contr&amp;#244;les d'identit&amp;#233; durant le reste de mon s&amp;#233;jour et tout devrait bien aller.&lt;br /&gt;
Nous nous rendons alors sur une immense esplanade d&amp;#233;di&amp;#233;e &amp;#224; la Seconde Guerre Mondiale, Poklonnaya Gora (&amp;#1055;&amp;#1086;&amp;#1082;&amp;#1083;&amp;#1086;&amp;#769;&amp;#1085;&amp;#1085;&amp;#1072;&amp;#1103; &amp;#1075;&amp;#1086;&amp;#1088;&amp;#1072; en Russe &amp;amp;#769&lt;img src=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/rsc/smilies/icon_wink.gif&quot; alt=&quot;&amp;#59;&amp;#41;&quot; class=&quot;middle&quot; /&gt;, avec des fontaines, chacune symbolisant un mois pass&amp;#233; en guerre et des colonnes en l'honneur de diff&amp;#233;rents corps militaires russes. Au fond, un grand b&amp;#226;timent en arc de cercle au centre duquel se dresse un grand ob&amp;#233;lisque. L&amp;#224; encore, voir photos pour plus de d&amp;#233;tails. Il fait tellement chaud que nous nous aspergeons avec l'eau des fontaines. On tra&amp;#238;ne pas mal car c'est tr&amp;#232;s agr&amp;#233;able comme endroit, surtout avec l'eau &amp;#224; port&amp;#233;e de main. Ensuite direction Conservatoire de nouveau car un concert de classique y est donn&amp;#233; pour gratuit dans la Grande Salle toute jolie et tout.&lt;br /&gt;
Seulement voil&amp;#224;, je me tra&amp;#238;ne un mal de bide pas possible. Apr&amp;#232;s r&amp;#233;flexion, c'est un truc que j'ai bouff&amp;#233; le matin qui serait mal pass&amp;#233;. Anna a voulu me faire go&amp;#251;ter des esp&amp;#232;ces de fromages blancs &amp;#224; la cr&amp;#232;me. Ce que j'ai fait, et c'&amp;#233;tait pas mal du tout. Mais trois grosses cuill&amp;#232;res &amp;#224; caf&amp;#233; sur une tartine, c'&amp;#233;tait un peu trop, surtout vu la quantit&amp;#233; de gras dans ces produits-l&amp;#224;. Bref, je vis un calvaire intestinal et stomacal dans la chaleur &amp;#233;touffante des rues de Moscou pour nous rendre au Conservatoire (en trottinant car nous sommes un peu en retard). Une fois install&amp;#233;s dans la Grande Salle et avant que le concert ne commence, je m'&amp;#233;clipse aux toilettes parce que l&amp;#224; vraiment, mon corps a atteint les limites de l'insoutenable. Je passerai les d&amp;#233;tails de mon s&amp;#233;jour aux wawa russes, mais ca allait bien mieux apr&amp;#232;s. Ma ch&amp;#232;re Anna est sortie de la salle pour m'attendre &amp;#224; la sortie des WC et me propose de rentrer. Bien que lui certifiant que je vais bien mieux, elle ne d&amp;#233;mord pas et me dit que la premi&amp;#232;re partie du spectacle lui suffisait. Bon... Rentrons alors.&lt;br /&gt;
L'eau du robinet en Russie n'est pas de la m&amp;#234;me qualit&amp;#233; que chez nous. Fait que j'ignorais au moment d'en boire apr&amp;#232;s mon s&amp;#233;jour aux toilettes afin de me rafra&amp;#238;chir un peu et de passer le go&amp;#251;t. Je suis oblig&amp;#233; de descendre &amp;#224; une station isol&amp;#233;e avant notre arriv&amp;#233;e pour aller rendre cette mauvaise eau dans des plantes. J'ai fait un effort surhumain pour ne pas faire cela dans le wagon, bien que des so&amp;#251;lauds ne se g&amp;#234;naient globalement pas pour r&amp;#233;gurgiter leur trop plein d'alcool entre deux. Bref, et finalement on rentre, je mange peu, bois beaucoup de bonne eau et fais dodo.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le lendemain, c'est plus touristique et moins anecdotique. Nous visitons la galerie d'art d'&amp;#233;tat de Tretyakov (&amp;#1043;&amp;#1086;&amp;#1089;&amp;#1091;&amp;#1076;&amp;#1072;&amp;#1088;&amp;#1089;&amp;#1090;&amp;#1074;&amp;#1077;&amp;#1085;&amp;#1085;&amp;#1072;&amp;#1103; &amp;#1058;&amp;#1088;&amp;#1077;&amp;#1090;&amp;#1100;&amp;#1103;&amp;#1082;&amp;#1086;&amp;#1074;&amp;#1089;&amp;#1082;&amp;#1072;&amp;#1103; &amp;#1043;&amp;#1072;&amp;#1083;&amp;#1077;&amp;#1088;&amp;#1077;&amp;#1103; en Russe), puis nous nous promenons dans la ville via des parcs, des petites rues agr&amp;#233;ables, nous traversons un pont qui enjambe le fleuve Moscou (ouais, ils se sont pas foul&amp;#233;s) avec une magnifique vue sur le Kremlin, nous allons voir de plus pr&amp;#232;s la cath&amp;#233;drale du Christ Sauveur (&amp;#1061;&amp;#1088;&amp;#1072;&amp;#769;&amp;#1084; &amp;#1061;&amp;#1088;&amp;#1080;&amp;#1089;&amp;#1090;&amp;#1072;&amp;#769; &amp;#1057;&amp;#1087;&amp;#1072;&amp;#1089;&amp;#1080;&amp;#769;&amp;#1090;&amp;#1077;&amp;#1083;&amp;amp;#1103&lt;img src=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/rsc/smilies/icon_wink.gif&quot; alt=&quot;&amp;#59;&amp;#41;&quot; class=&quot;middle&quot; /&gt;, puis l'une des rues les plus anciennes de Moscou, la Vieille Arbat (&amp;#1057;&amp;#1090;&amp;#1072;&amp;#1088;&amp;#1099;&amp;#1081; &amp;#1040;&amp;#1088;&amp;#1073;&amp;#1072;&amp;amp;#1090&lt;img src=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/rsc/smilies/icon_wink.gif&quot; alt=&quot;&amp;#59;&amp;#41;&quot; class=&quot;middle&quot; /&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Puis, pour mon dernier jour complet en terre Russe, nous nous rendons &amp;#224; la place Rouge, cette fois-ci ouverte, visitons la cath&amp;#233;drale St-Basile (&amp;#1061;&amp;#1088;&amp;#1072;&amp;#1084; &amp;#1042;&amp;#1072;&amp;#1089;&amp;#1080;&amp;#1083;&amp;#1080;&amp;#1103; &amp;#1041;&amp;#1083;&amp;#1072;&amp;#1078;&amp;#1077;&amp;#1085;&amp;#1085;&amp;#1086;&amp;#1075;&amp;amp;#1086&lt;img src=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/rsc/smilies/icon_wink.gif&quot; alt=&quot;&amp;#59;&amp;#41;&quot; class=&quot;middle&quot; /&gt;, un p'tit tour pr&amp;#232;s du mausol&amp;#233;e de L&amp;#233;nine, puis direction un parc d&amp;#233;di&amp;#233; &amp;#224; l'a&amp;#233;ronautique avec une grande sculpture de fus&amp;#233;e au moment du d&amp;#233;collage et les bustes des premiers cosmonautes russes (pl&amp;#233;onasme). Ensuite, nous sommes all&amp;#233;s au Centre panrusse des expositions (&amp;#1042;&amp;#1089;&amp;#1077;&amp;#1088;&amp;#1086;&amp;#1089;&amp;#1089;&amp;#1080;&amp;#1081;&amp;#1089;&amp;#1082;&amp;#1080;&amp;#1081; &amp;#1074;&amp;#1099;&amp;#1089;&amp;#1090;&amp;#1072;&amp;#1074;&amp;#1086;&amp;#1095;&amp;#1085;&amp;#1099;&amp;#1081; &amp;#1094;&amp;#1077;&amp;#1085;&amp;#1090;&amp;amp;#1088&lt;img src=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/rsc/smilies/icon_wink.gif&quot; alt=&quot;&amp;#59;&amp;#41;&quot; class=&quot;middle&quot; /&gt;, un immense endroit avec parcs, fontaines et b&amp;#226;timents, lesquels d&amp;#233;di&amp;#233;s aux anciennes r&amp;#233;publiques sovi&amp;#233;tiques et dans lesquels se tiennent moult expositions.&lt;br /&gt;
Le soir, c'est petite s&amp;#233;ance &amp;#1041;&amp;#1072;&amp;#1085;&amp;#1103; histoire de se d&amp;#233;crasser, mais avec Anna ce coup-ci (ce qui est clairement plus agr&amp;#233;able qu'avec son fr&amp;#232;re). Mais bon, il fait tellement chaud dans ce machin-l&amp;#224; que le corps est plus occup&amp;#233; &amp;#224; lutter contre l'environnement hostile qu'&amp;#224; chercher perp&amp;#233;tuer l'esp&amp;#232;ce, donc rien de vraiment probant ne s'est d&amp;#233;roul&amp;#233; &amp;#224; l'int&amp;#233;rieur, &amp;#224; la d&amp;#233;ception g&amp;#233;n&amp;#233;rale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Puis c'est le jour du d&amp;#233;part. Je me suis tr&amp;#232;s bien entendu avec les parents d'Anna, et son p&amp;#232;re m'invite cordialement &amp;#224; revenir un hiver pour faire du ski, p&amp;#234;cher et tester le bain de neige apr&amp;#232;s la chaleur infernale de la &amp;#1041;&amp;#1072;&amp;#1085;&amp;#1103; (ce que j'ai tr&amp;#232;s envie de faire). Puis bon ben... voiture, a&amp;#233;roport, escale &amp;#224; Munich (y'a un sex-shop dans l'a&amp;#233;roport !) puis retour chez moi, ext&amp;#233;nu&amp;#233;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bref, un fantastique s&amp;#233;jour. Moscou est vraiment une tr&amp;#232;s jolie ville, immense, propre et tr&amp;#232;s color&amp;#233;e architecturalement parlant. Les premiers jours &amp;#233;touffant de chaleur ont finalement laiss&amp;#233; place &amp;#224; un bon froid gris. Nous sommes pass&amp;#233;s de 27 degr&amp;#233;s &amp;#224; 7 degr&amp;#233;s en 3 jours. M&amp;#234;me les Russes trouvaient &amp;#231;a exceptionnel. J'&amp;#233;tais bien mieux avec le froid qu'avec les moustiques (qui ont l'air d'avoir appr&amp;#233;ci&amp;#233; ma viande fran&amp;#231;aise les bougres). Ces sept jours avec Anna nous ont apport&amp;#233; encore plus de complicit&amp;#233; et notre relation est encore plus solide. Ce que j'appr&amp;#233;cie grandement. C'est une fille que je ne veux pas perdre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Puis pour contrebalancer cette conclusion &quot;gnangnan&quot;, j'ajouterai que j'ai &amp;#233;galement &amp;#233;t&amp;#233; tr&amp;#232;s content de voir, pour la premi&amp;#232;re fois depuis longtemps, ma collection de pr&amp;#233;servatifs diminuer de volume.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;item_footer&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/09/13/viree-moscovite&quot;&gt;Original post&lt;/a&gt; blogged on &lt;a href=&quot;http://b2evolution.net/&quot;&gt;b2evolution&lt;/a&gt;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une semaine vraiment fantastique que celle que j'ai pass&#233;e en Sainte M&#232;re Russie.</p>

<p>D&#233;collage jeudi 4 septembre le matin pour arriver le soir vers 18h (heure locale) apr&#232;s une escale &#224; Francfort. Premi&#232;res p&#233;rip&#233;ties administratives : avant d'arriver en Russie on nous file dans l'avion un petit formulaire &#224; remplir afin de s'enregistrer aupr&#232;s des autorit&#233;s locales. Le blabla habituel : nom, pr&#233;nom, num&#233;ro de passeport et, pour les visas touristiques tels que le mien, l'h&#244;tel o&#249; je r&#233;side. Oui, alors &#233;tant donn&#233; que les papiers &#224; obtenir pour se faire h&#233;berger chez l'habitant sont chiement longs &#224; avoir, Anna m'a combin&#233;, &#224; l'aide d'une amie &#224; elle travaillant dans une agence de tourisme, un certificat plus ou moins bidon, comme quoi j'allai &#234;tre log&#233; par cette agence dans un h&#244;tel. Seulement voil&#224;, ce n'est pas le cas, et sur ce foutu formulaire d'immigration, j'ai mis le nom de famille de ma ch&#233;rie, faute de mieux.<br />
Dans la file d'attente pour se faire tamponner passeport et dit formulaire, un type me raconte comme quoi il ne faut pas oublier de s'enregistrer au commissariat car faute de quoi, les flics te foutent une amende et peuvent te retenir, le temps que tu loupes ton avion. La merde quoi ! Bref, parmi toutes les jolies nanas qui martyrisaient les fafs, je tombe sur la rombi&#232;re pas aimable qui discute avec sa coll&#232;gue. Elle fout un coup de tampon orange sur mon passeport et me fait signe de passer... Bon, c'est certainement plus tard pour le formulaire...</p>

<p>En entrant dans le hall d'arriv&#233;e &#224; l'a&#233;roport, je tombe sur un grand groupe d'asiatiques qui cache mon phare d'Alexandrie moscovite, que j'embrasse dans mes bras et serre &#224; pleine bouche. Anna me pr&#233;sente alors son p&#232;re et son "petit" fr&#232;re. Le premier est un bonhomme avec une moustache aussi grise que ses cheveux, fin et pas forc&#233;ment m&#233;chant. Le deuxi&#232;me est grand, assez bal&#232;ze (mais le bal&#232;ze gras plut&#244;t que le bal&#232;ze muscl&#233;), avec de grands yeux globuleux et de cheveux bruns. Je leur sors un "Nice to meet you" dans l'espoir d'&#233;tablir un contact fertile en langue shakespearienne, mais que nenni ! Russian only ! Ca va &#234;tre agr&#233;able les repas tiens !<br />
Bref, le fr&#232;re, Alexei, propose gentiment de me porter mon sac et, avec son p&#232;re, nous laisse partir devant Anna et moi. Nous sortons de l'a&#233;roport et... il fait chaud ! 27 degr&#233;s pour &#234;tre pr&#233;cis ! Tu parles d'une m&#233;t&#233;o russe ! Nous prenons place dans la voiture familiale, une vieille auto noire qui tient malgr&#233; tout la route, et en avant ! Oui, parce qu'Anna habite en banlieue moscovite, &#224; 85km de l'a&#233;roport.</p>

<p>Le trajet est int&#233;ressant au niveau du paysage. Bon, autour de l'a&#233;roport, c'est encore la ville. Les routes sont larges, les publicit&#233;s et panneaux routiers &#233;crits en alphabet cyrillique que je m'amuse &#224; d&#233;chiffrer (Anna m'a appris la prononciation des lettres, mais c'est quand m&#234;me pas &#233;vident, surtout quand nos lettres &#224; nous sont prononc&#233;es diff&#233;remment. Chez eux, un 'P' se prononce 'r', le 'B' comme 'v', le 'H' comme 'n'). Le soleil du soir ajoute une note un peu triste et d&#233;sol&#233;e sur les parkings et magasins. Il faut dire aussi que c'est d'origine assez d&#233;sol&#233;. D&#233;cor de pauvre, mais pas malsain, pas sale. Mais les immeubles font assez pouilleux, les arr&#234;ts de bus bancals, et peut-&#234;tre aussi le pr&#233;jug&#233; que je me fais du lieu malgr&#233; tout doit y &#234;tre pour quelque chose dans mon impression d'abandon.<br />
Une fois entr&#233; en territoire rural, l&#224; aussi je retrouve des &#233;l&#233;ments en faveur de la pauvret&#233; et de la d&#233;solation. La route, apr&#232;s avoir pass&#233; quelques champs, devient monotone et traverse une grande for&#234;t. Pas aussi touffue que celle de Fontainebleau, mais les arbres font la majorit&#233; sur le bord de la route. Dans le r&#244;le des minorit&#233;s visibles, quelques entrep&#244;ts de m&#233;tallurgie ou de b&#233;ton, des grappes d'habitations par-ci par-l&#224;, des arr&#234;ts de bus au milieu de nulle part. Encore une fois, ce n'est pas Beyrouth, mais il y a quelque chose de mis&#233;rable dans l'air.</p>

<p>Anna est dans toutes les conversations durant le trajet. Forc&#233;ment, puisque je ne peux communiquer avec les autres membres de la famille. Elle nous sert d'interpr&#232;te quand son p&#232;re me pose des questions ou quand je lui en pose, mais on est loin des conversations &#224; b&#226;tons rompus.<br />
Enfin toujours est-il que nous quittons la nationale pour entrer dans un village, puis sur une route champ&#234;tre aussi trou&#233;e qu'un gruy&#232;re (quelle comparaison hardie !). Une petite pause devant une maison le temps de r&#233;cup&#233;rer deux bocaux de lait de ch&#232;vre fra&#238;chement trait, quelques m&#232;tres encore &#224; faire souffrir les suspensions et nous voil&#224; arriv&#233;s devant une charmante maison, tr&#232;s rustique, mais agr&#233;able.<br />
L'habitation est vieille, cela se voit, mais l'int&#233;rieur est bien am&#233;nag&#233; malgr&#233; les rafistolages que l'on peut apercevoir un peu partout. Tout en bois, des portes et des lustres bas, des biblioth&#232;ques garnies, un petit home cin&#233;ma dans le salon, de vieilles photos extr&#234;mement russes, une cuisine simple mais efficace. Le jardin est immens&#233;ment grand. Juste derri&#232;re la maison, des parterres de fleurs de toutes les couleurs, un petit coin am&#233;nag&#233; pour accueillir un feu de camp, deux balancelles plac&#233;es autour d'un petit bassin qui gazouille d'eau; un peu plus loin sous un toit de t&#244;le, le bordel habituel des outils de jardin, une grande cabane en bois dont j'apprendrai l'utilit&#233; plus tard. Encore plus loin le potager, puis le reste du jardin qui est en friche car vue la superficie du terrain, ce n'est pas possible pour un seul homme de tout entretenir.<br />
Je rencontre alors la m&#232;re, une bonne femme avec un look rappelant un peu les ann&#233;es 80 qui, bien que fort hospitali&#232;re, ne s'est pas montr&#233;e aussi chaleureuse que le reste de la famille. Nous passons alors &#224; table.</p>

<p>En Russie, la bouffe, c'est le matin si t'as le temps, niet le midi parce que tu bosses et surtout le soir. Globalement, il y a de temps en temps un plat principal avec de la viande et le reste, c'est des petits plats pr&#233;par&#233;s que tu picores si tu en as envie. Pour mon premier repas en terre russe, j'ai eu le droit &#224; une salade de chou rouge avec ma&#239;s, petits pois et oignons, deux bons morceaux de volaille avec de la pur&#233;e de pommes de terre si &#233;paisse qu'on aurait pu b&#226;tir une maison avec, et des blinis avec confiture ou une esp&#232;ce de fromage blanc cr&#233;meux. C'&#233;tait fort bon. Et comme boisson, du th&#233;, toujours du th&#233;, encore du th&#233;, avec un nuage de lait. Parfois du lait seul, mais je n'ai pas vu de pichet d'eau &#224; table. Ils ont une fontaine &#224; eau comme dans les entreprises car l'eau du robinet n'est pas bonne (ce que j'apprendrai &#224; mes d&#233;pends plus tard).</p>

<p>Durant la mastication, je discutaille plus ou moins avec le p&#232;re qui &#233;num&#232;re les acteurs et chanteurs fran&#231;ais qu'il conna&#238;t (la culture fran&#231;aise est tr&#232;s pr&#233;sente en Russie, notamment parce que nos pays ont partag&#233; un morceau d'Histoire). Anna nous aide pour les id&#233;es trop complexes &#224; formuler en signes ou petit n&#232;gre anglais. Apr&#232;s ce plantureux repas bien accueilli (les plateaux repas de Lufthansa, c'est fonctionnel, mais pas plus), les hommes me convient au salon o&#249; l'on cause de musique. Joie, la famille aime le bon vieux rock 'n roll ! Gr&#226;ce au fr&#232;re qui baragouine quelques mots d'anglais malgr&#233; tout, on arrive &#224; discuter de musique quelques temps. Apr&#232;s cela, douche et dodo car la journ&#233;e, bien qu'inactive, &#224; &#233;t&#233; longue.</p>

<p>Le lendemain, nous nous levons aux aurores, vers midi, pour prendre un grand petit d&#233;jeuner (un peu &#224; l'anglaise avec des saucisses, des blinis, encore de la salade de chou et du th&#233;) et partons vers la gare pour nous rendre &#224; Moscou. Le chemin vers celui de fer est champ&#234;tre, parmi les poules, les coqs et les chiens. Il fait beau et chaud, l'air sent bon la campagne. &#192; la gare, Anna tente d'acheter deux tickets avec un gros billet, mais la guicheti&#232;re le boude parce que pas de monnaie. Bon, pas contrariante, ma ch&#233;rie nous fait passer par un d&#233;faut dans la barri&#232;re qui nous s&#233;pare des quais. Il faut pr&#233;ciser que nous ne sommes pas les seuls &#224; emprunter ce raccourci, ce qui me rassure un peu. Nous descendons sur le quai en direction de Moscou quand tout &#224; coup, des contr&#244;leurs font leur apparition ! Diantre ! Nous montons donc en queue de train avec l'espoir de leur &#233;chapper.<br />
Le train dans lequel je monte est tr&#232;s... comment dire... brut de fonderie si je puis me permettre l'expression. Ce que j'appellerais l'entr&#233;e du wagon (un peu comme dans les TGV quand on franchit la porte) est gris, froid et pue la clope. Deux portes coulissantes, qui coulissent au gr&#233; des virages d'ailleurs, nous permettent d'acc&#233;der aux places assises. Dire que certains se plaignent des "p'tits gris", ces trains de banlieue qui joignent Paris &#224; Melun (entre autre) ! Les banquettes sont en bois, du bon bois bien dur, bien tape-cul. C'est principalement gris &#224; l'int&#233;rieur, m&#233;tallique, comme si on se trouvait &#224; l'int&#233;rieur d'un container. Le train part sans qu'aucune sonnerie ne se fasse entendre, et c'est parti pour une heure de si&#232;ge en bois vers Moscou.<br />
Le paysage qui d&#233;file est similaire &#224; celui de la voiture, mais avec encore plus cette sensation de paum&#233;, d'isol&#233;, d'abandonn&#233;, mais avec malgr&#233; tout beaucoup de gens qui marchent le long des voies, sur des chemins plus ou moins trac&#233;s, voire qui enjambent les rails pour acc&#233;der aux quais de leur gare, laquelle consiste souvent en deux simples plates-formes de parpaings peintes et goudronn&#233;es, avec une esp&#232;ce de b&#226;timent histoire de se prot&#233;ger en cas de mauvais temps.<br />
J'alterne entre regarder le paysage et me reposer les yeux de ma courte nuit quand soudain, semblant crever le ciel et venant de nulle part surgit un contr&#244;leur (non, pas noir). Angoisse et crainte ! Certainement une grosse amende et comme je ne me suis pas encore fait r&#233;gulariser aupr&#232;s du commissariat, il suffit que je tombe sur un enculeur de mouches pour que la situation deviennent franchement d&#233;sagr&#233;able. Anna garde son calme et me fait juste signe de ne rien dire. Qu'aurais-je dit de toutes fa&#231;ons ? "Bistro" ? Le type arrive, Anna lui tend un billet, il arrache une feuille de papier rouge de son calepin, rend la monnaie et continue son service. Pas un mot n'a &#233;t&#233; &#233;chang&#233;. 108 roubles d'amende, ce qui nous fait &#224; peu de choses pr&#232;s 3 euros... Pour tous les deux... J'ai pass&#233; les dix minutes suivantes &#224; demander &#224; Anna une explication rationnelle, mais non : cela co&#251;te moins cher de se prendre un amende que de payer son billet ! Cool !</p>

<p>Arriv&#233;e &#224; Moscou. Apr&#232;s avoir franchi les tourniquets pour sortir de la gare comme de vulgaires pauvres de banlieue, nous faisons quelques pas dehors pour nous engager dans une bouche de m&#233;tro. Pas mal de vendeurs ambulants dehors, rien en bien int&#233;ressant. 20 roubles pour une carte permettant quatre trajets en m&#233;tro. On est loin des 1,50EUR pour UN pauvre ticket violet hein ?<br />
Les stations de m&#233;tro de Moscou sont... belles. Magnifiques, ouvrag&#233;es, neuves, propres, artistiques. Flemme de d&#233;crire, les photos sont sur mon site. L'ambiance par contre est tr&#232;s rapide, stress&#233;e. Il y a beaucoup de monde dans les stations, et du coup, on se pousse, on se serre, mais sans forc&#233;ment &#234;tre d&#233;sagr&#233;able ou m&#233;content. J'ai l'impression que tout le monde s'est mis d'accord sur le fait que tout le monde est press&#233; d'arriver &#224; destination, alors on accepte la r&#232;gle du jeu de la bousculade.<br />
Destination d'origine : la place Rouge. En sortant du m&#233;tro, on tombe sur une belle petite &#233;glise orthodoxe (forc&#233;ment !) bien rouge, bien dor&#233;e sur les toits, bien flambante neuve. Ce n'est qu'une &#233;glise anonyme parmi d'autres, mais compar&#233;e aux &#233;glises anonymes de Dublin (je prends Dublin parce que les Irlandais sont quand m&#234;me un poil plus port&#233;s sur la religion que nous), ca en jette ! Direction place Rouge donc, mais finalement non... Des barri&#232;res barrent le chemin et un policier nous informe que la place est ferm&#233;e en vue de pr&#233;parer un match de boxe ce week-end. Peste ! Bon, finalement nous nous baladons pr&#232;s du Kremlin, visitons une &#233;glise et un centre commercial, nous promenons sur une grande place et dans un jardin &#224; c&#244;t&#233; d'icelle. Anna voulait m'amener au Conservatoire de Moscou pour y &#233;couter un r&#233;cital de piano jou&#233; par une nana et un type (successivement).<br />
Rien de bien passionnant &#224; raconter ici. La salle dans laquelle nous sommes est riche et jolie, et nous succombons &#224; la tentation de rentrer &#224; la maison car nous avons l'estomac dans les talons. Nous attendons la fin de la premi&#232;re partie et assistons &#224; un d&#233;but de rixe entre un bonhomme un peu fou devant nous qui s'excitait sur la chaise du type devant lui lors d'une apoth&#233;ose musicale jou&#233;e au piano. Rien de m&#233;chant, mais c'&#233;tait cocasse un embryon de pugilat dans un lieu si prestigieux. Bref, train pour le retour et... &#1041;&#1072;&#1085;&#1103; (prononcer "bane-ya").</p>

<p>La &#1041;&#1072;&#1085;&#1103;, c'est une fa&#231;on traditionnelle russe de faire sa toilette. Anna m'a signal&#233; que cela se passait dans la grande cabane en bois au fond du jardin, mais ne m'en a pas dit davantage pour me laisser la surprise. Bon, dans un lieu clos, il ne pouvait s'agit que d'un truc de vapeur (j'ai &#233;cart&#233; l'hypoth&#232;se du trou dans le sol). J'y suis all&#233; avec le fr&#232;re, le p&#232;re ayant d&#233;j&#224; &#233;t&#233; servi et les femmes y allant ensembles. On s'y rend donc en sous-v&#234;tements histoire de ne pas s'encombrer. On entre dans la cabane et, dans une premi&#232;re petite pi&#232;ce toute en largeur et en bois, la temp&#233;rature doit avoisiner les trente degr&#233;s. On se fout &#224; poil et on entre dans une deuxi&#232;me pi&#232;ce, carr&#233;e avec deux robinets dans un coin et des bassines en m&#233;tal sur une table, toujours en bois. Le thermom&#232;tre indique 50 degr&#233;s. Le temps de prendre un drap qui pendait sur un clou, on entre dans la troisi&#232;me et derni&#232;re pi&#232;ce, o&#249; se trouve le four. On pose le drap sur un haut banc en bois, histoire de ne pas se br&#251;ler le cul, et on sue jusqu'&#224; ce qu'on n'en puisse plus. La chaleur est &#233;touffante. Faut dire qu'&#224; pr&#232;s de 100 degr&#233;s, j'ai quand m&#234;me une bonne excuse. Pas de vapeur, mais tout connement un four sous des pierres de lave dans lequel on fait br&#251;ler du bois. Je suis en nage au bout de trente secondes et je fais l'effort de rester peut-&#234;tre cinq minutes. Je prends une petite bouff&#233;e d'air "frais" dans la pi&#232;ce d'&#224; c&#244;t&#233; avant de m'en refoutre un coup histoire de faire mon fier.<br />
Ensuite, on se lave (enfin chacun se lave hein, faut pas croire des trucs non plus !) et on se frotte la peau avec un gant de crin histoire de bien faire partir le sale des pores de la peau qui doivent &#234;tre aussi dilat&#233;s que... j'aurais bien une comparaison, mais c'est sens&#233; &#234;tre un blog tout public, alors on passera. Une fois rinc&#233;s, nous sortons. Les vingt degr&#233;s du soir me sont une b&#233;n&#233;diction apr&#232;s cet avant-go&#251;t de l'enfer. Anna est l&#224; pour voir ma r&#233;action &#224; cette coutume russe. Ma foi je me sens bien, mais malgr&#233; m'&#234;tre essuy&#233; et la relative fra&#238;cheur du soir, je sue toujours &#224; grosses gouttes. Je rentre dans la maison, encore essouffl&#233;, me s&#232;che tant bien que mal et me repose afin de reprendre une temp&#233;rature normale. J'ai tout de m&#234;me un peu la t&#234;te qui tourne &#224; cause du manque d'oxyg&#232;ne...<br />
C'est assez plaisant m&#234;me si c'est tr&#232;s &#233;prouvant pour le corps. On est crev&#233; apr&#232;s et Anna m'a confi&#233; qu'elle allait &#224; la &#1041;&#1072;&#1085;&#1103; le soir avant de se coucher. Mais pour le coup, c'est clair qu'on se sent propre et dispos comme apr&#232;s la douche qui suit un grand effort physique.</p>

<p>Manger et dodo.</p>

<p>Le week-end est l&#224; et nous ne faisons rien. Enfin JE ne fous rien car Anna doit &#233;crire un rapport sur un stage qu'elle n'a pas effectu&#233;. Grasse mat', larvage, matage de DVD avec le frangin, mangeage. Nous avons le droit &#224; la visite de la grand-m&#232;re paternelle, &#224; qui je plais bien (j'ai un certain charme auquel les vieilles dames r&#233;sistent peu), ainsi qu'un feu d'artifice tir&#233; de Moscou, ce qui est assez hallucinant quand on pense que la capitale est &#224; 50km de l&#224; o&#249; nous sommes, et les feux sont tr&#232;s tr&#232;s visibles. J'aurais bien aim&#233; &#234;tre dans la ville &#224; ce moment-l&#224;, les fus&#233;es devaient &#234;tre impressionnantes.</p>

<p>Lundi. Pour mes jours qui restent, apr&#232;s en avoir pass&#233; deux &#224; ne rien faire, j'ai quand m&#234;me envie de visiter ! Direction Moscou donc. D'abord, et avant d'aller au commissariat m'enregistrer en tant que touriste, petit d&#233;tour par l'endroit o&#249; travaille l'amie d'Anna, Katia, qui m'a obtenu mon certificat plus ou moins bidon. En lui pr&#233;sentant mon passeport et ma fiche d'immigration, elle soul&#232;ve un souci et un sourcil : la bougresse de l'a&#233;roport aurait du me tamponner ce formulaire en plus de mon visa. C'est pas bien grave, mais du coup, inutile d'aller au commissariat, ils ne peuvent pas faire quoi que ce soit avec un formulaire d'immigration vide. Soit. J'ai juste &#224; &#233;viter les contr&#244;les d'identit&#233; durant le reste de mon s&#233;jour et tout devrait bien aller.<br />
Nous nous rendons alors sur une immense esplanade d&#233;di&#233;e &#224; la Seconde Guerre Mondiale, Poklonnaya Gora (&#1055;&#1086;&#1082;&#1083;&#1086;&#769;&#1085;&#1085;&#1072;&#1103; &#1075;&#1086;&#1088;&#1072; en Russe &amp;#769<img src="http://www.paradee.net/mankalas/blog/rsc/smilies/icon_wink.gif" alt="&#59;&#41;" class="middle" />, avec des fontaines, chacune symbolisant un mois pass&#233; en guerre et des colonnes en l'honneur de diff&#233;rents corps militaires russes. Au fond, un grand b&#226;timent en arc de cercle au centre duquel se dresse un grand ob&#233;lisque. L&#224; encore, voir photos pour plus de d&#233;tails. Il fait tellement chaud que nous nous aspergeons avec l'eau des fontaines. On tra&#238;ne pas mal car c'est tr&#232;s agr&#233;able comme endroit, surtout avec l'eau &#224; port&#233;e de main. Ensuite direction Conservatoire de nouveau car un concert de classique y est donn&#233; pour gratuit dans la Grande Salle toute jolie et tout.<br />
Seulement voil&#224;, je me tra&#238;ne un mal de bide pas possible. Apr&#232;s r&#233;flexion, c'est un truc que j'ai bouff&#233; le matin qui serait mal pass&#233;. Anna a voulu me faire go&#251;ter des esp&#232;ces de fromages blancs &#224; la cr&#232;me. Ce que j'ai fait, et c'&#233;tait pas mal du tout. Mais trois grosses cuill&#232;res &#224; caf&#233; sur une tartine, c'&#233;tait un peu trop, surtout vu la quantit&#233; de gras dans ces produits-l&#224;. Bref, je vis un calvaire intestinal et stomacal dans la chaleur &#233;touffante des rues de Moscou pour nous rendre au Conservatoire (en trottinant car nous sommes un peu en retard). Une fois install&#233;s dans la Grande Salle et avant que le concert ne commence, je m'&#233;clipse aux toilettes parce que l&#224; vraiment, mon corps a atteint les limites de l'insoutenable. Je passerai les d&#233;tails de mon s&#233;jour aux wawa russes, mais ca allait bien mieux apr&#232;s. Ma ch&#232;re Anna est sortie de la salle pour m'attendre &#224; la sortie des WC et me propose de rentrer. Bien que lui certifiant que je vais bien mieux, elle ne d&#233;mord pas et me dit que la premi&#232;re partie du spectacle lui suffisait. Bon... Rentrons alors.<br />
L'eau du robinet en Russie n'est pas de la m&#234;me qualit&#233; que chez nous. Fait que j'ignorais au moment d'en boire apr&#232;s mon s&#233;jour aux toilettes afin de me rafra&#238;chir un peu et de passer le go&#251;t. Je suis oblig&#233; de descendre &#224; une station isol&#233;e avant notre arriv&#233;e pour aller rendre cette mauvaise eau dans des plantes. J'ai fait un effort surhumain pour ne pas faire cela dans le wagon, bien que des so&#251;lauds ne se g&#234;naient globalement pas pour r&#233;gurgiter leur trop plein d'alcool entre deux. Bref, et finalement on rentre, je mange peu, bois beaucoup de bonne eau et fais dodo.</p>

<p>Le lendemain, c'est plus touristique et moins anecdotique. Nous visitons la galerie d'art d'&#233;tat de Tretyakov (&#1043;&#1086;&#1089;&#1091;&#1076;&#1072;&#1088;&#1089;&#1090;&#1074;&#1077;&#1085;&#1085;&#1072;&#1103; &#1058;&#1088;&#1077;&#1090;&#1100;&#1103;&#1082;&#1086;&#1074;&#1089;&#1082;&#1072;&#1103; &#1043;&#1072;&#1083;&#1077;&#1088;&#1077;&#1103; en Russe), puis nous nous promenons dans la ville via des parcs, des petites rues agr&#233;ables, nous traversons un pont qui enjambe le fleuve Moscou (ouais, ils se sont pas foul&#233;s) avec une magnifique vue sur le Kremlin, nous allons voir de plus pr&#232;s la cath&#233;drale du Christ Sauveur (&#1061;&#1088;&#1072;&#769;&#1084; &#1061;&#1088;&#1080;&#1089;&#1090;&#1072;&#769; &#1057;&#1087;&#1072;&#1089;&#1080;&#769;&#1090;&#1077;&#1083;&amp;#1103<img src="http://www.paradee.net/mankalas/blog/rsc/smilies/icon_wink.gif" alt="&#59;&#41;" class="middle" />, puis l'une des rues les plus anciennes de Moscou, la Vieille Arbat (&#1057;&#1090;&#1072;&#1088;&#1099;&#1081; &#1040;&#1088;&#1073;&#1072;&amp;#1090<img src="http://www.paradee.net/mankalas/blog/rsc/smilies/icon_wink.gif" alt="&#59;&#41;" class="middle" />.</p>

<p>Puis, pour mon dernier jour complet en terre Russe, nous nous rendons &#224; la place Rouge, cette fois-ci ouverte, visitons la cath&#233;drale St-Basile (&#1061;&#1088;&#1072;&#1084; &#1042;&#1072;&#1089;&#1080;&#1083;&#1080;&#1103; &#1041;&#1083;&#1072;&#1078;&#1077;&#1085;&#1085;&#1086;&#1075;&amp;#1086<img src="http://www.paradee.net/mankalas/blog/rsc/smilies/icon_wink.gif" alt="&#59;&#41;" class="middle" />, un p'tit tour pr&#232;s du mausol&#233;e de L&#233;nine, puis direction un parc d&#233;di&#233; &#224; l'a&#233;ronautique avec une grande sculpture de fus&#233;e au moment du d&#233;collage et les bustes des premiers cosmonautes russes (pl&#233;onasme). Ensuite, nous sommes all&#233;s au Centre panrusse des expositions (&#1042;&#1089;&#1077;&#1088;&#1086;&#1089;&#1089;&#1080;&#1081;&#1089;&#1082;&#1080;&#1081; &#1074;&#1099;&#1089;&#1090;&#1072;&#1074;&#1086;&#1095;&#1085;&#1099;&#1081; &#1094;&#1077;&#1085;&#1090;&amp;#1088<img src="http://www.paradee.net/mankalas/blog/rsc/smilies/icon_wink.gif" alt="&#59;&#41;" class="middle" />, un immense endroit avec parcs, fontaines et b&#226;timents, lesquels d&#233;di&#233;s aux anciennes r&#233;publiques sovi&#233;tiques et dans lesquels se tiennent moult expositions.<br />
Le soir, c'est petite s&#233;ance &#1041;&#1072;&#1085;&#1103; histoire de se d&#233;crasser, mais avec Anna ce coup-ci (ce qui est clairement plus agr&#233;able qu'avec son fr&#232;re). Mais bon, il fait tellement chaud dans ce machin-l&#224; que le corps est plus occup&#233; &#224; lutter contre l'environnement hostile qu'&#224; chercher perp&#233;tuer l'esp&#232;ce, donc rien de vraiment probant ne s'est d&#233;roul&#233; &#224; l'int&#233;rieur, &#224; la d&#233;ception g&#233;n&#233;rale.</p>

<p>Puis c'est le jour du d&#233;part. Je me suis tr&#232;s bien entendu avec les parents d'Anna, et son p&#232;re m'invite cordialement &#224; revenir un hiver pour faire du ski, p&#234;cher et tester le bain de neige apr&#232;s la chaleur infernale de la &#1041;&#1072;&#1085;&#1103; (ce que j'ai tr&#232;s envie de faire). Puis bon ben... voiture, a&#233;roport, escale &#224; Munich (y'a un sex-shop dans l'a&#233;roport !) puis retour chez moi, ext&#233;nu&#233;.</p>

<p>Bref, un fantastique s&#233;jour. Moscou est vraiment une tr&#232;s jolie ville, immense, propre et tr&#232;s color&#233;e architecturalement parlant. Les premiers jours &#233;touffant de chaleur ont finalement laiss&#233; place &#224; un bon froid gris. Nous sommes pass&#233;s de 27 degr&#233;s &#224; 7 degr&#233;s en 3 jours. M&#234;me les Russes trouvaient &#231;a exceptionnel. J'&#233;tais bien mieux avec le froid qu'avec les moustiques (qui ont l'air d'avoir appr&#233;ci&#233; ma viande fran&#231;aise les bougres). Ces sept jours avec Anna nous ont apport&#233; encore plus de complicit&#233; et notre relation est encore plus solide. Ce que j'appr&#233;cie grandement. C'est une fille que je ne veux pas perdre.</p>

<p>Puis pour contrebalancer cette conclusion "gnangnan", j'ajouterai que j'ai &#233;galement &#233;t&#233; tr&#232;s content de voir, pour la premi&#232;re fois depuis longtemps, ma collection de pr&#233;servatifs diminuer de volume.</p><div class="item_footer"><p><small><a href="http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/09/13/viree-moscovite">Original post</a> blogged on <a href="http://b2evolution.net/">b2evolution</a>.</small></p></div>]]></content:encoded>
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			<title>"Sans titre" - Deuxi&#232;me partie</title>
			<link>http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/09/01/sans-titre-deuxieme-partie</link>
			<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 07:40:32 +0000</pubDate>			<dc:creator>Mankalas</dc:creator>
			<category domain="main">Uncategorized</category>			<guid isPermaLink="false">73@http://www.paradee.net/mankalas/blog/</guid>
						<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Bon, cette deuxi&amp;#232;me partie a &amp;#233;t&amp;#233; longue &amp;#224; venir, mais bon, hein, j'ai une vie. Certains apercevront peut-&amp;#234;tre le filigrane que j'y ai ins&amp;#233;r&amp;#233;. Ce que je publie l&amp;#224; maintenant n'est qu'un brouillon. Je n'ai pas eu le temps de relire ou de corriger les fautes et maladresses, il ne faut donc pas m'en tenir rigueur. Je publie cette deuxi&amp;#232;me partie malgr&amp;#233; tout car je compte faire &amp;#231;a d'ici peu, mais pas tout de suite non plus. C'est donc un os &amp;#224; ronger histoire que ceux qui attendaient cette suite puissent s'amuser &amp;#224; critiquer. Par contre, certains changements dans le sc&amp;#233;nario ont rendu obsol&amp;#232;te le pr&amp;#233;c&amp;#233;dent titre et je n'en ai pas encore trouv&amp;#233; de nouveau qui me convienne...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques nouvelles br&amp;#232;ves et purement &amp;#233;gocentriques : tout va bien, que ce soit c&amp;#244;t&amp;#233;s coeur, boulot, activit&amp;#233;s. Je pars le quatre septembre pour une semaine &amp;#224; Moscou retrouver ma belle et je reviens le 11.&lt;/em&gt;    &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;    L'atmosph&amp;#232;re &amp;#233;tait anormalement tendue dans la salle du grand conseil. Non pas que les membres y participant fr&amp;#244;laient l'infarctus et humidifiaient l'air de leur transpiration, mais leur habituel flegme et relative froideur avait c&amp;#233;d&amp;#233; leur place &amp;#224; un stress grandissant. L'agitation de la population d&amp;#233;moniaque laissait rarement pr&amp;#233;sager quelque chose de bon.&lt;br /&gt;
    L'immense pi&amp;#232;ce carr&amp;#233;e o&amp;#249; se tenait cette assembl&amp;#233;e &amp;#233;tait chichement meubl&amp;#233;e, mais moderne. Et extr&amp;#234;mement splendide. Le parquet soigneusement verni ne comportait aucune rayure, non plus que le buffet en bois ni que les quelques classeurs ing&amp;#233;nieusement dispos&amp;#233;s pour faire cohabiter fonctionnel et esth&amp;#233;tique. Les b&amp;#226;tisseurs des Tours qui &amp;#339;uvr&amp;#232;rent il y a de cela des &amp;#233;ons avaient fait un boulot superbe. Rien ne vaut la satisfaction d'un travail bien fait. Telle &amp;#233;tait leur philosophie et, fallait-il bien l'avouer sans ironie aucune, leur salaire. Les Tours d'Elendil ne furent pas construites par des milliers d'esclaves, motiv&amp;#233;s par les fouets et mourant &amp;#224; la t&amp;#226;che, mais par des ma&amp;#231;ons, ouvriers et architectes tout ce qu'il y avait de plus volontaires et extr&amp;#234;mement d&amp;#233;sireux d'accomplir parfaitement leur m&amp;#233;tier. Cela s'en ressentait, les Tours ayant pu faire p&amp;#226;lir de jalousie la plus sph&amp;#233;rique des perles.&lt;br /&gt;
    Le bois clair de la grande table autour de laquelle s'&amp;#233;taient r&amp;#233;unis les repr&amp;#233;sentants de la cit&amp;#233; de Gesserit refl&amp;#233;tait avec force les rayons du soleil qui dardaient &amp;#224; travers la splendide baie vitr&amp;#233;e, aur&amp;#233;olant les costumes blancs des quatre Cerveaux des quatre Tours d'Elentil. Deux femmes, deux hommes, tous habill&amp;#233;s de classieux v&amp;#234;tements d'un blanc pur, tous arborant une longue chevelure blanche qui flamboyait comme une rivi&amp;#232;re de vif-argent.&lt;br /&gt;
    - Quelle genre d'attaque subissons-nous ? demanda l'une d'entre elles de sa voix aussi douce qu'une &amp;#233;toffe de soie.&lt;br /&gt;
    - Rien d'insurmontable pour le moment, mais l'ennemi n'est foutrement pas con ! S'cusez M'dame... Mes gardes font face &amp;#224; des espions miniatures ou invisibles qui tentent de se m&amp;#234;ler &amp;#224; la circulation habituelle des grandes art&amp;#232;res, &amp;#224; des agents camoufl&amp;#233;s dont l'un aurait p&amp;#233;n&amp;#233;tr&amp;#233; dans l'une de ces Tours s'il avait eu le bon laissez-passer. Y'en a m&amp;#234;me qui ont le culot de se faire passer pour des Delphois ! Y manquent pas d'air &amp;#224; nous prendre pour des bringues ces fils de putes ! Pardon M'dame... &amp;#192; l'heure actuelle, ils essaient une nouvelle strat&amp;#233;gie : j'ai du renforcer certains postes de gardes sur des routes secondaires qui ont &amp;#233;t&amp;#233; prises d'assaut par une chi&amp;#233;e de vagues d'infiltrateurs, mais il n'y a pas &amp;#224; s'en faire. Ces salauds s'&amp;#233;craseront sur mes troupes comme des saloperies de fl&amp;#232;ches sur cette putain de montagne de Fed ! D&amp;#233;sol&amp;#233; M'dame.&lt;br /&gt;
    Les d&amp;#233;mons ne sont pas particuli&amp;#232;rement port&amp;#233;s sur l'&amp;#233;rudition ou l'&amp;#233;tiquette. Le Seigneur D&amp;#233;mon de Gesserit, &amp;#233;tant leur sup&amp;#233;rieur, l'est encore moins. Mais s'il est une qualit&amp;#233; sociale qu'il faut bien lui reconna&amp;#238;tre, c'est son charisme. Malgr&amp;#233; ses crocs pointus qui lui sortent de sa gueule naus&amp;#233;abonde si grands qu'ils manquaient de lui percer les joues, malgr&amp;#233; ses larges ailes mi-chauve-souris mi-dragon h&amp;#233;riss&amp;#233;es de piques aux articulations, malgr&amp;#233; ses yeux rouges qui semblaient vouloir une mort affreuse au premier &amp;#234;tre vivant croisant leurs feux, l'optimisme qui rayonnait de ses derni&amp;#232;res paroles rassura les membres du conseil.&lt;br /&gt;
    Les quatre cerveaux rest&amp;#232;rent soucieux malgr&amp;#233; tout.&lt;br /&gt;
    - Bien, commen&amp;#231;a le masculin de gauche.&lt;br /&gt;
    Au m&amp;#234;me instant, un tube sortit du sol entre lui et sa voisine, monta jusqu'&amp;#224; atteindre la hauteur de la table, se recourba vers cette derni&amp;#232;re et s'immobilisa. Un d&amp;#233;clic, puis une coupelle se d&amp;#233;tacha de l'embout et sa balan&amp;#231;a tr&amp;#232;s doucement au bout de trois petits c&amp;#226;bles de cuivre souples. Un rouleau de papier y atterrit peu apr&amp;#232;s, lequel fut saisi par la coll&amp;#232;gue (s&amp;#339;ur ?) de celui qui prenait la parole.&lt;br /&gt;
    - Bien, disais-je, reprit-il tandis qu'elle reposait le papier apr&amp;#232;s l'avoir rapidement lu et se prenait la t&amp;#234;te dans les mains pour se livrer &amp;#224; ce qui paraissait d'horriblement complexes calculs mentaux. Je pense que nous pouvons vous faire confiance Seigneur D&amp;#233;mon. D'autant plus que nous vous avons octroy&amp;#233; un grand nombre de main d'&amp;#339;uvre ainsi qu'un plus libre acc&amp;#232;s aux Tours et &amp;#224; leur puissance.&lt;br /&gt;
    D&amp;#233;sormais, je souhaiterais aborder l'origine de cette offensive. Vous n'&amp;#234;tes pas sans savoir qu'elle a d&amp;#233;but&amp;#233; en m&amp;#234;me temps que la disparition de Delphes. Peut-&amp;#234;tre ne s'agit-il l&amp;#224; que d'une co&amp;#239;ncidence, apr&amp;#232;s tout la probabilit&amp;#233; n'est pas nulle, mais pour des raisons de s&amp;#233;curit&amp;#233; &amp;#233;videntes, nous avons d&amp;#233;cid&amp;#233;, mes coll&amp;#232;gues et moi-m&amp;#234;me, de pr&amp;#233;parer une Grande Migration.&lt;br /&gt;
    Les r&amp;#233;actions face &amp;#224; cette d&amp;#233;cision furent diverses. Le d&amp;#233;mon n'en eut aucune. Il continuait &amp;#224; se balancer sur sa chaise, s'&amp;#233;quilibrant de ses musculeuses jambes reptiliennes et de tr&amp;#232;s l&amp;#233;gers mouvements des ses ailes repli&amp;#233;es. Ses yeux de fournaises fixaient le sol et l'immobilit&amp;#233; de son aura vert sale laissaient &amp;#224; supposer qu'il m&amp;#233;ditait intens&amp;#233;ment sur des strat&amp;#233;gies d&amp;#233;fensives ou bien communiquait avec l'un de ses lieutenant, voire les deux.&lt;br /&gt;
    &amp;#192; sa droite, un homme brun et t&amp;#233;n&amp;#233;breux qui semblait ridiculement petit en comparaison, mais qui ne l'&amp;#233;tait pas tant que &amp;#231;a en r&amp;#233;alit&amp;#233;, se tenait &amp;#233;galement silencieux, non pas &amp;#224; cause de la concentration. Il s'ennuyait &amp;#224; mourir. Qu'est-ce que le repr&amp;#233;sentant de la Guilde des Communications pouvait bien apporter &amp;#224; un tel d&amp;#233;bat ? Le fonctionnement propre de la cit&amp;#233; ne faisait pas partie de ses activit&amp;#233;s. Cette derni&amp;#232;re consistait &amp;#224; entretenir et mettre &amp;#224; jour le r&amp;#233;seau fort complexe et disparate de communication inter et intra cit&amp;#233;.&lt;br /&gt;
    Sur l'&amp;#233;paule droite de la veste marron qu'il portait se tenait un magnifique oiseau bleu &amp;#233;lectrique. Autour de son cou s'&amp;#233;tait lov&amp;#233; un serpent au dos vert et au ventre jaune, qui humait l'air pacifiquement de sa langue fourchue. Sur ses cuisses, un chat angora faisait la sieste, ronronnant l&amp;#233;g&amp;#232;rement au rythme des douces caresses qui lui prodiguait son ma&amp;#238;tre. Delphes s'&amp;#233;tait fourvoy&amp;#233;e en faisant confiance aux machines pour ses communications. Ch&amp;#232;res, peu fiables, longues &amp;#224; construire et les quelques unes qui pouvaient se passer d'op&amp;#233;rateur ou de conducteur &amp;#233;taient bien trop pr&amp;#233;cieuses pour &amp;#234;tre envoy&amp;#233;es &amp;#224; des t&amp;#226;ches risqu&amp;#233;es. Quelles - mauvaises - raisons pouvait avoir la Guilde de Delphes pour pr&amp;#233;f&amp;#233;rer la m&amp;#233;canique &amp;#224; la biologie ? L'ing&amp;#233;nierie au dressage ? L'intelligence &amp;#224; l'instinct ? Tout en s'enlisant dans ses rancunes, Eret Tenh donna t&amp;#233;l&amp;#233;pathiquement &amp;#224; un beau renard &amp;#224; la fourrure flamboyante l'ordre d'aller porter une requ&amp;#234;te &amp;#224; l'une des m&amp;#233;galopoles par del&amp;#224; l'horizon.&lt;br /&gt;
    Au m&amp;#234;me instant, celle des Cerveaux qui s'&amp;#233;tait &amp;#233;cart&amp;#233;e de la conversation pour se concentrer sur le contenu du rouleau de papier s'en saisit, y griffonna quelques symboles et le d&amp;#233;posa dans la soucoupe d'origine. Le tube s'en alla comme il &amp;#233;tait venu avec le silence et l'&amp;#233;l&amp;#233;gance d'une griffe de puma.&lt;br /&gt;
    De l'autre c&amp;#244;t&amp;#233; de la table &amp;#233;tait assise une personne qui ignorait tout ou presque du fonctionnement interne de la cite, mais sans qui celle-ci cesserait toute activit&amp;#233; imm&amp;#233;diatement. Le Contrema&amp;#238;tre des Sous-sols de la cit&amp;#233; &amp;#233;tait un homme large et costaud, portant une barbe noire de b&amp;#251;cheron et passait pour extr&amp;#234;mement sympathique, du moins en dehors du travail. Ce dernier consistait &amp;#224; superviser l'extraction et la distribution de l'&amp;#233;nergie des montagnes de Fed au reste de la cit&amp;#233;. Transports, communications, divertissements, biblioth&amp;#232;ques... tous comptaient sur lui pour &amp;#234;tre approvisionn&amp;#233;s &amp;#224; la demande et ainsi ne pas sombrer dans une inactivit&amp;#233; mortelle. Les Tours d'Elendil elles-m&amp;#234;mes perdraient leur puissance souveraine sur Gesserit si les mines de Fed venaient &amp;#224; s'&amp;#233;puiser.&lt;br /&gt;
    Le Contrema&amp;#238;tre n'&amp;#233;tait pas sp&amp;#233;cialement impressionn&amp;#233; ni affect&amp;#233; par l'importance de son poste. Certes, il avait maints ouvriers, extracteurs, r&amp;#233;gulateurs et autres sous ses ordres afin de veiller au grain en cas d'absence ou de disparition, mais la d&amp;#233;licatesse du r&amp;#233;seau de distribution n&amp;#233;cessitait un calme, une connaissance et une autorit&amp;#233; que nul autre ne poss&amp;#233;dait encore dans son &amp;#233;quipe. Tout donneur d'ordres qu'il &amp;#233;tait, son humilit&amp;#233; le faisait compatir avec ses semblables avec qui la nouvelle de la Migration passait moins bien.&lt;br /&gt;
    &amp;#192; ses c&amp;#244;t&amp;#233;s &amp;#233;tait assis le Cadastre, une belle femme &amp;#224; la tenue stricte et au visage s&amp;#233;v&amp;#232;re. Elle avait une taille et des proportions parfaites, qu'elle promenait d'une d&amp;#233;marche raide quasi-militaire, une chevelure dor&amp;#233;e de r&amp;#234;ve, qu'elle compressait en arri&amp;#232;re en un chignon serr&amp;#233; &amp;#224; tel point qu'on pouvait croire qu'elle ne pouvait plus froncer des sourcils. des l&amp;#232;vres incroyablement sensuelles, qu'elle maintenait closes en un mince filet de maquillage rouge. Elle prenait des notes depuis le d&amp;#233;but de la r&amp;#233;union, sans avoir lev&amp;#233; les yeux une seule fois, noircissant son petit calepin de cuir d'une &amp;#233;criture &amp;#233;l&amp;#233;gante et chic comme ne robe de mari&amp;#233;e. Elle braque gr&amp;#226;ce &amp;#224; son &amp;#233;meraude et son saphir un regard vairon aussi tranchant et s&amp;#233;v&amp;#232;re qu'une guillotine pour enfant sur les quatre costumes blancs.&lt;br /&gt;
    Pour qui se prenaient donc ces quatre &amp;#233;nergum&amp;#232;nes ? Sous pr&amp;#233;texte qu'il ont toute la puissance n&amp;#233;cessaire, eux et leur quatre tours situ&amp;#233;es stupidement &amp;#224; une distance respectable du vrai c&amp;#339;ur de la cit&amp;#233;. &amp;#192; quoi seraient-ils r&amp;#233;duits si les chers habitants &amp;#233;taient mal log&amp;#233;s, entass&amp;#233;s au-del&amp;#224; du raisonnable dans des baraques tellement branlantes que le moindre souffle chaud de ce beau g&amp;#226;chis de d&amp;#233;sert environnant les ferait s'effondrer ? Ah, c'est s&amp;#251;r, ceux qui ont vraiment du travail, qui se tuent &amp;#224; la t&amp;#226;che quotidiennement, qui suent du sang pour faire en sorte que l'organisation des b&amp;#226;timents, des routes, des habitants soit aussi rod&amp;#233;e et fluide que la course du soleil dans le ciel, ceux-l&amp;#224; peuvent toujours esp&amp;#233;rer qu'on fasse appel &amp;#224; eux pour prendre les d&amp;#233;cisions importantes. On les convie chez les grands pour leur jeter un os d'importance &amp;#224; ronger, mais finalement, il ne s'agit que d'ob&amp;#233;ir aux ordres comme un vulgaire fantassin-d&amp;#233;mon ! Une Grande Migration ! La d&amp;#233;cision n'a pas du &amp;#234;tre trop difficile &amp;#224; prendre de leur point de vue. Le d&amp;#233;placement de millions de personnes n'&amp;#233;tait pas leur souci majeur, ne les concernaient pas vraiment... Abrutis va !&lt;br /&gt;
    Finalement, les deux personnes les plus outr&amp;#233;es par une telle annonce furent le couple d'artistes. En tant que seuls v&amp;#233;ritables lieux de divertissements, l'amphith&amp;#233;&amp;#226;tre des Sables d'Otrun et le mus&amp;#233;e des arts plastiques Divina avaient tr&amp;#232;s fortement insist&amp;#233; pour participer &amp;#224; cette assembl&amp;#233;e extraordinaire concernant les derniers &amp;#233;v&amp;#232;nements. Comme ils avaient eu raison !&lt;br /&gt;
    Chacun des repr&amp;#233;sentant artiste ne laissait aucun doute sur sa provenance. L'homme &amp;#233;tait affubl&amp;#233; d'un accoutrement aussi bariol&amp;#233; que l'aurait &amp;#233;t&amp;#233; un champs de bataille entre une arm&amp;#233;e de tubes de gouache et un pilon g&amp;#233;ant. Sans &amp;#234;tre (trop) ridicule ni (trop) agressif oculairement parlant, ses v&amp;#234;tements exploraient une palette incroyablement large de couleurs. La femme quant &amp;#224; elle pr&amp;#233;sentait plus classiquement, m&amp;#234;me si la surcharge de bijoux provoquait tintements et cliquetis au moindre de ses gestes. Elle tonitruait pis qu'un drakkar rempli de Vikings ivres. La col&amp;#232;re donnait &amp;#224; ses paroles des harmoniques douloureuses pour les tympans non-entrain&amp;#233;s. La baie vitr&amp;#233;e de la salle ne faisait pas la fi&amp;#232;re.&lt;br /&gt;
On ne voit ni n'entend souvent les Artistes au sein des Tours. Ces deux-l&amp;#224; rattrapaient le temps perdu...&lt;br /&gt;
    - Il y en a ras-le-bol ! cria-t-il.&lt;br /&gt;
    - Ce sont toujours les m&amp;#234;mes qu'on sacrifie ! vocif&amp;#233;ra-t-elle.&lt;br /&gt;
    - Nous ne faisons peut-&amp;#234;tre pas partie des &quot;grands&quot; de ce monde, mais nous avons le droit d'&amp;#234;tre pr&amp;#233;serv&amp;#233;s quand il y a danger !&lt;br /&gt;
    - Et qui s'occupera de...&lt;br /&gt;
    - Suffit ! trancha l'une des Quatre Cerveaux. Le ton &amp;#233;tait si imp&amp;#233;ratif qu'il rappela tous les esprits &amp;#224; l'ordre du jour.&lt;br /&gt;
    - La Grande Migration n'est qu'une mesure de s&amp;#233;curit&amp;#233;. Elle ne sera pas effective &amp;#224; 100%. Nous allons envoyer des personnes fra&amp;#238;chement form&amp;#233;es &amp;#224; un endroit s&amp;#251;r, mais aucune n'aura &amp;#224; quitter Gesserit.&lt;br /&gt;
    Au contraire, nous allons avoir besoin du plus grand nombre. Voyez-vous, Delphes n'aurait pas du dispara&amp;#238;tre aussi subitement. Nous avons mis en place un grand nombre de passage secrets, routes secondaires peu fr&amp;#233;quent&amp;#233;es, r&amp;#233;serves d'&amp;#233;nergie de secours et autres syst&amp;#232;mes de s&amp;#233;curit&amp;#233; &amp;#233;labor&amp;#233;s pour pr&amp;#233;venir l'une ou l'autre cit&amp;#233; d'un danger.&lt;br /&gt;
    Sachez qu'un convoi de r&amp;#233;fugi&amp;#233;s venant de Delphes est arriv&amp;#233; cette nuit par l'une de ces routes secr&amp;#232;tes dont je viens de vous r&amp;#233;v&amp;#233;ler l'existence. Il ne s'agit pas vraiment du protocole pr&amp;#233;vu, mais nous entendons cette arriv&amp;#233;e comme le dernier soupir de Delphes. Aucune autre communication n'a pu &amp;#234;tre &amp;#233;tablie apr&amp;#232;s cela. Le fait qu'aucune de nos alarmes n'ait &amp;#233;t&amp;#233; d&amp;#233;clench&amp;#233;e nous fait craindre un acte de sabotage.&lt;br /&gt;
    C'est pour cette raison que ces rescap&amp;#233;s ont &amp;#233;t&amp;#233; plac&amp;#233;s en quarantaine, avec interdiction formelle de parcourir le cit&amp;#233;. Le fait qu'aucun d'eux ne parle un de nos langages connus m'oblige &amp;#224; prohiber toute activit&amp;#233; non contr&amp;#244;l&amp;#233;e les impliquant. Afin de percer le myst&amp;#232;re, nous avons plac&amp;#233; l'un d'entre eux entre les mains expertes du docteur Tronon. Il a pour charge de l'examiner de fa&amp;#231;on la plus superficielle possible. Aucun contact direct, aucune interaction d'aucune sorte. Toutes les pr&amp;#233;cautions ont &amp;#233;t&amp;#233; prises pour &amp;#233;viter qu'une quelconque catastrophe ne s'abatte sur la Cit&amp;#233;.&lt;br /&gt;
    Et maintenant, si vous le d&amp;#233;sirez, nous allons nous rendre au laboratoire afin d'observer l'examen. Et qui sait ? Peut-&amp;#234;tre l'un d'entre vous remarquera un d&amp;#233;tail important pass&amp;#233; inaper&amp;#231;u ou bien arrivera &amp;#224; comprendre quelques mots du rescap&amp;#233; en train d'&amp;#234;tre examin&amp;#233; ?&quot;&lt;br /&gt;
    Une invitation pareille en surprit un grand nombre dans l'assistance. Rares &amp;#233;taient les privil&amp;#233;gi&amp;#233;s pouvant accompagner les Cerveaux d'Elentil dans l'une de leurs activit&amp;#233;. Recevoir et traiter leurs requ&amp;#234;tes, &amp;#231;a n'&amp;#233;tait que le traitement habituel, mais &amp;#234;tre convi&amp;#233; &amp;#224; l'une d'elle, presque comme un &amp;#233;gal... Cela valait le d&amp;#233;placement &amp;#224; ce Conseil.&lt;br /&gt;
    Tous se lev&amp;#232;rent. Laissant passer les quatre hommes et femmes en costumes blancs, des discussions s&amp;#233;rieuses naquirent parmi les repr&amp;#233;sentants de la Cit&amp;#233;. Le Seigneur D&amp;#233;mon s'enquit aupr&amp;#232;s du Contrema&amp;#238;tre des mines s'il n'&amp;#233;tait pas possible de bricoler une d&amp;#233;rivation dans le circuit de distribution d'&amp;#233;nergie afin de s'en servir comme arme contre les envahisseurs, ce &amp;#224; quoi le Contrema&amp;#238;tre r&amp;#233;pondit que m&amp;#234;me si une telle entreprise venait &amp;#224; &amp;#234;tre mise en &amp;#339;uvre, il n'existait aucune technologie permettant d'user l'&amp;#233;nergie des montagnes de mani&amp;#232;re offensive. Le D&amp;#233;mon maugr&amp;#233;a. Erat Then et le Cadastre &amp;#233;taient en pleine prise de bec, opposant ardemment les avantages et inconv&amp;#233;nients du chaos et de l'instinct de la Nature d'une part et la rigueur et le d&amp;#233;terminisme contr&amp;#244;l&amp;#233; de la Technologie d'autre part. Une d&amp;#233;fense organis&amp;#233;e et hi&amp;#233;rarchis&amp;#233;e est primordiale ! L'instinct de survie sera toujours sup&amp;#233;rieur et cr&amp;#233;atif que n'importe quelle strat&amp;#233;gie !... Aucun n'arrivait &amp;#233;videmment &amp;#224; convaincre l'autre. La possibilit&amp;#233; d'une Grande Migration avait suscit&amp;#233; beaucoup de crainte dans l'assistance, surtout chez les Artistes. Ces derniers &amp;#233;num&amp;#233;raient avec passion et nostalgie les diff&amp;#233;rents groupes musicaux, &amp;#233;crivains, metteurs en sc&amp;#232;ne, peintres et autres talentueux afin de lister ceux qui m&amp;#233;riteraient d'&amp;#234;tre sauv&amp;#233;s. Vainement.&lt;br /&gt;
    Les quatre Cerveaux d'Elentil se dirigeaient d'un pas calme vers une grande double-porte coulissante. Elle s'ouvrit dans un chuchotement et donnait sur une cabine de ce qui pourrait passer pour un ascenseur vitr&amp;#233;. Le sol &amp;#233;tait d'un gris m&amp;#233;tallique froid et brillant. La vue &amp;#233;tait splendide. Du haut de la plate-forme joignant les Tours o&amp;#249; ils se trouvaient, les millions d'habitants de Gesserit paraissaient comme des pixels de couleurs sur l'&amp;#233;cran illumin&amp;#233; des rues.&lt;br /&gt;
    Les personnages en blanc se souciaient peu de la beaut&amp;#233; de la neige iris&amp;#233;e qui d&amp;#233;filait sous leurs pieds, ni que des attaques r&amp;#233;p&amp;#233;t&amp;#233;es aux limites de la cit&amp;#233;. Ils savaient que l'arm&amp;#233;e d&amp;#233;moniaque les tiendrait en respect aussi longtemps que n&amp;#233;cessaire. Et puis apr&amp;#232;s tout, le monde ext&amp;#233;rieur avait toujours &amp;#233;t&amp;#233; hostile, il pouvait s'agir ici que d'une simple pouss&amp;#233;e d'adr&amp;#233;naline de la part des assaillants. Ce qui assombrissait leurs esprits &amp;#233;tait les robes noires des rescap&amp;#233;s de Delphes. Leurs occupants pour &amp;#234;tre pr&amp;#233;cis. Les Tours d'Elendil poss&amp;#233;daient les ressources suffisantes pour pouvoir identifier n'importe quelle cr&amp;#233;ature vivante, retrouver sa race parmi les immenses connaissances accumul&amp;#233;es dans les riches biblioth&amp;#232;ques. Personne n'a pu identifier la leur. La seule explication possible, &amp;#224; d&amp;#233;faut d'&amp;#234;tre raisonnable, &amp;#233;tait soit qu'ils venaient d'une autre plan&amp;#232;te ou d'une autre dimension, soit qu'ils avaient &amp;#233;t&amp;#233; cr&amp;#233;es par magie, soit... autre chose.&lt;br /&gt;
    Ce qui &amp;#233;tait certain cependant. Ce ne sont pas ses enfants que Delphes a envoy&amp;#233; dans ces chariots comme ultime message avant son annihilation.&lt;br /&gt;
    Chacun prit place dans la cabine. Aussi doucement que possible, celle-ci se d&amp;#233;tacha de son support et flotta dans les airs vers une direction certainement programm&amp;#233;e d'avance car personne  n'indiqua de destination. Il n'y avait d'ailleurs aucune commande. Les habitants de la cit&amp;#233; qui auraient lev&amp;#233; les yeux auraient vu un spectacle assez singulier, m&amp;#234;me pour Gesserit. Une plaque de m&amp;#233;tal transportant onze personnes dans les airs, entour&amp;#233;es d'un grand nombre d'oiseaux de toutes sortes et dont quatre auras blanches se chamaillaient la vedette avec un concentr&amp;#233; de cama&amp;#239;eux multicolores et une sale luminescence vert-noir.&lt;br /&gt;
    Ils avaient survol&amp;#233; plusieurs quartiers de la cit&amp;#233; et ils entam&amp;#232;rent leur descente vers un grand b&amp;#226;timent pas tr&amp;#232;s haut mais &amp;#233;tendu et d'aspect r&amp;#233;solument scientifique : beaucoup de verre, une grande cour int&amp;#233;rieure o&amp;#249; fleurissaient arbres et gazouillaient cascades et oiseaux, des nombreuses blouses blanches &amp;#233;taient arbor&amp;#233;es partout, des chemin&amp;#233;es crachaient des fum&amp;#233;es aux consistances et couleurs &amp;#233;tranges. Ils atterrirent juste en face de l'entr&amp;#233;e, sur un chic parvis joliment fleuri o&amp;#249; des laborantins profitaient du cadre pour faire une pause et se changer les id&amp;#233;es. Le cort&amp;#232;ge descendit de la cabine, tous silencieux. Les repr&amp;#233;sentants des Tours parce qu'ils n'avaient somme tout pas grand chose &amp;#224; dire, les autres parce qu'ils &amp;#233;taient trop concentr&amp;#233;s pour ne pas perdre une miette de leur visite dans ce mus&amp;#233;e des curiosit&amp;#233;s usuellement r&amp;#233;serv&amp;#233; au personnel autoris&amp;#233;.&lt;br /&gt;
    Une fois pass&amp;#233;es les hautes portes de plexiglas, ils d&amp;#233;ambul&amp;#232;rent dans bon nombre de couloirs, crois&amp;#232;rent divers corps de m&amp;#233;tier que la communaut&amp;#233; scientifique de Gesserit pouvait offrir : math&amp;#233;maticiens, biologistes, physiciens, virologues, astronomes... chacun se livrant &amp;#224; de complexes calculs sur de grands tableaux lumineux multicolores ou manipulant tubes &amp;#224; essai et autres b&amp;#233;chers contenant des fluides plus ou moins sympathiques...&lt;br /&gt;
    Ils arriv&amp;#232;rent devant un lourd panneau d'acier. Sans faire quoi que ce soit, celui-ci coulissa vers le haut et offrit l'acc&amp;#232;s &amp;#224; une la salle truff&amp;#233;e d'&amp;#233;crans et d'instruments de contr&amp;#244;les. Une baie transparente la s&amp;#233;parait d'un laboratoire au milieu duquel se trouvait une cabine, elle aussi translucide. Dans cette cabine, on distinguait clairement un individu v&amp;#234;tu de le t&amp;#234;te aux pieds de longues robes d'un noir si intense que l'on devinait plus les replis que l'on ne les distinguait. Un des rescap&amp;#233;s.&lt;br /&gt;
    Dans le laboratoire, le docteur Tronon, un homme de grande stature, chauve, d'&amp;#226;ge m&amp;#251;r et avec une barbichette blanche. Il avait pass&amp;#233; ses bras dans d'&amp;#233;pais gants de caoutchouc scell&amp;#233;s dans les parois de la cabine afin de pouvoir y faire des manipulations &amp;#224; l'int&amp;#233;rieur tout en la maintenant totalement herm&amp;#233;tique. Il avait relev&amp;#233; l'une des manches de la robe sombre du rescap&amp;#233; et tenait son poignet dans la main. Enfin... ce qui devait &amp;#234;tre un poignet. Les contours du bras &amp;#233;taient bizarrement flous et distordus. L'oeil avait du mal &amp;#224; distinguer la forme et les couleurs, comme lorsque l'on tente de faire le point sur cette image repr&amp;#233;sentant simultan&amp;#233;ment un vase et deux visage humains face &amp;#224; face, ou encore quand on observe de la lumi&amp;#232;re ultraviolette. La taille du membre variait par endroit, ainsi que la teinte. La couleur de l'&amp;#233;piderme passait du rose b&amp;#233;b&amp;#233; au vert malade. De m&amp;#234;me, par endroits, on avait l'impression de distinguer des &amp;#233;cailles, du duvet, des plaques, sans aucune r&amp;#233;partition pr&amp;#233;cise ou biologiquement sens&amp;#233;e.&lt;br /&gt;
    De son autre main, le docteur tenait une seringue qu'il avait enfonc&amp;#233;e dans cet improbable bras.&lt;br /&gt;
    D&amp;#232;s que cette sc&amp;#232;ne apparu aux yeux des Cerveaux, l'un d'entre eux se pr&amp;#233;cipita dans la salle de contr&amp;#244;le aussi rapidement qu'une nu&amp;#233;e ardente et fondit sur l'un des micros.&lt;br /&gt;
    - Docteur Tronon ! Qu'est-ce que vous foutez ? tonitrua le Cerveau d'Elentil.&lt;br /&gt;
    - Heu... vous voyez bien, j'effectue une analyse sanguine...&lt;br /&gt;
    - AUCUN EXAMEN APPROFONDI AI-JE DIT !&lt;br /&gt;
    Imm&amp;#233;diatement, il appuya sur un gros bouton-poussoir rouge situ&amp;#233; sur le mur &amp;#224; proximit&amp;#233;. De massifs et imp&amp;#233;n&amp;#233;trables volets m&amp;#233;talliques tomb&amp;#232;rent lourdement pour isoler le laboratoire de la salle de contr&amp;#244;le. Un bourdonnement puissant fit trembler les entrailles des &amp;#234;tres vivants environnants tandis qu'une lumi&amp;#232;re douloureusement &amp;#233;blouissante filtrait &amp;#224; travers les quelques fentes des volets ferm&amp;#233;s. Un silence lourd de crainte s'ensuivit.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;    Un tout petit peu auparavant, quelques quartiers plus loin et plus r&amp;#233;sidentiels, dans une grande maison d&amp;#233;sagr&amp;#233;ablement sombre et calme, quelqu'un se r&amp;#233;veilla d'un sommeil artificiel. L'individu fixa quelques instants le plafond bleut&amp;#233; &amp;#224; travers les grains de poussi&amp;#232;re qui flottaient dans l'air encore satur&amp;#233; de gaz soporifique. L'odeur &amp;#233;tait d'ailleurs ent&amp;#234;tante et piquante &amp;#224; la fois, comme une grande bouff&amp;#233;e d'air marin en hiver. Il d&amp;#233;gagea sa capuche afin d'observer les autres. Des blocs de gr&amp;#232;s auraient paru plus anim&amp;#233;s. Il se leva dans un froissement de ses amples robes noires, qui parut comme un v&amp;#233;ritable vacarme dans le silence de tombeau du lieu, et se mit &amp;#224; avancer. Il d&amp;#233;ambula dans quelques couloirs poussi&amp;#233;reux, traversa deux chambres semblables &amp;#224; celle qu'il venait de quitter, toutes peupl&amp;#233;es des m&amp;#234;mes silhouettes sombres endormies. Il descendit un escalier de bois branlant pour atteindre le rez-de-chauss&amp;#233;e, lui aussi converti en dortoir / tombeau.&lt;br /&gt;
    Toutes les fen&amp;#234;tres de la demeure avaient &amp;#233;t&amp;#233; condamn&amp;#233;es pas d'&amp;#233;paisses planches solidement fix&amp;#233;es au mur et qui n'avaient pas l'intention de quitter leur poste sans un combat acharn&amp;#233; contre de gros outils. La lueur matinale filtrant entre les interstices &amp;#233;tait la seule source de lumi&amp;#232;re du lieu... &amp;#224; laquelle venaient se rajouter les clignotements rapides et color&amp;#233;s des cam&amp;#233;ras de s&amp;#233;curit&amp;#233; dans l'entr&amp;#233;e. De vraies petites merveilles de technologie. Ces yeux &amp;#233;lectroniques pouvaient capter le moindre mouvement, la plus infime source de chaleur, la plus discr&amp;#232;te odeur &amp;#233;trang&amp;#232;re, les activit&amp;#233;s &amp;#233;lectriques des &amp;#234;tres vivants et certaines cat&amp;#233;gories d'auras. Leur r&amp;#233;glages avaient demand&amp;#233; beaucoup d'effort pour prendre en compte la &quot;vie&quot; inanim&amp;#233;e de la maison et ne pas sonner l'alerte au moindre grain de poussi&amp;#232;re qui avait eu le malheur de se faire emporter par un courant d'air inopportun. Situ&amp;#233;es dans les coins de la maison au niveau du plafond, elles balayaient absolument toutes les surfaces possibles, chacune couvrant les angles morts de l'autre. Elles &amp;#233;taient configur&amp;#233;es pour lancer le programme d'incin&amp;#233;ration du b&amp;#226;timent si elles d&amp;#233;tectaient une quelconque activit&amp;#233; autre que le coma provoqu&amp;#233; par le gaz qui &amp;#233;tait diffus&amp;#233; sans rel&amp;#226;che depuis l'arriv&amp;#233;e des rescap&amp;#233;s de Delphes dans ce lieu.&lt;br /&gt;
    Le seul d'entre eux qui paraissait ne pas &amp;#234;tre transform&amp;#233; en statue de sel pose un pied sur la derni&amp;#232;re marche de l'escalier, laquelle g&amp;#233;mit, et finalement sur le plancher sur rez-de-chauss&amp;#233;e. Il y avait un salon remplit de paillasses et partout o&amp;#249; l'on pouvait caler relativement confortablement un &amp;#234;tre humano&amp;#239;de, &amp;#233;tait allong&amp;#233;e une forme noire et immobile. Par del&amp;#224; le salon se trouvait l'entr&amp;#233;e dont la moindre parcelle &amp;#233;tait sous surveillance &amp;#233;lectronique et enfin, la seule ouverture sur le monde ext&amp;#233;rieur, sans porte, mais prot&amp;#233;g&amp;#233;e par un champ de force puissant et imperm&amp;#233;able &amp;#224; toute tentative d'intrusion.&lt;br /&gt;
    Le rescap&amp;#233; avan&amp;#231;a, laissant des empreintes avec ses sandales dans la fine couche de poussi&amp;#232;re qui couvrait le plancher vermoulu. Il jeta un &amp;#339;il impassible aux cam&amp;#233;ras qui scrutaient la pi&amp;#232;ce &amp;#224; la recherche du moindre signe de vie. Il arriva dans l'entr&amp;#233;e. L'odeur du gaz &amp;#233;tait plus intense ici, comme si l'on voulait que chacun arrivant soit imm&amp;#233;diatement mis hors d'&amp;#233;tat de nuire et que les derni&amp;#232;res forces d'un candidat &amp;#224; l'&amp;#233;vasion soient an&amp;#233;antis par cet &amp;#233;pais nuage chimique. Il toussota, sans doute &amp;#224; cause de toute cette poussi&amp;#232;re, et eut une pens&amp;#233;e furtive pour les d&amp;#233;tecteurs phoniques cach&amp;#233;s un peu partout, lesquels auraient pu entendre la course d'un nuage dans le ciel.&lt;br /&gt;
    Il se tint devant la porte et regarda l'ext&amp;#233;rieur, la demeure de l'autre c&amp;#244;t&amp;#233; de la rue, les passants, l'imposant garde-d&amp;#233;mon post&amp;#233; l&amp;#224;. Il ne ressemblait pas &amp;#224; son cong&amp;#233;n&amp;#232;re qui gardait la route de la Cit&amp;#233; qui avait vu arriver les Delphois. Celui-ci &amp;#233;tait beaucoup plus grand, pr&amp;#232;s de trois m&amp;#232;tres, son corps &amp;#233;tait recouvert d'une armure m&amp;#233;tallique h&amp;#233;riss&amp;#233;e d'&amp;#233;pines ac&amp;#233;r&amp;#233;es qui refl&amp;#233;tait la lumi&amp;#232;re en motifs arrondis complexes comme l'aurait fait du mercure. &amp;#192; l'extr&amp;#233;mit&amp;#233; de ses deux paires de bras qui se rejoignaient au niveau des aisselles, ses doigts &amp;#233;taient des lames si tranchantes qu'elles ne d&amp;#233;pla&amp;#231;aient pas d'air quand elles bougeaient : elles le d&amp;#233;coupaient.&lt;br /&gt;
    Nullement intimid&amp;#233; par l'impressionnante silhouette du garde, le rescap&amp;#233; approcha sa main du champ de force qui prot&amp;#233;geait la porte. La r&amp;#233;action qui s'y opposa aurait projet&amp;#233; un titan en arri&amp;#232;re en l'assommant pour une longue dur&amp;#233;e. La manche noire et la main informe et floue qui la terminait ne fit que s'arr&amp;#234;ter &amp;#224; la fronti&amp;#232;re entre l'int&amp;#233;rieur de la demeure et le monde ext&amp;#233;rieur. L'individu ferma les yeux, prit une profonde inspiration et for&amp;#231;a. L'extr&amp;#233;mit&amp;#233; de ce que l'on pouvait prendre pour sa main s'avan&amp;#231;a de quelques centim&amp;#232;tres suppl&amp;#233;mentaires, de plus en plus lentement, comme si le champ de force avait la consistance d'une toile de caoutchouc tendue &amp;#224; l'extr&amp;#234;me.&lt;br /&gt;
    Sans effort apparent, il insista encore. Sa main passa...&lt;br /&gt;
    Et ne passa pas.&lt;br /&gt;
    D&amp;#232;s l'instant o&amp;#249; le bout de ses doigts ressentit l'air parfum&amp;#233; de l'ext&amp;#233;rieur, l'&amp;#233;vad&amp;#233; s'immobilisa compl&amp;#232;tement. Sa main &amp;#224; lui n'avait pas franchi la paroi du champ de force. C'&amp;#233;tait celle d'un autre qui commen&amp;#231;ait &amp;#224; sortir. Une main tout ce qu'il y a de plus humaine, avec ses cinq doigts et sa peau rose et bronz&amp;#233;e que le bras qui la suivait. Un corps &amp;#233;mergea de la porte, mais celui qui se trouvait sur le pas ne bougeait pas. Une fois totalement &quot;sorti&quot;, le nouvel individu se tint droit derri&amp;#232;re le garde terrifiant qui n'avait pas bronch&amp;#233;. Il &amp;#233;tait grand, de visage assez commun avec un d&amp;#233;but de calvitie. Ses v&amp;#234;tements &amp;#233;taient passe-partout : pantalon de velours marron, chemise noire d&amp;#233;lav&amp;#233;e, veste en lin, chaussures beiges. Sa paire de lunettes noire et rectangulaire lui donnait un air d'intellectuel fragile.&lt;br /&gt;
    Il se retourna pour faire face &amp;#224; son homologue en noir de l'autre c&amp;#244;t&amp;#233; de la fronti&amp;#232;re entre dehors et dedans. Celui-ci avait baiss&amp;#233; son bras et sa manche recouvrait d&amp;#233;sormais son apparence  discontinue. Ils se regard&amp;#232;rent froidement, sans amiti&amp;#233; ni m&amp;#233;pris, la visage aussi illumin&amp;#233; que s'ils observaient un mur de b&amp;#233;ton nu. Celui qui &amp;#233;tait &amp;#224; l'ext&amp;#233;rieur parla enfin, d'une voix presque joyeuse :&lt;br /&gt;
    - Adieu mon clone. Si tout se passe bien, je ne te r&amp;#233;int&amp;#233;grerai jamais.&lt;br /&gt;
    Puis, il se tourna vers le dos du garde et sans la moindre h&amp;#233;sitation, donna quelques petits coups sur son armure pour signaler sa pr&amp;#233;sence, en prenant soin de ne pas s'empaler la main sur l'une des piques incroyablement pointues. Le d&amp;#233;mon se retourna vivement et braqua sur l'homme un regard qui aurait fait fuir Gengis Khan de terreur. Mais l'individu ne fut pas impressionn&amp;#233; et d&amp;#233;clara le plus simplement du monde : &lt;br /&gt;
    - Inutile de m'attendre, je ne compte pas revenir.&lt;br /&gt;
    Le garde continua de le fixer de son p&amp;#233;n&amp;#233;trant regard aux reflets de rubis. Son visage m&amp;#233;tallique resta impassible et ses m&amp;#226;choires d&amp;#233;voil&amp;#232;rent l&amp;#233;g&amp;#232;rement des crocs qui auraient pu trancher du diamant comme un couteau tranche une pomme. Mais il ne fit rien de plus. Sans &amp;#234;tre satisfait ni pour autant suspicieux, il repris sa position initiale en tournant le dos &amp;#224; la maison.&lt;br /&gt;
    Ce fut tout. Les deux clones se s&amp;#233;par&amp;#232;rent, l'un allant rejoindre sa paillasse en d&amp;#233;passant tous les &amp;#233;quipements de d&amp;#233;tection ultrasophistiqu&amp;#233;s et d&amp;#233;sesp&amp;#233;r&amp;#233;ment muets, l'autre s'en alla se m&amp;#234;ler &amp;#224; la foule sous le regard du d&amp;#233;mon qui avait une fois failli d&amp;#233;truire les Tours d'Elentil &amp;#224; mains nues pour &amp;#233;liminer un ren&amp;#233;gat en fuite.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;item_footer&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/09/01/sans-titre-deuxieme-partie&quot;&gt;Original post&lt;/a&gt; blogged on &lt;a href=&quot;http://b2evolution.net/&quot;&gt;b2evolution&lt;/a&gt;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Bon, cette deuxi&#232;me partie a &#233;t&#233; longue &#224; venir, mais bon, hein, j'ai une vie. Certains apercevront peut-&#234;tre le filigrane que j'y ai ins&#233;r&#233;. Ce que je publie l&#224; maintenant n'est qu'un brouillon. Je n'ai pas eu le temps de relire ou de corriger les fautes et maladresses, il ne faut donc pas m'en tenir rigueur. Je publie cette deuxi&#232;me partie malgr&#233; tout car je compte faire &#231;a d'ici peu, mais pas tout de suite non plus. C'est donc un os &#224; ronger histoire que ceux qui attendaient cette suite puissent s'amuser &#224; critiquer. Par contre, certains changements dans le sc&#233;nario ont rendu obsol&#232;te le pr&#233;c&#233;dent titre et je n'en ai pas encore trouv&#233; de nouveau qui me convienne...<br />
<br />
Quelques nouvelles br&#232;ves et purement &#233;gocentriques : tout va bien, que ce soit c&#244;t&#233;s coeur, boulot, activit&#233;s. Je pars le quatre septembre pour une semaine &#224; Moscou retrouver ma belle et je reviens le 11.</em>    </p>

<p>    L'atmosph&#232;re &#233;tait anormalement tendue dans la salle du grand conseil. Non pas que les membres y participant fr&#244;laient l'infarctus et humidifiaient l'air de leur transpiration, mais leur habituel flegme et relative froideur avait c&#233;d&#233; leur place &#224; un stress grandissant. L'agitation de la population d&#233;moniaque laissait rarement pr&#233;sager quelque chose de bon.<br />
    L'immense pi&#232;ce carr&#233;e o&#249; se tenait cette assembl&#233;e &#233;tait chichement meubl&#233;e, mais moderne. Et extr&#234;mement splendide. Le parquet soigneusement verni ne comportait aucune rayure, non plus que le buffet en bois ni que les quelques classeurs ing&#233;nieusement dispos&#233;s pour faire cohabiter fonctionnel et esth&#233;tique. Les b&#226;tisseurs des Tours qui &#339;uvr&#232;rent il y a de cela des &#233;ons avaient fait un boulot superbe. Rien ne vaut la satisfaction d'un travail bien fait. Telle &#233;tait leur philosophie et, fallait-il bien l'avouer sans ironie aucune, leur salaire. Les Tours d'Elendil ne furent pas construites par des milliers d'esclaves, motiv&#233;s par les fouets et mourant &#224; la t&#226;che, mais par des ma&#231;ons, ouvriers et architectes tout ce qu'il y avait de plus volontaires et extr&#234;mement d&#233;sireux d'accomplir parfaitement leur m&#233;tier. Cela s'en ressentait, les Tours ayant pu faire p&#226;lir de jalousie la plus sph&#233;rique des perles.<br />
    Le bois clair de la grande table autour de laquelle s'&#233;taient r&#233;unis les repr&#233;sentants de la cit&#233; de Gesserit refl&#233;tait avec force les rayons du soleil qui dardaient &#224; travers la splendide baie vitr&#233;e, aur&#233;olant les costumes blancs des quatre Cerveaux des quatre Tours d'Elentil. Deux femmes, deux hommes, tous habill&#233;s de classieux v&#234;tements d'un blanc pur, tous arborant une longue chevelure blanche qui flamboyait comme une rivi&#232;re de vif-argent.<br />
    - Quelle genre d'attaque subissons-nous ? demanda l'une d'entre elles de sa voix aussi douce qu'une &#233;toffe de soie.<br />
    - Rien d'insurmontable pour le moment, mais l'ennemi n'est foutrement pas con ! S'cusez M'dame... Mes gardes font face &#224; des espions miniatures ou invisibles qui tentent de se m&#234;ler &#224; la circulation habituelle des grandes art&#232;res, &#224; des agents camoufl&#233;s dont l'un aurait p&#233;n&#233;tr&#233; dans l'une de ces Tours s'il avait eu le bon laissez-passer. Y'en a m&#234;me qui ont le culot de se faire passer pour des Delphois ! Y manquent pas d'air &#224; nous prendre pour des bringues ces fils de putes ! Pardon M'dame... &#192; l'heure actuelle, ils essaient une nouvelle strat&#233;gie : j'ai du renforcer certains postes de gardes sur des routes secondaires qui ont &#233;t&#233; prises d'assaut par une chi&#233;e de vagues d'infiltrateurs, mais il n'y a pas &#224; s'en faire. Ces salauds s'&#233;craseront sur mes troupes comme des saloperies de fl&#232;ches sur cette putain de montagne de Fed ! D&#233;sol&#233; M'dame.<br />
    Les d&#233;mons ne sont pas particuli&#232;rement port&#233;s sur l'&#233;rudition ou l'&#233;tiquette. Le Seigneur D&#233;mon de Gesserit, &#233;tant leur sup&#233;rieur, l'est encore moins. Mais s'il est une qualit&#233; sociale qu'il faut bien lui reconna&#238;tre, c'est son charisme. Malgr&#233; ses crocs pointus qui lui sortent de sa gueule naus&#233;abonde si grands qu'ils manquaient de lui percer les joues, malgr&#233; ses larges ailes mi-chauve-souris mi-dragon h&#233;riss&#233;es de piques aux articulations, malgr&#233; ses yeux rouges qui semblaient vouloir une mort affreuse au premier &#234;tre vivant croisant leurs feux, l'optimisme qui rayonnait de ses derni&#232;res paroles rassura les membres du conseil.<br />
    Les quatre cerveaux rest&#232;rent soucieux malgr&#233; tout.<br />
    - Bien, commen&#231;a le masculin de gauche.<br />
    Au m&#234;me instant, un tube sortit du sol entre lui et sa voisine, monta jusqu'&#224; atteindre la hauteur de la table, se recourba vers cette derni&#232;re et s'immobilisa. Un d&#233;clic, puis une coupelle se d&#233;tacha de l'embout et sa balan&#231;a tr&#232;s doucement au bout de trois petits c&#226;bles de cuivre souples. Un rouleau de papier y atterrit peu apr&#232;s, lequel fut saisi par la coll&#232;gue (s&#339;ur ?) de celui qui prenait la parole.<br />
    - Bien, disais-je, reprit-il tandis qu'elle reposait le papier apr&#232;s l'avoir rapidement lu et se prenait la t&#234;te dans les mains pour se livrer &#224; ce qui paraissait d'horriblement complexes calculs mentaux. Je pense que nous pouvons vous faire confiance Seigneur D&#233;mon. D'autant plus que nous vous avons octroy&#233; un grand nombre de main d'&#339;uvre ainsi qu'un plus libre acc&#232;s aux Tours et &#224; leur puissance.<br />
    D&#233;sormais, je souhaiterais aborder l'origine de cette offensive. Vous n'&#234;tes pas sans savoir qu'elle a d&#233;but&#233; en m&#234;me temps que la disparition de Delphes. Peut-&#234;tre ne s'agit-il l&#224; que d'une co&#239;ncidence, apr&#232;s tout la probabilit&#233; n'est pas nulle, mais pour des raisons de s&#233;curit&#233; &#233;videntes, nous avons d&#233;cid&#233;, mes coll&#232;gues et moi-m&#234;me, de pr&#233;parer une Grande Migration.<br />
    Les r&#233;actions face &#224; cette d&#233;cision furent diverses. Le d&#233;mon n'en eut aucune. Il continuait &#224; se balancer sur sa chaise, s'&#233;quilibrant de ses musculeuses jambes reptiliennes et de tr&#232;s l&#233;gers mouvements des ses ailes repli&#233;es. Ses yeux de fournaises fixaient le sol et l'immobilit&#233; de son aura vert sale laissaient &#224; supposer qu'il m&#233;ditait intens&#233;ment sur des strat&#233;gies d&#233;fensives ou bien communiquait avec l'un de ses lieutenant, voire les deux.<br />
    &#192; sa droite, un homme brun et t&#233;n&#233;breux qui semblait ridiculement petit en comparaison, mais qui ne l'&#233;tait pas tant que &#231;a en r&#233;alit&#233;, se tenait &#233;galement silencieux, non pas &#224; cause de la concentration. Il s'ennuyait &#224; mourir. Qu'est-ce que le repr&#233;sentant de la Guilde des Communications pouvait bien apporter &#224; un tel d&#233;bat ? Le fonctionnement propre de la cit&#233; ne faisait pas partie de ses activit&#233;s. Cette derni&#232;re consistait &#224; entretenir et mettre &#224; jour le r&#233;seau fort complexe et disparate de communication inter et intra cit&#233;.<br />
    Sur l'&#233;paule droite de la veste marron qu'il portait se tenait un magnifique oiseau bleu &#233;lectrique. Autour de son cou s'&#233;tait lov&#233; un serpent au dos vert et au ventre jaune, qui humait l'air pacifiquement de sa langue fourchue. Sur ses cuisses, un chat angora faisait la sieste, ronronnant l&#233;g&#232;rement au rythme des douces caresses qui lui prodiguait son ma&#238;tre. Delphes s'&#233;tait fourvoy&#233;e en faisant confiance aux machines pour ses communications. Ch&#232;res, peu fiables, longues &#224; construire et les quelques unes qui pouvaient se passer d'op&#233;rateur ou de conducteur &#233;taient bien trop pr&#233;cieuses pour &#234;tre envoy&#233;es &#224; des t&#226;ches risqu&#233;es. Quelles - mauvaises - raisons pouvait avoir la Guilde de Delphes pour pr&#233;f&#233;rer la m&#233;canique &#224; la biologie ? L'ing&#233;nierie au dressage ? L'intelligence &#224; l'instinct ? Tout en s'enlisant dans ses rancunes, Eret Tenh donna t&#233;l&#233;pathiquement &#224; un beau renard &#224; la fourrure flamboyante l'ordre d'aller porter une requ&#234;te &#224; l'une des m&#233;galopoles par del&#224; l'horizon.<br />
    Au m&#234;me instant, celle des Cerveaux qui s'&#233;tait &#233;cart&#233;e de la conversation pour se concentrer sur le contenu du rouleau de papier s'en saisit, y griffonna quelques symboles et le d&#233;posa dans la soucoupe d'origine. Le tube s'en alla comme il &#233;tait venu avec le silence et l'&#233;l&#233;gance d'une griffe de puma.<br />
    De l'autre c&#244;t&#233; de la table &#233;tait assise une personne qui ignorait tout ou presque du fonctionnement interne de la cite, mais sans qui celle-ci cesserait toute activit&#233; imm&#233;diatement. Le Contrema&#238;tre des Sous-sols de la cit&#233; &#233;tait un homme large et costaud, portant une barbe noire de b&#251;cheron et passait pour extr&#234;mement sympathique, du moins en dehors du travail. Ce dernier consistait &#224; superviser l'extraction et la distribution de l'&#233;nergie des montagnes de Fed au reste de la cit&#233;. Transports, communications, divertissements, biblioth&#232;ques... tous comptaient sur lui pour &#234;tre approvisionn&#233;s &#224; la demande et ainsi ne pas sombrer dans une inactivit&#233; mortelle. Les Tours d'Elendil elles-m&#234;mes perdraient leur puissance souveraine sur Gesserit si les mines de Fed venaient &#224; s'&#233;puiser.<br />
    Le Contrema&#238;tre n'&#233;tait pas sp&#233;cialement impressionn&#233; ni affect&#233; par l'importance de son poste. Certes, il avait maints ouvriers, extracteurs, r&#233;gulateurs et autres sous ses ordres afin de veiller au grain en cas d'absence ou de disparition, mais la d&#233;licatesse du r&#233;seau de distribution n&#233;cessitait un calme, une connaissance et une autorit&#233; que nul autre ne poss&#233;dait encore dans son &#233;quipe. Tout donneur d'ordres qu'il &#233;tait, son humilit&#233; le faisait compatir avec ses semblables avec qui la nouvelle de la Migration passait moins bien.<br />
    &#192; ses c&#244;t&#233;s &#233;tait assis le Cadastre, une belle femme &#224; la tenue stricte et au visage s&#233;v&#232;re. Elle avait une taille et des proportions parfaites, qu'elle promenait d'une d&#233;marche raide quasi-militaire, une chevelure dor&#233;e de r&#234;ve, qu'elle compressait en arri&#232;re en un chignon serr&#233; &#224; tel point qu'on pouvait croire qu'elle ne pouvait plus froncer des sourcils. des l&#232;vres incroyablement sensuelles, qu'elle maintenait closes en un mince filet de maquillage rouge. Elle prenait des notes depuis le d&#233;but de la r&#233;union, sans avoir lev&#233; les yeux une seule fois, noircissant son petit calepin de cuir d'une &#233;criture &#233;l&#233;gante et chic comme ne robe de mari&#233;e. Elle braque gr&#226;ce &#224; son &#233;meraude et son saphir un regard vairon aussi tranchant et s&#233;v&#232;re qu'une guillotine pour enfant sur les quatre costumes blancs.<br />
    Pour qui se prenaient donc ces quatre &#233;nergum&#232;nes ? Sous pr&#233;texte qu'il ont toute la puissance n&#233;cessaire, eux et leur quatre tours situ&#233;es stupidement &#224; une distance respectable du vrai c&#339;ur de la cit&#233;. &#192; quoi seraient-ils r&#233;duits si les chers habitants &#233;taient mal log&#233;s, entass&#233;s au-del&#224; du raisonnable dans des baraques tellement branlantes que le moindre souffle chaud de ce beau g&#226;chis de d&#233;sert environnant les ferait s'effondrer ? Ah, c'est s&#251;r, ceux qui ont vraiment du travail, qui se tuent &#224; la t&#226;che quotidiennement, qui suent du sang pour faire en sorte que l'organisation des b&#226;timents, des routes, des habitants soit aussi rod&#233;e et fluide que la course du soleil dans le ciel, ceux-l&#224; peuvent toujours esp&#233;rer qu'on fasse appel &#224; eux pour prendre les d&#233;cisions importantes. On les convie chez les grands pour leur jeter un os d'importance &#224; ronger, mais finalement, il ne s'agit que d'ob&#233;ir aux ordres comme un vulgaire fantassin-d&#233;mon ! Une Grande Migration ! La d&#233;cision n'a pas du &#234;tre trop difficile &#224; prendre de leur point de vue. Le d&#233;placement de millions de personnes n'&#233;tait pas leur souci majeur, ne les concernaient pas vraiment... Abrutis va !<br />
    Finalement, les deux personnes les plus outr&#233;es par une telle annonce furent le couple d'artistes. En tant que seuls v&#233;ritables lieux de divertissements, l'amphith&#233;&#226;tre des Sables d'Otrun et le mus&#233;e des arts plastiques Divina avaient tr&#232;s fortement insist&#233; pour participer &#224; cette assembl&#233;e extraordinaire concernant les derniers &#233;v&#232;nements. Comme ils avaient eu raison !<br />
    Chacun des repr&#233;sentant artiste ne laissait aucun doute sur sa provenance. L'homme &#233;tait affubl&#233; d'un accoutrement aussi bariol&#233; que l'aurait &#233;t&#233; un champs de bataille entre une arm&#233;e de tubes de gouache et un pilon g&#233;ant. Sans &#234;tre (trop) ridicule ni (trop) agressif oculairement parlant, ses v&#234;tements exploraient une palette incroyablement large de couleurs. La femme quant &#224; elle pr&#233;sentait plus classiquement, m&#234;me si la surcharge de bijoux provoquait tintements et cliquetis au moindre de ses gestes. Elle tonitruait pis qu'un drakkar rempli de Vikings ivres. La col&#232;re donnait &#224; ses paroles des harmoniques douloureuses pour les tympans non-entrain&#233;s. La baie vitr&#233;e de la salle ne faisait pas la fi&#232;re.<br />
On ne voit ni n'entend souvent les Artistes au sein des Tours. Ces deux-l&#224; rattrapaient le temps perdu...<br />
    - Il y en a ras-le-bol ! cria-t-il.<br />
    - Ce sont toujours les m&#234;mes qu'on sacrifie ! vocif&#233;ra-t-elle.<br />
    - Nous ne faisons peut-&#234;tre pas partie des "grands" de ce monde, mais nous avons le droit d'&#234;tre pr&#233;serv&#233;s quand il y a danger !<br />
    - Et qui s'occupera de...<br />
    - Suffit ! trancha l'une des Quatre Cerveaux. Le ton &#233;tait si imp&#233;ratif qu'il rappela tous les esprits &#224; l'ordre du jour.<br />
    - La Grande Migration n'est qu'une mesure de s&#233;curit&#233;. Elle ne sera pas effective &#224; 100%. Nous allons envoyer des personnes fra&#238;chement form&#233;es &#224; un endroit s&#251;r, mais aucune n'aura &#224; quitter Gesserit.<br />
    Au contraire, nous allons avoir besoin du plus grand nombre. Voyez-vous, Delphes n'aurait pas du dispara&#238;tre aussi subitement. Nous avons mis en place un grand nombre de passage secrets, routes secondaires peu fr&#233;quent&#233;es, r&#233;serves d'&#233;nergie de secours et autres syst&#232;mes de s&#233;curit&#233; &#233;labor&#233;s pour pr&#233;venir l'une ou l'autre cit&#233; d'un danger.<br />
    Sachez qu'un convoi de r&#233;fugi&#233;s venant de Delphes est arriv&#233; cette nuit par l'une de ces routes secr&#232;tes dont je viens de vous r&#233;v&#233;ler l'existence. Il ne s'agit pas vraiment du protocole pr&#233;vu, mais nous entendons cette arriv&#233;e comme le dernier soupir de Delphes. Aucune autre communication n'a pu &#234;tre &#233;tablie apr&#232;s cela. Le fait qu'aucune de nos alarmes n'ait &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;e nous fait craindre un acte de sabotage.<br />
    C'est pour cette raison que ces rescap&#233;s ont &#233;t&#233; plac&#233;s en quarantaine, avec interdiction formelle de parcourir le cit&#233;. Le fait qu'aucun d'eux ne parle un de nos langages connus m'oblige &#224; prohiber toute activit&#233; non contr&#244;l&#233;e les impliquant. Afin de percer le myst&#232;re, nous avons plac&#233; l'un d'entre eux entre les mains expertes du docteur Tronon. Il a pour charge de l'examiner de fa&#231;on la plus superficielle possible. Aucun contact direct, aucune interaction d'aucune sorte. Toutes les pr&#233;cautions ont &#233;t&#233; prises pour &#233;viter qu'une quelconque catastrophe ne s'abatte sur la Cit&#233;.<br />
    Et maintenant, si vous le d&#233;sirez, nous allons nous rendre au laboratoire afin d'observer l'examen. Et qui sait ? Peut-&#234;tre l'un d'entre vous remarquera un d&#233;tail important pass&#233; inaper&#231;u ou bien arrivera &#224; comprendre quelques mots du rescap&#233; en train d'&#234;tre examin&#233; ?"<br />
    Une invitation pareille en surprit un grand nombre dans l'assistance. Rares &#233;taient les privil&#233;gi&#233;s pouvant accompagner les Cerveaux d'Elentil dans l'une de leurs activit&#233;. Recevoir et traiter leurs requ&#234;tes, &#231;a n'&#233;tait que le traitement habituel, mais &#234;tre convi&#233; &#224; l'une d'elle, presque comme un &#233;gal... Cela valait le d&#233;placement &#224; ce Conseil.<br />
    Tous se lev&#232;rent. Laissant passer les quatre hommes et femmes en costumes blancs, des discussions s&#233;rieuses naquirent parmi les repr&#233;sentants de la Cit&#233;. Le Seigneur D&#233;mon s'enquit aupr&#232;s du Contrema&#238;tre des mines s'il n'&#233;tait pas possible de bricoler une d&#233;rivation dans le circuit de distribution d'&#233;nergie afin de s'en servir comme arme contre les envahisseurs, ce &#224; quoi le Contrema&#238;tre r&#233;pondit que m&#234;me si une telle entreprise venait &#224; &#234;tre mise en &#339;uvre, il n'existait aucune technologie permettant d'user l'&#233;nergie des montagnes de mani&#232;re offensive. Le D&#233;mon maugr&#233;a. Erat Then et le Cadastre &#233;taient en pleine prise de bec, opposant ardemment les avantages et inconv&#233;nients du chaos et de l'instinct de la Nature d'une part et la rigueur et le d&#233;terminisme contr&#244;l&#233; de la Technologie d'autre part. Une d&#233;fense organis&#233;e et hi&#233;rarchis&#233;e est primordiale ! L'instinct de survie sera toujours sup&#233;rieur et cr&#233;atif que n'importe quelle strat&#233;gie !... Aucun n'arrivait &#233;videmment &#224; convaincre l'autre. La possibilit&#233; d'une Grande Migration avait suscit&#233; beaucoup de crainte dans l'assistance, surtout chez les Artistes. Ces derniers &#233;num&#233;raient avec passion et nostalgie les diff&#233;rents groupes musicaux, &#233;crivains, metteurs en sc&#232;ne, peintres et autres talentueux afin de lister ceux qui m&#233;riteraient d'&#234;tre sauv&#233;s. Vainement.<br />
    Les quatre Cerveaux d'Elentil se dirigeaient d'un pas calme vers une grande double-porte coulissante. Elle s'ouvrit dans un chuchotement et donnait sur une cabine de ce qui pourrait passer pour un ascenseur vitr&#233;. Le sol &#233;tait d'un gris m&#233;tallique froid et brillant. La vue &#233;tait splendide. Du haut de la plate-forme joignant les Tours o&#249; ils se trouvaient, les millions d'habitants de Gesserit paraissaient comme des pixels de couleurs sur l'&#233;cran illumin&#233; des rues.<br />
    Les personnages en blanc se souciaient peu de la beaut&#233; de la neige iris&#233;e qui d&#233;filait sous leurs pieds, ni que des attaques r&#233;p&#233;t&#233;es aux limites de la cit&#233;. Ils savaient que l'arm&#233;e d&#233;moniaque les tiendrait en respect aussi longtemps que n&#233;cessaire. Et puis apr&#232;s tout, le monde ext&#233;rieur avait toujours &#233;t&#233; hostile, il pouvait s'agir ici que d'une simple pouss&#233;e d'adr&#233;naline de la part des assaillants. Ce qui assombrissait leurs esprits &#233;tait les robes noires des rescap&#233;s de Delphes. Leurs occupants pour &#234;tre pr&#233;cis. Les Tours d'Elendil poss&#233;daient les ressources suffisantes pour pouvoir identifier n'importe quelle cr&#233;ature vivante, retrouver sa race parmi les immenses connaissances accumul&#233;es dans les riches biblioth&#232;ques. Personne n'a pu identifier la leur. La seule explication possible, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre raisonnable, &#233;tait soit qu'ils venaient d'une autre plan&#232;te ou d'une autre dimension, soit qu'ils avaient &#233;t&#233; cr&#233;es par magie, soit... autre chose.<br />
    Ce qui &#233;tait certain cependant. Ce ne sont pas ses enfants que Delphes a envoy&#233; dans ces chariots comme ultime message avant son annihilation.<br />
    Chacun prit place dans la cabine. Aussi doucement que possible, celle-ci se d&#233;tacha de son support et flotta dans les airs vers une direction certainement programm&#233;e d'avance car personne  n'indiqua de destination. Il n'y avait d'ailleurs aucune commande. Les habitants de la cit&#233; qui auraient lev&#233; les yeux auraient vu un spectacle assez singulier, m&#234;me pour Gesserit. Une plaque de m&#233;tal transportant onze personnes dans les airs, entour&#233;es d'un grand nombre d'oiseaux de toutes sortes et dont quatre auras blanches se chamaillaient la vedette avec un concentr&#233; de cama&#239;eux multicolores et une sale luminescence vert-noir.<br />
    Ils avaient survol&#233; plusieurs quartiers de la cit&#233; et ils entam&#232;rent leur descente vers un grand b&#226;timent pas tr&#232;s haut mais &#233;tendu et d'aspect r&#233;solument scientifique : beaucoup de verre, une grande cour int&#233;rieure o&#249; fleurissaient arbres et gazouillaient cascades et oiseaux, des nombreuses blouses blanches &#233;taient arbor&#233;es partout, des chemin&#233;es crachaient des fum&#233;es aux consistances et couleurs &#233;tranges. Ils atterrirent juste en face de l'entr&#233;e, sur un chic parvis joliment fleuri o&#249; des laborantins profitaient du cadre pour faire une pause et se changer les id&#233;es. Le cort&#232;ge descendit de la cabine, tous silencieux. Les repr&#233;sentants des Tours parce qu'ils n'avaient somme tout pas grand chose &#224; dire, les autres parce qu'ils &#233;taient trop concentr&#233;s pour ne pas perdre une miette de leur visite dans ce mus&#233;e des curiosit&#233;s usuellement r&#233;serv&#233; au personnel autoris&#233;.<br />
    Une fois pass&#233;es les hautes portes de plexiglas, ils d&#233;ambul&#232;rent dans bon nombre de couloirs, crois&#232;rent divers corps de m&#233;tier que la communaut&#233; scientifique de Gesserit pouvait offrir : math&#233;maticiens, biologistes, physiciens, virologues, astronomes... chacun se livrant &#224; de complexes calculs sur de grands tableaux lumineux multicolores ou manipulant tubes &#224; essai et autres b&#233;chers contenant des fluides plus ou moins sympathiques...<br />
    Ils arriv&#232;rent devant un lourd panneau d'acier. Sans faire quoi que ce soit, celui-ci coulissa vers le haut et offrit l'acc&#232;s &#224; une la salle truff&#233;e d'&#233;crans et d'instruments de contr&#244;les. Une baie transparente la s&#233;parait d'un laboratoire au milieu duquel se trouvait une cabine, elle aussi translucide. Dans cette cabine, on distinguait clairement un individu v&#234;tu de le t&#234;te aux pieds de longues robes d'un noir si intense que l'on devinait plus les replis que l'on ne les distinguait. Un des rescap&#233;s.<br />
    Dans le laboratoire, le docteur Tronon, un homme de grande stature, chauve, d'&#226;ge m&#251;r et avec une barbichette blanche. Il avait pass&#233; ses bras dans d'&#233;pais gants de caoutchouc scell&#233;s dans les parois de la cabine afin de pouvoir y faire des manipulations &#224; l'int&#233;rieur tout en la maintenant totalement herm&#233;tique. Il avait relev&#233; l'une des manches de la robe sombre du rescap&#233; et tenait son poignet dans la main. Enfin... ce qui devait &#234;tre un poignet. Les contours du bras &#233;taient bizarrement flous et distordus. L'oeil avait du mal &#224; distinguer la forme et les couleurs, comme lorsque l'on tente de faire le point sur cette image repr&#233;sentant simultan&#233;ment un vase et deux visage humains face &#224; face, ou encore quand on observe de la lumi&#232;re ultraviolette. La taille du membre variait par endroit, ainsi que la teinte. La couleur de l'&#233;piderme passait du rose b&#233;b&#233; au vert malade. De m&#234;me, par endroits, on avait l'impression de distinguer des &#233;cailles, du duvet, des plaques, sans aucune r&#233;partition pr&#233;cise ou biologiquement sens&#233;e.<br />
    De son autre main, le docteur tenait une seringue qu'il avait enfonc&#233;e dans cet improbable bras.<br />
    D&#232;s que cette sc&#232;ne apparu aux yeux des Cerveaux, l'un d'entre eux se pr&#233;cipita dans la salle de contr&#244;le aussi rapidement qu'une nu&#233;e ardente et fondit sur l'un des micros.<br />
    - Docteur Tronon ! Qu'est-ce que vous foutez ? tonitrua le Cerveau d'Elentil.<br />
    - Heu... vous voyez bien, j'effectue une analyse sanguine...<br />
    - AUCUN EXAMEN APPROFONDI AI-JE DIT !<br />
    Imm&#233;diatement, il appuya sur un gros bouton-poussoir rouge situ&#233; sur le mur &#224; proximit&#233;. De massifs et imp&#233;n&#233;trables volets m&#233;talliques tomb&#232;rent lourdement pour isoler le laboratoire de la salle de contr&#244;le. Un bourdonnement puissant fit trembler les entrailles des &#234;tres vivants environnants tandis qu'une lumi&#232;re douloureusement &#233;blouissante filtrait &#224; travers les quelques fentes des volets ferm&#233;s. Un silence lourd de crainte s'ensuivit.</p>

<p>    Un tout petit peu auparavant, quelques quartiers plus loin et plus r&#233;sidentiels, dans une grande maison d&#233;sagr&#233;ablement sombre et calme, quelqu'un se r&#233;veilla d'un sommeil artificiel. L'individu fixa quelques instants le plafond bleut&#233; &#224; travers les grains de poussi&#232;re qui flottaient dans l'air encore satur&#233; de gaz soporifique. L'odeur &#233;tait d'ailleurs ent&#234;tante et piquante &#224; la fois, comme une grande bouff&#233;e d'air marin en hiver. Il d&#233;gagea sa capuche afin d'observer les autres. Des blocs de gr&#232;s auraient paru plus anim&#233;s. Il se leva dans un froissement de ses amples robes noires, qui parut comme un v&#233;ritable vacarme dans le silence de tombeau du lieu, et se mit &#224; avancer. Il d&#233;ambula dans quelques couloirs poussi&#233;reux, traversa deux chambres semblables &#224; celle qu'il venait de quitter, toutes peupl&#233;es des m&#234;mes silhouettes sombres endormies. Il descendit un escalier de bois branlant pour atteindre le rez-de-chauss&#233;e, lui aussi converti en dortoir / tombeau.<br />
    Toutes les fen&#234;tres de la demeure avaient &#233;t&#233; condamn&#233;es pas d'&#233;paisses planches solidement fix&#233;es au mur et qui n'avaient pas l'intention de quitter leur poste sans un combat acharn&#233; contre de gros outils. La lueur matinale filtrant entre les interstices &#233;tait la seule source de lumi&#232;re du lieu... &#224; laquelle venaient se rajouter les clignotements rapides et color&#233;s des cam&#233;ras de s&#233;curit&#233; dans l'entr&#233;e. De vraies petites merveilles de technologie. Ces yeux &#233;lectroniques pouvaient capter le moindre mouvement, la plus infime source de chaleur, la plus discr&#232;te odeur &#233;trang&#232;re, les activit&#233;s &#233;lectriques des &#234;tres vivants et certaines cat&#233;gories d'auras. Leur r&#233;glages avaient demand&#233; beaucoup d'effort pour prendre en compte la "vie" inanim&#233;e de la maison et ne pas sonner l'alerte au moindre grain de poussi&#232;re qui avait eu le malheur de se faire emporter par un courant d'air inopportun. Situ&#233;es dans les coins de la maison au niveau du plafond, elles balayaient absolument toutes les surfaces possibles, chacune couvrant les angles morts de l'autre. Elles &#233;taient configur&#233;es pour lancer le programme d'incin&#233;ration du b&#226;timent si elles d&#233;tectaient une quelconque activit&#233; autre que le coma provoqu&#233; par le gaz qui &#233;tait diffus&#233; sans rel&#226;che depuis l'arriv&#233;e des rescap&#233;s de Delphes dans ce lieu.<br />
    Le seul d'entre eux qui paraissait ne pas &#234;tre transform&#233; en statue de sel pose un pied sur la derni&#232;re marche de l'escalier, laquelle g&#233;mit, et finalement sur le plancher sur rez-de-chauss&#233;e. Il y avait un salon remplit de paillasses et partout o&#249; l'on pouvait caler relativement confortablement un &#234;tre humano&#239;de, &#233;tait allong&#233;e une forme noire et immobile. Par del&#224; le salon se trouvait l'entr&#233;e dont la moindre parcelle &#233;tait sous surveillance &#233;lectronique et enfin, la seule ouverture sur le monde ext&#233;rieur, sans porte, mais prot&#233;g&#233;e par un champ de force puissant et imperm&#233;able &#224; toute tentative d'intrusion.<br />
    Le rescap&#233; avan&#231;a, laissant des empreintes avec ses sandales dans la fine couche de poussi&#232;re qui couvrait le plancher vermoulu. Il jeta un &#339;il impassible aux cam&#233;ras qui scrutaient la pi&#232;ce &#224; la recherche du moindre signe de vie. Il arriva dans l'entr&#233;e. L'odeur du gaz &#233;tait plus intense ici, comme si l'on voulait que chacun arrivant soit imm&#233;diatement mis hors d'&#233;tat de nuire et que les derni&#232;res forces d'un candidat &#224; l'&#233;vasion soient an&#233;antis par cet &#233;pais nuage chimique. Il toussota, sans doute &#224; cause de toute cette poussi&#232;re, et eut une pens&#233;e furtive pour les d&#233;tecteurs phoniques cach&#233;s un peu partout, lesquels auraient pu entendre la course d'un nuage dans le ciel.<br />
    Il se tint devant la porte et regarda l'ext&#233;rieur, la demeure de l'autre c&#244;t&#233; de la rue, les passants, l'imposant garde-d&#233;mon post&#233; l&#224;. Il ne ressemblait pas &#224; son cong&#233;n&#232;re qui gardait la route de la Cit&#233; qui avait vu arriver les Delphois. Celui-ci &#233;tait beaucoup plus grand, pr&#232;s de trois m&#232;tres, son corps &#233;tait recouvert d'une armure m&#233;tallique h&#233;riss&#233;e d'&#233;pines ac&#233;r&#233;es qui refl&#233;tait la lumi&#232;re en motifs arrondis complexes comme l'aurait fait du mercure. &#192; l'extr&#233;mit&#233; de ses deux paires de bras qui se rejoignaient au niveau des aisselles, ses doigts &#233;taient des lames si tranchantes qu'elles ne d&#233;pla&#231;aient pas d'air quand elles bougeaient : elles le d&#233;coupaient.<br />
    Nullement intimid&#233; par l'impressionnante silhouette du garde, le rescap&#233; approcha sa main du champ de force qui prot&#233;geait la porte. La r&#233;action qui s'y opposa aurait projet&#233; un titan en arri&#232;re en l'assommant pour une longue dur&#233;e. La manche noire et la main informe et floue qui la terminait ne fit que s'arr&#234;ter &#224; la fronti&#232;re entre l'int&#233;rieur de la demeure et le monde ext&#233;rieur. L'individu ferma les yeux, prit une profonde inspiration et for&#231;a. L'extr&#233;mit&#233; de ce que l'on pouvait prendre pour sa main s'avan&#231;a de quelques centim&#232;tres suppl&#233;mentaires, de plus en plus lentement, comme si le champ de force avait la consistance d'une toile de caoutchouc tendue &#224; l'extr&#234;me.<br />
    Sans effort apparent, il insista encore. Sa main passa...<br />
    Et ne passa pas.<br />
    D&#232;s l'instant o&#249; le bout de ses doigts ressentit l'air parfum&#233; de l'ext&#233;rieur, l'&#233;vad&#233; s'immobilisa compl&#232;tement. Sa main &#224; lui n'avait pas franchi la paroi du champ de force. C'&#233;tait celle d'un autre qui commen&#231;ait &#224; sortir. Une main tout ce qu'il y a de plus humaine, avec ses cinq doigts et sa peau rose et bronz&#233;e que le bras qui la suivait. Un corps &#233;mergea de la porte, mais celui qui se trouvait sur le pas ne bougeait pas. Une fois totalement "sorti", le nouvel individu se tint droit derri&#232;re le garde terrifiant qui n'avait pas bronch&#233;. Il &#233;tait grand, de visage assez commun avec un d&#233;but de calvitie. Ses v&#234;tements &#233;taient passe-partout : pantalon de velours marron, chemise noire d&#233;lav&#233;e, veste en lin, chaussures beiges. Sa paire de lunettes noire et rectangulaire lui donnait un air d'intellectuel fragile.<br />
    Il se retourna pour faire face &#224; son homologue en noir de l'autre c&#244;t&#233; de la fronti&#232;re entre dehors et dedans. Celui-ci avait baiss&#233; son bras et sa manche recouvrait d&#233;sormais son apparence  discontinue. Ils se regard&#232;rent froidement, sans amiti&#233; ni m&#233;pris, la visage aussi illumin&#233; que s'ils observaient un mur de b&#233;ton nu. Celui qui &#233;tait &#224; l'ext&#233;rieur parla enfin, d'une voix presque joyeuse :<br />
    - Adieu mon clone. Si tout se passe bien, je ne te r&#233;int&#233;grerai jamais.<br />
    Puis, il se tourna vers le dos du garde et sans la moindre h&#233;sitation, donna quelques petits coups sur son armure pour signaler sa pr&#233;sence, en prenant soin de ne pas s'empaler la main sur l'une des piques incroyablement pointues. Le d&#233;mon se retourna vivement et braqua sur l'homme un regard qui aurait fait fuir Gengis Khan de terreur. Mais l'individu ne fut pas impressionn&#233; et d&#233;clara le plus simplement du monde : <br />
    - Inutile de m'attendre, je ne compte pas revenir.<br />
    Le garde continua de le fixer de son p&#233;n&#233;trant regard aux reflets de rubis. Son visage m&#233;tallique resta impassible et ses m&#226;choires d&#233;voil&#232;rent l&#233;g&#232;rement des crocs qui auraient pu trancher du diamant comme un couteau tranche une pomme. Mais il ne fit rien de plus. Sans &#234;tre satisfait ni pour autant suspicieux, il repris sa position initiale en tournant le dos &#224; la maison.<br />
    Ce fut tout. Les deux clones se s&#233;par&#232;rent, l'un allant rejoindre sa paillasse en d&#233;passant tous les &#233;quipements de d&#233;tection ultrasophistiqu&#233;s et d&#233;sesp&#233;r&#233;ment muets, l'autre s'en alla se m&#234;ler &#224; la foule sous le regard du d&#233;mon qui avait une fois failli d&#233;truire les Tours d'Elentil &#224; mains nues pour &#233;liminer un ren&#233;gat en fuite.</p><div class="item_footer"><p><small><a href="http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/09/01/sans-titre-deuxieme-partie">Original post</a> blogged on <a href="http://b2evolution.net/">b2evolution</a>.</small></p></div>]]></content:encoded>
								<comments>http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/09/01/sans-titre-deuxieme-partie#comments</comments>
		</item>
				<item>
			<title>Dipl&#244;m&#233; !</title>
			<link>http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/05/19/diplome</link>
			<pubDate>Mon, 19 May 2008 11:03:36 +0000</pubDate>			<dc:creator>Mankalas</dc:creator>
			<category domain="main">Uncategorized</category>			<guid isPermaLink="false">72@http://www.paradee.net/mankalas/blog/</guid>
						<description>&lt;p&gt;&amp;#199;a y est, c'est officiel, je suis ing&amp;#233;nieur EPITA.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bon, je m'en doutais bien un peu depuis pas mal de temps d&amp;#233;j&amp;#224;, mais bon, pour le coup, c'est vraiment fini. Plus d'&amp;#233;ventuelle vengeance de mon administration si je fais des b&amp;#234;tises &amp;#224; l'&amp;#233;cole, plus de crainte de TIG de la part du Bocal en cas de grabuge en SM.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je suis arriv&amp;#233; aux b&amp;#226;timents de l'Unesco pour la c&amp;#233;r&amp;#233;monie avec mes parents vers 17h. Une file d'attente d&amp;#233;j&amp;#224; fort longue nous a permis de rep&amp;#233;rer l'entr&amp;#233;e. VIP oblige, j'entre en passant devant tous les invit&amp;#233;s, laissant mes g&amp;#233;niteurs attendre dehors, pour retrouver plein d'anciennes t&amp;#234;tes (de t&amp;#234;tes d'anciens plut&amp;#244;t). Une fois dans le hall avec ma zolie &amp;#233;charpe bleu texture soie de dipl&amp;#244;m&amp;#233;, je salue tout plein de mes anciens camarades et &amp;#231;a cause &amp;#224; tout va.&lt;br /&gt;
Arrive le moment o&amp;#249; on nous fait rentrer dans la salle de &quot;spectacle&quot; &amp;#224; proprement parler. Cela faisait un peu Assembl&amp;#233;e Nationale avec les tables feutrement &amp;#233;clair&amp;#233;e, les emplacements pour les micros, la disposition l&amp;#233;g&amp;#232;rement amphith&amp;#233;&amp;#226;trale, la grande estrade et le symbole de l'Unesco derri&amp;#232;re. Un p'tit bonjour &amp;#224; une Nella en robe noire que j'essaie vainement et veine-ment de soudoyer pour que mes parents aient la meilleure place. Je prends place &amp;#224; la mienne (que j'avais de r&amp;#233;serv&amp;#233;e bien s&amp;#251;r) et j'attends.&lt;br /&gt;
Les discours sont assez longuets, les Masteres passent avant nous. Le chaleureux accueil que nous faisons &amp;#224; notre bien (?)-aim&amp;#233; (?) directeur et quelques allusions bien plac&amp;#233;es dans son discours me chauffent encore plus le c&amp;#339;ur de cette ambiance &amp;#233;pit&amp;#233;enne.&lt;br /&gt;
La remise se fait pas sp&amp;#233;cialisation dans l'ordre : CSI, SRS, GISTR, SCIA, SIGL et MTI (manque les TCOM, mais bon, personne ne les connait alors...). Les majors de promo font leur discours &amp;#224; leur tour (petit honneur &amp;#224; &amp;#201;ric Keller qui en fait un en or).&lt;br /&gt;
Notre tour arrive relativement pitoyablement car ni notre chef de sp&amp;#233;, ni notre major ne sont pr&amp;#233;sents (pour le chef de sp&amp;#233;, c'est moins grave). En plus le premier de la liste s'est fait oubli&amp;#233; lors de l'appel, et c'est &amp;#233;videmment durant mon entr&amp;#233;e que le cafouillage pour le rattraper se fait. Enfin bon...&lt;br /&gt;
Poign&amp;#233;es de mains, f&amp;#233;licitations de Jojo et du Pr&amp;#233;sident Ionis, remise du papier, photo, et je prends place sur l'estrade sur laquelle se tiennent d&amp;#233;j&amp;#224; mes camarades des autres options. &amp;#199;a fait du monde, je suis tout au fond, sur le bord de l'estrade, pr&amp;#234;t &amp;#224; tomber et &amp;#224; me rompre le cou dans d'atroces r&amp;#226;les d'agonie. Mais en fait non, &amp;#231;a tient. Mes coll&amp;#232;gues SCIA et moi-m&amp;#234;me gueulons un peu pour que David Doukhan, un &amp;#233;nergum&amp;#232;ne sympathique mais au style quelque peu baba-cool fasse le discours &amp;#224; la place du major absent. L'acoustique &amp;#233;tant d&amp;#233;plorable sur sc&amp;#232;ne, nous n'entendons rien des conneries qu'il a du sortir. Faudra que je lui demande &amp;#224; l'occasion.&lt;br /&gt;
Bref, bonne ambiance sur l'estrade, et grosse marrade quand on d&amp;#233;couvre qu'en fait, le papier qu'on nous a remis n'est qu'un bon pour aller chercher le vrai dipl&amp;#244;me au cocktail. Pourquoi faire simple...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cocktail time ! Nous montons au septi&amp;#232;me avec ascenseur, je me fais remettre mon vrai dipl&amp;#244;me 100% pur porc (enfin !) et zou ! Au bar ! Les serveurs nous octroient des doses fort g&amp;#233;n&amp;#233;reuses pour les boissons, ce dont je leur sais gr&amp;#233;, et j'en profite honteusement. Je cause avec plein de gens dont je ne ferai pas la liste ici de peur d'en oublier. Je citerai pour des raisons &amp;#233;videntes Pedro et Chiche. Mes parents, pas forc&amp;#233;ment tr&amp;#232;s &amp;#224; l'aise avec plein de gens inconnus, se retirent relativement t&amp;#244;t. Je continue de me moisir le foie &amp;#224; coups de whiskys-coca. &amp;#192; partir de ce point, mes souvenirs deviennent plus vagues.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je me souviens de Pedro qui s'en est all&amp;#233; parce que Pedrette l'attendait en bas, puis est revenu parce que Pedrette &amp;#233;tait en retard, m'a forc&amp;#233; &amp;#224; finir mon verre pour en reprendre un avec lui, est finalement reparti pour de bon.&lt;br /&gt;
Je me souviens d'avoir rejoins une deuxi&amp;#232;me salle de cocktail o&amp;#249; plus de monde restait.&lt;br /&gt;
Je me souviens y avoir sign&amp;#233; le Yearbook de Nathalie, prof d'algo, avec son stylo rouge de maitresse d'&amp;#233;cole qui m'a beaucoup inspir&amp;#233; pour mon petit mot (lequel doit justement contenir le m&amp;#234;me genre de pens&amp;#233;e...)&lt;br /&gt;
Je me souviens que Vineus m'a pari&amp;#233; un restaurant si j'arrivais &amp;#224; rouler une pelle &amp;#224; ladite Nathalie, chose que je n'ai pas tent&amp;#233; mais que j'ai quand m&amp;#234;me con&amp;#231;u.&lt;br /&gt;
Je me souviens avoir beaucoup parl&amp;#233; avec Madame Cavatortaaaaaaaaa, directrice des classes pr&amp;#233;pa et Marie Moin, prof de droit. Je me souviens d'ailleurs avoir avou&amp;#233; &amp;#224; cette prof' que le devoir qu'elle nous avait donn&amp;#233; &amp;#224; faire, et ben c'est un ami juriste qui l'avait fait &amp;#224; notre place et que je vous ai quand m&amp;#234;me un peu eue sur ce coup-l&amp;#224;.&lt;br /&gt;
Je me souviens avoir fait la bise &amp;#224; mon ex-Directeur, &amp;#224; Akim, &amp;#224; deux femmes de la com' dont je ne me souviendrai jamais qui est qui et certainement &amp;#224; toutes les personnes de l'administration &amp;#224; port&amp;#233;e de l&amp;#232;vres.&lt;br /&gt;
Je me souviens avoir caus&amp;#233; avec NellA, l'avoir &quot;rassur&amp;#233;e&quot; que quand je suis bourr&amp;#233;, je reste quand m&amp;#234;me s&amp;#233;rieux et que je n'irai pas jouer au gros lourd dragueur bourr&amp;#233;.&lt;br /&gt;
...&lt;br /&gt;
Je me souviens &amp;#234;tre sorti de l'Unesco et m'&amp;#234;tre retrouv&amp;#233; devant le bar qui &amp;#233;tait pr&amp;#233;vu comme &quot;after&quot; avec Micha, sa maman et son compagnon, Pwipwi, Olive, son fr&amp;#232;re et sa compagne... et je crois que c'est tout. Pour une raison qui m'est encore inconnue, nous ne sommes pas all&amp;#233; rejoindre les autres (y &amp;#233;taient-ils seulement ? J'ai un vague souvenir de Bourriquet dehors...).&lt;br /&gt;
Je me souviens d'un vague voyage dans le m&amp;#233;tro et du long tapis roulant de Ch&amp;#226;telet.&lt;br /&gt;
Je me souviens plus ou moins bien d'un bar dans lequel on a encore un peu bu, certains mang&amp;#233;, o&amp;#249; j'ai &amp;#233;t&amp;#233; retirer de l'argent &amp;#224; un distributeur, o&amp;#249; j'ai parl&amp;#233; politique avec le fr&amp;#232;re d'Olive, o&amp;#249; la serveuse &amp;#233;tait noire et charmante et le barman un peu gay sur les bords...&lt;br /&gt;
Je me souviens &amp;#234;tre rentr&amp;#233; avec Pwipwi &amp;#224; pattes et nous avons discut&amp;#233; litt&amp;#233;rature et gonzesses (surtout lui en fait... Je ne me souviens pas lui avoir parl&amp;#233; d'Anna...), nous avons &amp;#233;galement piss&amp;#233; dans la Seine.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je me souviens et je suis heureux de l'avoir fait, d'avoir prix deux grands verres d'eau avant de me coucher, ce qui m'a &amp;#233;vit&amp;#233; un mal de cheveux qui aurait pu &amp;#234;tre prodigieux. J'ai juste eu un peu la t&amp;#234;te tournante et une grande mollesse.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bref, je me suis bien amus&amp;#233;, m&amp;#234;me si j'ai appr&amp;#233;ci&amp;#233; la soir&amp;#233;e avec Micha (que je n'avais pas vu depuis longtemps), je regrette de ne pas en avoir profit&amp;#233; (la soir&amp;#233;e, pas Micha) avec plus de monde.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;-- Annonces --&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si vous avez retrouv&amp;#233; mon &amp;#233;charpe bleue de dipl&amp;#244;m&amp;#233;, vous monteriez de beaucoup dans mon estime personnelle en me la remettant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si vous avez de quoi remplir ce gruy&amp;#232;re qui ressemble vaguement &amp;#224; ma m&amp;#233;moire de la soir&amp;#233;e, envoyez-moi un mail, histoire que je meure moins b&amp;#234;te.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;item_footer&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/05/19/diplome&quot;&gt;Original post&lt;/a&gt; blogged on &lt;a href=&quot;http://b2evolution.net/&quot;&gt;b2evolution&lt;/a&gt;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#199;a y est, c'est officiel, je suis ing&#233;nieur EPITA.</p>

<p>Bon, je m'en doutais bien un peu depuis pas mal de temps d&#233;j&#224;, mais bon, pour le coup, c'est vraiment fini. Plus d'&#233;ventuelle vengeance de mon administration si je fais des b&#234;tises &#224; l'&#233;cole, plus de crainte de TIG de la part du Bocal en cas de grabuge en SM.</p>

<p>Je suis arriv&#233; aux b&#226;timents de l'Unesco pour la c&#233;r&#233;monie avec mes parents vers 17h. Une file d'attente d&#233;j&#224; fort longue nous a permis de rep&#233;rer l'entr&#233;e. VIP oblige, j'entre en passant devant tous les invit&#233;s, laissant mes g&#233;niteurs attendre dehors, pour retrouver plein d'anciennes t&#234;tes (de t&#234;tes d'anciens plut&#244;t). Une fois dans le hall avec ma zolie &#233;charpe bleu texture soie de dipl&#244;m&#233;, je salue tout plein de mes anciens camarades et &#231;a cause &#224; tout va.<br />
Arrive le moment o&#249; on nous fait rentrer dans la salle de "spectacle" &#224; proprement parler. Cela faisait un peu Assembl&#233;e Nationale avec les tables feutrement &#233;clair&#233;e, les emplacements pour les micros, la disposition l&#233;g&#232;rement amphith&#233;&#226;trale, la grande estrade et le symbole de l'Unesco derri&#232;re. Un p'tit bonjour &#224; une Nella en robe noire que j'essaie vainement et veine-ment de soudoyer pour que mes parents aient la meilleure place. Je prends place &#224; la mienne (que j'avais de r&#233;serv&#233;e bien s&#251;r) et j'attends.<br />
Les discours sont assez longuets, les Masteres passent avant nous. Le chaleureux accueil que nous faisons &#224; notre bien (?)-aim&#233; (?) directeur et quelques allusions bien plac&#233;es dans son discours me chauffent encore plus le c&#339;ur de cette ambiance &#233;pit&#233;enne.<br />
La remise se fait pas sp&#233;cialisation dans l'ordre : CSI, SRS, GISTR, SCIA, SIGL et MTI (manque les TCOM, mais bon, personne ne les connait alors...). Les majors de promo font leur discours &#224; leur tour (petit honneur &#224; &#201;ric Keller qui en fait un en or).<br />
Notre tour arrive relativement pitoyablement car ni notre chef de sp&#233;, ni notre major ne sont pr&#233;sents (pour le chef de sp&#233;, c'est moins grave). En plus le premier de la liste s'est fait oubli&#233; lors de l'appel, et c'est &#233;videmment durant mon entr&#233;e que le cafouillage pour le rattraper se fait. Enfin bon...<br />
Poign&#233;es de mains, f&#233;licitations de Jojo et du Pr&#233;sident Ionis, remise du papier, photo, et je prends place sur l'estrade sur laquelle se tiennent d&#233;j&#224; mes camarades des autres options. &#199;a fait du monde, je suis tout au fond, sur le bord de l'estrade, pr&#234;t &#224; tomber et &#224; me rompre le cou dans d'atroces r&#226;les d'agonie. Mais en fait non, &#231;a tient. Mes coll&#232;gues SCIA et moi-m&#234;me gueulons un peu pour que David Doukhan, un &#233;nergum&#232;ne sympathique mais au style quelque peu baba-cool fasse le discours &#224; la place du major absent. L'acoustique &#233;tant d&#233;plorable sur sc&#232;ne, nous n'entendons rien des conneries qu'il a du sortir. Faudra que je lui demande &#224; l'occasion.<br />
Bref, bonne ambiance sur l'estrade, et grosse marrade quand on d&#233;couvre qu'en fait, le papier qu'on nous a remis n'est qu'un bon pour aller chercher le vrai dipl&#244;me au cocktail. Pourquoi faire simple...</p>

<p>Cocktail time ! Nous montons au septi&#232;me avec ascenseur, je me fais remettre mon vrai dipl&#244;me 100% pur porc (enfin !) et zou ! Au bar ! Les serveurs nous octroient des doses fort g&#233;n&#233;reuses pour les boissons, ce dont je leur sais gr&#233;, et j'en profite honteusement. Je cause avec plein de gens dont je ne ferai pas la liste ici de peur d'en oublier. Je citerai pour des raisons &#233;videntes Pedro et Chiche. Mes parents, pas forc&#233;ment tr&#232;s &#224; l'aise avec plein de gens inconnus, se retirent relativement t&#244;t. Je continue de me moisir le foie &#224; coups de whiskys-coca. &#192; partir de ce point, mes souvenirs deviennent plus vagues.</p>

<p>Je me souviens de Pedro qui s'en est all&#233; parce que Pedrette l'attendait en bas, puis est revenu parce que Pedrette &#233;tait en retard, m'a forc&#233; &#224; finir mon verre pour en reprendre un avec lui, est finalement reparti pour de bon.<br />
Je me souviens d'avoir rejoins une deuxi&#232;me salle de cocktail o&#249; plus de monde restait.<br />
Je me souviens y avoir sign&#233; le Yearbook de Nathalie, prof d'algo, avec son stylo rouge de maitresse d'&#233;cole qui m'a beaucoup inspir&#233; pour mon petit mot (lequel doit justement contenir le m&#234;me genre de pens&#233;e...)<br />
Je me souviens que Vineus m'a pari&#233; un restaurant si j'arrivais &#224; rouler une pelle &#224; ladite Nathalie, chose que je n'ai pas tent&#233; mais que j'ai quand m&#234;me con&#231;u.<br />
Je me souviens avoir beaucoup parl&#233; avec Madame Cavatortaaaaaaaaa, directrice des classes pr&#233;pa et Marie Moin, prof de droit. Je me souviens d'ailleurs avoir avou&#233; &#224; cette prof' que le devoir qu'elle nous avait donn&#233; &#224; faire, et ben c'est un ami juriste qui l'avait fait &#224; notre place et que je vous ai quand m&#234;me un peu eue sur ce coup-l&#224;.<br />
Je me souviens avoir fait la bise &#224; mon ex-Directeur, &#224; Akim, &#224; deux femmes de la com' dont je ne me souviendrai jamais qui est qui et certainement &#224; toutes les personnes de l'administration &#224; port&#233;e de l&#232;vres.<br />
Je me souviens avoir caus&#233; avec NellA, l'avoir "rassur&#233;e" que quand je suis bourr&#233;, je reste quand m&#234;me s&#233;rieux et que je n'irai pas jouer au gros lourd dragueur bourr&#233;.<br />
...<br />
Je me souviens &#234;tre sorti de l'Unesco et m'&#234;tre retrouv&#233; devant le bar qui &#233;tait pr&#233;vu comme "after" avec Micha, sa maman et son compagnon, Pwipwi, Olive, son fr&#232;re et sa compagne... et je crois que c'est tout. Pour une raison qui m'est encore inconnue, nous ne sommes pas all&#233; rejoindre les autres (y &#233;taient-ils seulement ? J'ai un vague souvenir de Bourriquet dehors...).<br />
Je me souviens d'un vague voyage dans le m&#233;tro et du long tapis roulant de Ch&#226;telet.<br />
Je me souviens plus ou moins bien d'un bar dans lequel on a encore un peu bu, certains mang&#233;, o&#249; j'ai &#233;t&#233; retirer de l'argent &#224; un distributeur, o&#249; j'ai parl&#233; politique avec le fr&#232;re d'Olive, o&#249; la serveuse &#233;tait noire et charmante et le barman un peu gay sur les bords...<br />
Je me souviens &#234;tre rentr&#233; avec Pwipwi &#224; pattes et nous avons discut&#233; litt&#233;rature et gonzesses (surtout lui en fait... Je ne me souviens pas lui avoir parl&#233; d'Anna...), nous avons &#233;galement piss&#233; dans la Seine.</p>

<p>Je me souviens et je suis heureux de l'avoir fait, d'avoir prix deux grands verres d'eau avant de me coucher, ce qui m'a &#233;vit&#233; un mal de cheveux qui aurait pu &#234;tre prodigieux. J'ai juste eu un peu la t&#234;te tournante et une grande mollesse.</p>

<p>Bref, je me suis bien amus&#233;, m&#234;me si j'ai appr&#233;ci&#233; la soir&#233;e avec Micha (que je n'avais pas vu depuis longtemps), je regrette de ne pas en avoir profit&#233; (la soir&#233;e, pas Micha) avec plus de monde.</p>

<p>-- Annonces --</p>

<p>Si vous avez retrouv&#233; mon &#233;charpe bleue de dipl&#244;m&#233;, vous monteriez de beaucoup dans mon estime personnelle en me la remettant.</p>

<p>Si vous avez de quoi remplir ce gruy&#232;re qui ressemble vaguement &#224; ma m&#233;moire de la soir&#233;e, envoyez-moi un mail, histoire que je meure moins b&#234;te.</p><div class="item_footer"><p><small><a href="http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/05/19/diplome">Original post</a> blogged on <a href="http://b2evolution.net/">b2evolution</a>.</small></p></div>]]></content:encoded>
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		</item>
				<item>
			<title>Vive la f&#234;te du travail !</title>
			<link>http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/05/05/vive-la-fete-du-travail</link>
			<pubDate>Mon, 05 May 2008 13:19:52 +0000</pubDate>			<dc:creator>Mankalas</dc:creator>
			<category domain="main">Uncategorized</category>			<guid isPermaLink="false">71@http://www.paradee.net/mankalas/blog/</guid>
						<description>&lt;p&gt;Des weekends prolong&amp;#233;s de le f&amp;#234;te du travail comme &amp;#231;a, j'en veux tous les jours !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Commen&amp;#231;ons par le commencement, &amp;#224; savoir mercredi soir, anniversaire de mon ex... colocataire Damien. Ursula, l'autre ex-coloc', avait eu la bonne id&amp;#233;e d'acheter un dessin d'Enki Bilal &amp;#224; accrocher sur les murs. Elle l'avait ramen&amp;#233; chez moi la veille. &lt;br /&gt;
Ce mercredi soir donc, j'ai la mauvaise id&amp;#233;e de rester plus tard au boulot pour une raison qui m'&amp;#233;chappe encore. Je galope donc chez moi, chope le tableau (qui ne doit pas faire loin de 60cm x 80cm le salaud), le trimballe dans le m&amp;#233;tro et finalement arrive au Louch&amp;#233;bem, restau sp&amp;#233;cialis&amp;#233; dans la bidoche que notre cher nouveau vingt-ternaire appr&amp;#233;cie grandement (et &amp;#224; raison). Repas tr&amp;#232;s agr&amp;#233;able, bien arros&amp;#233;, la viande effectivement excellente et &amp;#224; profusion, les fromages faits &amp;#224; souhait et la poire Belle-H&amp;#233;l&amp;#232;ne correcte (pas le meilleur pour la fin du coup). &lt;br /&gt;
La soir&amp;#233;e ne faisant que commencer (nous sommes sortis du restaurant vers 23h-00h), nous allons faire un tour &amp;#224; la Guinness Tavern histoire de boire un coup quand m&amp;#234;me (le vin pendant le repas, &amp;#231;a ne compte pas vraiment). La Tavern, c'est bien, mais c'est cher... Si bien que finalement, Vineus propose de terminer la soir&amp;#233;e chez lui. Nous nous y rendons donc dis donc. Notre h&amp;#244;te nous propose un whisky 15 ans d'&amp;#226;ge qui ma foi est fort exquis, mais qui nous a tous coup&amp;#233; les jambes et le reste. Madou&amp;#233;, quelle claque ! C'est apr&amp;#232;s le deuxi&amp;#232;me verre et une fois que la fatigue commence &amp;#224; monter que nous d&amp;#233;cidons de partir, titubant tant bien que mal jusqu'&amp;#224; l'arr&amp;#234;t de bus idoine le plus proche. J'ai quand m&amp;#234;me une s&amp;#233;v&amp;#232;re barre au front le lendemain matin, qu'une grasse mat' arrive &amp;#224; att&amp;#233;nuer. J'apprendrai plus tard que mes cong&amp;#233;n&amp;#232;res ne furent pas aussi solides que moi et d&amp;#233;gobill&amp;#232;rent joyeusement le Soleil une fois lev&amp;#233; (quel g&amp;#226;chis !).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;M'&amp;#233;tant inscrit dans une chorale r&amp;#233;cemment, r&amp;#233;p&amp;#233;tition pas g&amp;#233;n&amp;#233;rale en d&amp;#233;but de soir&amp;#233;e chez l'un de mes partenaires de voix. J'ellipse volontairement l'apr&amp;#232;s-midi car ce ne fut que glande et compagnie. La r&amp;#233;p&amp;#233;tition se tra&amp;#238;ne jusqu'&amp;#224; plus de 21h, alors que je dois aller juste derri&amp;#232;re &amp;#224; une soir&amp;#233;e organis&amp;#233;e par un Russe connu dans le milieu f&amp;#234;tard sovi&amp;#233;tique de Paris, &amp;#224; laquelle Mokuhi m'a convi&amp;#233;, ayant &amp;#233;t&amp;#233; lui-m&amp;#234;me invit&amp;#233; par une amie &amp;#224; lui.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Derechef, je fonce dans le m&amp;#233;tro, traverse tout Paris pour retourner chez moi, me fais encore plus beau que je ne le suis, et les rejoins lui, sa compagne et son fr&amp;#232;re au m&amp;#233;tro Tolbiac. Direction &quot;Le Milliardaire&quot; &amp;#224; c&amp;#244;t&amp;#233; des Champs-Z&amp;#233;. Nous poireautons devant le club quelque temps, on nous dit que &amp;#231;a ne commence pas avant 00h. Bon, nous attendons encore, les amis de Mokuhi nous rejoignent et enfin bref, nous rentrons aux alentours de 00h30.&lt;br /&gt;
L'int&amp;#233;rieur du club pourrait faire penser &amp;#224; un d&amp;#233;cor de film X un peu clich&amp;#233;. Que du rouge. Partout. Les murs de moquette rouge fonc&amp;#233;, le plafond capitonn&amp;#233; de rouge &amp;#233;galement, le tout &amp;#233;clair&amp;#233; par de la lumi&amp;#232;re tamis&amp;#233;e provenant de lampes... bingo : rouges. Une fois les manteaux laiss&amp;#233;s au vestiaire, nous descendons au sous-sol o&amp;#249;, surprise, une salle rouge nous attend. Bon, y'a plus de couleurs &amp;#224; cause des tables blanches et des gens. Par contre, la classe, chaque table offre son grand saut de gla&amp;#231;ons pour les bouteilles.&lt;br /&gt;
Ah ! Les bouteilles ! Tout le monde sait que le prix des bouteilles d'alcool dans les discoth&amp;#232;ques est une v&amp;#233;ritable sodomie qui ferait p&amp;#226;lir le plus homosexuel des Grecs. Et bien l&amp;#224;, c'est la valeur dix sur l'&amp;#233;chelle du viol. 480EUR la bouteille d'un litre et demi de vodka ! Pas mal hein ? Et mes camarades sont suffisamment inconscients (ou fortun&amp;#233;s) pour s'en prendre une ! &amp;#192; leur aise, je n'aime pas la vodka, mais je profite quand m&amp;#234;me un petit peu des softs qui vont avec(gracieusement offerts d'ailleurs). Je me fais quand m&amp;#234;me raboter l'anus d'un verre de whisky &amp;#224; 20EUR histoire de ne pas &amp;#234;tre le seul &amp;#224; ne pas boire. D&amp;#233;sol&amp;#233; pour le langage, mais parfois, seule la grossi&amp;#232;ret&amp;#233; peut vraiment d&amp;#233;peindre la r&amp;#233;alit&amp;#233;.&lt;br /&gt;
Bref, on s'installe et on tente de causer parmi le tintamarre musical. Le d&amp;#233;cor est chic, les filles encore plus. Il faut dire que la Russe n'est pas tr&amp;#232;s r&amp;#233;put&amp;#233;e pour sa m&amp;#233;diocrit&amp;#233; physique. Le niveau esth&amp;#233;tique du public f&amp;#233;minin est fort &amp;#233;lev&amp;#233;.Le temps que l'ambiance chauffe, il est 1h30 du matin (petite pr&amp;#233;cision, je ne fais pas le pont du premier mai) quand on se d&amp;#233;cide &amp;#224; aller danser. Bon, on danse, tr&amp;#232;s bien. Aux aguets que je suis parce que bon, hein, ce serait b&amp;#234;te de ne pas tenter sa chance au milieu de si jolies cr&amp;#233;atures. Je cherche, je trouve. Une jolie petite brunette qui me fait de l'oeil et me fl&amp;#232;che un sourire que m&amp;#234;me Guillaume Tell aurait &amp;#233;t&amp;#233; risible avec sa pomme trou&amp;#233;e en comparaison.&lt;br /&gt;
Ne recevant pas souvent de cartons d'invitation pareils, je m'approche donc et fais ce que je n'aime pas trop faire mais que bon je n'ai pas trop le choix de faire parce que pas grand chose d'autre &amp;#224; faire dans ce genre de situation (reprise de souffle), &amp;#224; savoir faire mon paon. Et on se frotte, et on se sourit, et mes mains sur tes hanches par devant, et on s'oeillade, et mes mains sur ton ventre par derri&amp;#232;re (tiens ? un piercing au nombril ! &amp;#199;a me rappelle une ex...), et nos fronts qui se touchent... Seulement quand il s'agit que mademoiselle parcourt l'ultime centim&amp;#232;tre qui s&amp;#233;pare mes l&amp;#232;vres des siennes, c'est niet (c'est le cas de le dire). Peste, comme on disait &amp;#224; Londres en 1665 et en fran&amp;#231;ais dans le texte. Apr&amp;#232;s plusieurs tentatives infructueuses, je jette l'&amp;#233;ponge, me disant que zut, encore une garce qui s'amuse.&lt;br /&gt;
Vais donc boire un verre, redanser un peu dans un autre coin du club, et puis la musique s'am&amp;#233;liorant encore plus, retourne sur la piste principale. J'&amp;#233;pie pour une autre proie, mais aucune autre ne semble s'int&amp;#233;resser &amp;#224; moi. Et puis hop, revoil&amp;#224; la brunette... qui me refait des sourires tout plein et qui se met &amp;#224; danser avec moi. Boudiou, faudrait savoir ce qu'elle veut. Je recommence mon man&amp;#232;ge, un peu plus insistant, tant et si bien que enfin, le bon baiser de Russie tant attendu. Un moment, j'ai l'impression que c'est plus pour me faire plaisir qu'autre chose, mais non. On danse un slow sur &quot;New York, New York&quot; dans les bras l'un de l'autre, les yeux ferm&amp;#233;s &amp;#224; se b&amp;#233;coter. Charmant.&lt;br /&gt;
Mais les meilleures choses ont une fin (contrairement au saucisson qui en a deux), et mon groupe d&amp;#233;cide de s'en aller. Devant l'heure tardive, je ne peux qu'agr&amp;#233;er (argh, je dois me lever dans 3h pour bosser). Je demande sans trop d'espoir son num&amp;#233;ro &amp;#224; la demoiselle, qui me le donne bien volontiers et m'octroie un bisou d'adieu. Yay !&lt;br /&gt;
Nous rentrons en taxi, conduit par un mec bourr&amp;#233;. Je me couche &amp;#224; 5h pour me lever &amp;#224; 7h30.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bizarrement, le r&amp;#233;veil apr&amp;#232;s ces deux petites heures de sommeil n'est pas trop difficile. La journ&amp;#233;e non plus, malgr&amp;#233; quelques petits coups de barre, mais bon, h&amp;#233;, j'ai quand m&amp;#234;me une bonne excuse. Crev&amp;#233; comme un h&amp;#233;risson sur le bord d'une autoroute, je ne fais rien le soir. Matage de s&amp;#233;ries et dodo.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Samedi, apr&amp;#232;s une matin&amp;#233;e tartin&amp;#233;e de margarine et de saindoux, je passe l'apr&amp;#232;s-midi en compagnie de Mokuhi et Marine au parc Montsouris &amp;#224; jouer au poker au Soleil. Impeccable !&lt;br /&gt;
Ah oui au fait, j'ai appel&amp;#233;e Anna pour un rendez-vous ce soir, mais elle avait d'autres plans. En revanche, demain soir, pas de probl&amp;#232;me. Youpi !&lt;br /&gt;
Et apr&amp;#232;s l'apr&amp;#232;m glande au Soleil, soir&amp;#233;e gaufres chez moi avec Damien et Alex. Journ&amp;#233;e p&amp;#233;p&amp;#232;re s'il en est, mais il en faut.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dimanche. Je me l&amp;#232;ve &amp;#224; 7h pour nettoyer ma chambre, acheter des bougies parfum&amp;#233;es, de l'huile de massage, des p&amp;#233;tales de rose, un lit &amp;#224; baldaquin, des capotes... Non en fait debout &amp;#224; 11h (c'est dimanche ho !), mais quand m&amp;#234;me rangement au cas o&amp;#249; j'arriverais &amp;#224; ramener la demoiselle du Kremlin chez moi. J'hypoth&amp;#233;tise plein de trucs sur elle, car tout ce que je sais, c'est qu'elle s'appelle Anna et qu'elle a un accent russe &amp;#224; couper &amp;#224; la tron&amp;#231;onneuse. Est-ce que c'est une f&amp;#234;tarde permanente qui consid&amp;#232;re les discoth&amp;#232;ques comme seule occupation valable, ou alors une prostitu&amp;#233;e charg&amp;#233;e de pi&amp;#233;ger de jeunes europ&amp;#233;ens pour en faire... euh... des choses, ou alors un agent double des services du KGB pour r&amp;#233;cup&amp;#233;rer le mot de passe de la base de donn&amp;#233;es o&amp;#249; est stock&amp;#233; ce blog ? Que de possibilit&amp;#233;s. Donc incluse la possibilit&amp;#233; qu'elle vienne chez moi le premier soir, donc un peu de rangement quand m&amp;#234;me (et puis &amp;#231;a fait pas de mal).&lt;br /&gt;
Rando-roller du dimanche, histoire de me d&amp;#233;crasser et de me rappeler que j'ai des muscles (&amp;#231;a fait longtemps que je n'ai pas fait de sport).&lt;br /&gt;
L'heure du rendez-vous arrive. Apr&amp;#232;s quelques vagues cafouillages, dont la fermeture le dimanche du bar auquel je voulais l'amener o&amp;#249; le fait qu'elle attendait *dans* la station et moi dehors, on se retrouve... et elle me fait la bise. Argh ! Je sais bien que les bisous hier en bo&amp;#238;te ne repr&amp;#233;sentaient rien de plus qu'une acceptation &amp;#224; me laisser son num&amp;#233;ro de portable, mais quand m&amp;#234;me, j'ai les picotis d'une douche &amp;#233;cossaise qui me taquinent le dos. Bon, soit. La Guinness Tavern (encore elle) n'est pas loin. Ce n'est peut-&amp;#234;tre pas le meilleur endroit pour un premier rencart, mais si elle aime le rock, &amp;#231;a peut le faire. Je lui demande donc, elle me r&amp;#233;pond par une affirmative enjou&amp;#233;e. Chouette, elle a des bons go&amp;#251;ts musicaux !&lt;br /&gt;
L'ambiance est un peu morte au pub. Il faut dire qu'il n'est que 21h30... Bon, on fait un tour. Je l'am&amp;#232;ne tant bien que mal devant Notre-Dame, qu'elle trouve magnifique. On fait le tour en longeant la Seine, on fait une pause sur un pont pour admirer les lumi&amp;#232;res de la ville se refl&amp;#233;tant sur les vagues de la Seine avec (le cul / l'arri&amp;#232;re) [rayez la mention qui vous para&amp;#238;t la moins adapt&amp;#233;e &amp;#224; la description] de la cath&amp;#233;drale, j'arrive &amp;#224; nous faire tromper de direction alors que Notre-Dame est &amp;#224; port&amp;#233;e de vue pour l'orientation, et apr&amp;#232;s une bonne balade, la nuit est tomb&amp;#233;e et nous revoil&amp;#224; devant la Guinness Tavern avec les guibolles fatigu&amp;#233;es et en se connaissant d&amp;#233;j&amp;#224; beaucoup mieux l'un l'autre. D&amp;#233;tail amusant, pendant la promenade, elle m'a prit le bras pour marcher. &amp;#199;a m'a rappel&amp;#233; mon ex-russe qui m'avait fait le m&amp;#234;me coup. Optimiste, donc, que je suis (je ne pense pas que ce soit fran&amp;#231;ais, mais on va mettre &amp;#231;a sur le coup du style).&lt;br /&gt;
On s'assoit l'un en face de l'autre, on commande nos boissons et on &amp;#233;coute le groupe (pas mauvais d'ailleurs) en causant musique, langues, films, etc. Quand soudain... non, en fait rien de bien m&amp;#233;chant, je me penche vers elle comme je l'ai fait des dizaines de fois avant pour lui demander quelque chose dans l'oreille pour couvrir la forte musique, mais elle a pris &amp;#231;a comme une tentative d'embrassade, et du coup m'embrasse. Ah ben... bon, &amp;#231;a me va aussi. Pour le coup, notre statut s'am&amp;#233;liore. On n'est plus dans le club o&amp;#249; le seul int&amp;#233;r&amp;#234;t possible &amp;#233;tait physique. L&amp;#224;, on se conna&amp;#238;t beaucoup mieux et c'est vraiment moi qui lui pla&amp;#238;t, et pas seulement ma belle gueule. Youpi donc !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'heure avan&amp;#231;ant, la fatigue reprend ses droits sur nos esprits et nous nous en allons. Elle habite vers le ch&amp;#226;teau de Vincennes, terminus de la ligne 1. J'aurais pu prendre la ligne 7 directement pour rentrer chez moi, mais je ne suis point un goujat. Derniers baisers au moment o&amp;#249; les portes se referment et je m'&amp;#233;clipse pour rentrer chez moi ce coup-ci. L'inviter chez moi aurait &amp;#233;t&amp;#233; mal venu. Ce fut un rencart rondement men&amp;#233;, bien comme il faut, sans arri&amp;#232;re-pens&amp;#233;e, impeccable ! Un comme j'en r&amp;#234;vais ! Je n'ai donc pas voulu chier sur tout cela avec une invitation &amp;#224; but graveleux m&amp;#234;me pas camoufl&amp;#233;. Cela se fera dans les r&amp;#232;gles de l'art.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et puis diantre, quels yeux !&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;item_footer&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/05/05/vive-la-fete-du-travail&quot;&gt;Original post&lt;/a&gt; blogged on &lt;a href=&quot;http://b2evolution.net/&quot;&gt;b2evolution&lt;/a&gt;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des weekends prolong&#233;s de le f&#234;te du travail comme &#231;a, j'en veux tous les jours !</p>

<p>Commen&#231;ons par le commencement, &#224; savoir mercredi soir, anniversaire de mon ex... colocataire Damien. Ursula, l'autre ex-coloc', avait eu la bonne id&#233;e d'acheter un dessin d'Enki Bilal &#224; accrocher sur les murs. Elle l'avait ramen&#233; chez moi la veille. <br />
Ce mercredi soir donc, j'ai la mauvaise id&#233;e de rester plus tard au boulot pour une raison qui m'&#233;chappe encore. Je galope donc chez moi, chope le tableau (qui ne doit pas faire loin de 60cm x 80cm le salaud), le trimballe dans le m&#233;tro et finalement arrive au Louch&#233;bem, restau sp&#233;cialis&#233; dans la bidoche que notre cher nouveau vingt-ternaire appr&#233;cie grandement (et &#224; raison). Repas tr&#232;s agr&#233;able, bien arros&#233;, la viande effectivement excellente et &#224; profusion, les fromages faits &#224; souhait et la poire Belle-H&#233;l&#232;ne correcte (pas le meilleur pour la fin du coup). <br />
La soir&#233;e ne faisant que commencer (nous sommes sortis du restaurant vers 23h-00h), nous allons faire un tour &#224; la Guinness Tavern histoire de boire un coup quand m&#234;me (le vin pendant le repas, &#231;a ne compte pas vraiment). La Tavern, c'est bien, mais c'est cher... Si bien que finalement, Vineus propose de terminer la soir&#233;e chez lui. Nous nous y rendons donc dis donc. Notre h&#244;te nous propose un whisky 15 ans d'&#226;ge qui ma foi est fort exquis, mais qui nous a tous coup&#233; les jambes et le reste. Madou&#233;, quelle claque ! C'est apr&#232;s le deuxi&#232;me verre et une fois que la fatigue commence &#224; monter que nous d&#233;cidons de partir, titubant tant bien que mal jusqu'&#224; l'arr&#234;t de bus idoine le plus proche. J'ai quand m&#234;me une s&#233;v&#232;re barre au front le lendemain matin, qu'une grasse mat' arrive &#224; att&#233;nuer. J'apprendrai plus tard que mes cong&#233;n&#232;res ne furent pas aussi solides que moi et d&#233;gobill&#232;rent joyeusement le Soleil une fois lev&#233; (quel g&#226;chis !).</p>

<p>M'&#233;tant inscrit dans une chorale r&#233;cemment, r&#233;p&#233;tition pas g&#233;n&#233;rale en d&#233;but de soir&#233;e chez l'un de mes partenaires de voix. J'ellipse volontairement l'apr&#232;s-midi car ce ne fut que glande et compagnie. La r&#233;p&#233;tition se tra&#238;ne jusqu'&#224; plus de 21h, alors que je dois aller juste derri&#232;re &#224; une soir&#233;e organis&#233;e par un Russe connu dans le milieu f&#234;tard sovi&#233;tique de Paris, &#224; laquelle Mokuhi m'a convi&#233;, ayant &#233;t&#233; lui-m&#234;me invit&#233; par une amie &#224; lui.</p>

<p>Derechef, je fonce dans le m&#233;tro, traverse tout Paris pour retourner chez moi, me fais encore plus beau que je ne le suis, et les rejoins lui, sa compagne et son fr&#232;re au m&#233;tro Tolbiac. Direction "Le Milliardaire" &#224; c&#244;t&#233; des Champs-Z&#233;. Nous poireautons devant le club quelque temps, on nous dit que &#231;a ne commence pas avant 00h. Bon, nous attendons encore, les amis de Mokuhi nous rejoignent et enfin bref, nous rentrons aux alentours de 00h30.<br />
L'int&#233;rieur du club pourrait faire penser &#224; un d&#233;cor de film X un peu clich&#233;. Que du rouge. Partout. Les murs de moquette rouge fonc&#233;, le plafond capitonn&#233; de rouge &#233;galement, le tout &#233;clair&#233; par de la lumi&#232;re tamis&#233;e provenant de lampes... bingo : rouges. Une fois les manteaux laiss&#233;s au vestiaire, nous descendons au sous-sol o&#249;, surprise, une salle rouge nous attend. Bon, y'a plus de couleurs &#224; cause des tables blanches et des gens. Par contre, la classe, chaque table offre son grand saut de gla&#231;ons pour les bouteilles.<br />
Ah ! Les bouteilles ! Tout le monde sait que le prix des bouteilles d'alcool dans les discoth&#232;ques est une v&#233;ritable sodomie qui ferait p&#226;lir le plus homosexuel des Grecs. Et bien l&#224;, c'est la valeur dix sur l'&#233;chelle du viol. 480EUR la bouteille d'un litre et demi de vodka ! Pas mal hein ? Et mes camarades sont suffisamment inconscients (ou fortun&#233;s) pour s'en prendre une ! &#192; leur aise, je n'aime pas la vodka, mais je profite quand m&#234;me un petit peu des softs qui vont avec(gracieusement offerts d'ailleurs). Je me fais quand m&#234;me raboter l'anus d'un verre de whisky &#224; 20EUR histoire de ne pas &#234;tre le seul &#224; ne pas boire. D&#233;sol&#233; pour le langage, mais parfois, seule la grossi&#232;ret&#233; peut vraiment d&#233;peindre la r&#233;alit&#233;.<br />
Bref, on s'installe et on tente de causer parmi le tintamarre musical. Le d&#233;cor est chic, les filles encore plus. Il faut dire que la Russe n'est pas tr&#232;s r&#233;put&#233;e pour sa m&#233;diocrit&#233; physique. Le niveau esth&#233;tique du public f&#233;minin est fort &#233;lev&#233;.Le temps que l'ambiance chauffe, il est 1h30 du matin (petite pr&#233;cision, je ne fais pas le pont du premier mai) quand on se d&#233;cide &#224; aller danser. Bon, on danse, tr&#232;s bien. Aux aguets que je suis parce que bon, hein, ce serait b&#234;te de ne pas tenter sa chance au milieu de si jolies cr&#233;atures. Je cherche, je trouve. Une jolie petite brunette qui me fait de l'oeil et me fl&#232;che un sourire que m&#234;me Guillaume Tell aurait &#233;t&#233; risible avec sa pomme trou&#233;e en comparaison.<br />
Ne recevant pas souvent de cartons d'invitation pareils, je m'approche donc et fais ce que je n'aime pas trop faire mais que bon je n'ai pas trop le choix de faire parce que pas grand chose d'autre &#224; faire dans ce genre de situation (reprise de souffle), &#224; savoir faire mon paon. Et on se frotte, et on se sourit, et mes mains sur tes hanches par devant, et on s'oeillade, et mes mains sur ton ventre par derri&#232;re (tiens ? un piercing au nombril ! &#199;a me rappelle une ex...), et nos fronts qui se touchent... Seulement quand il s'agit que mademoiselle parcourt l'ultime centim&#232;tre qui s&#233;pare mes l&#232;vres des siennes, c'est niet (c'est le cas de le dire). Peste, comme on disait &#224; Londres en 1665 et en fran&#231;ais dans le texte. Apr&#232;s plusieurs tentatives infructueuses, je jette l'&#233;ponge, me disant que zut, encore une garce qui s'amuse.<br />
Vais donc boire un verre, redanser un peu dans un autre coin du club, et puis la musique s'am&#233;liorant encore plus, retourne sur la piste principale. J'&#233;pie pour une autre proie, mais aucune autre ne semble s'int&#233;resser &#224; moi. Et puis hop, revoil&#224; la brunette... qui me refait des sourires tout plein et qui se met &#224; danser avec moi. Boudiou, faudrait savoir ce qu'elle veut. Je recommence mon man&#232;ge, un peu plus insistant, tant et si bien que enfin, le bon baiser de Russie tant attendu. Un moment, j'ai l'impression que c'est plus pour me faire plaisir qu'autre chose, mais non. On danse un slow sur "New York, New York" dans les bras l'un de l'autre, les yeux ferm&#233;s &#224; se b&#233;coter. Charmant.<br />
Mais les meilleures choses ont une fin (contrairement au saucisson qui en a deux), et mon groupe d&#233;cide de s'en aller. Devant l'heure tardive, je ne peux qu'agr&#233;er (argh, je dois me lever dans 3h pour bosser). Je demande sans trop d'espoir son num&#233;ro &#224; la demoiselle, qui me le donne bien volontiers et m'octroie un bisou d'adieu. Yay !<br />
Nous rentrons en taxi, conduit par un mec bourr&#233;. Je me couche &#224; 5h pour me lever &#224; 7h30.</p>

<p>Bizarrement, le r&#233;veil apr&#232;s ces deux petites heures de sommeil n'est pas trop difficile. La journ&#233;e non plus, malgr&#233; quelques petits coups de barre, mais bon, h&#233;, j'ai quand m&#234;me une bonne excuse. Crev&#233; comme un h&#233;risson sur le bord d'une autoroute, je ne fais rien le soir. Matage de s&#233;ries et dodo.</p>

<p>Samedi, apr&#232;s une matin&#233;e tartin&#233;e de margarine et de saindoux, je passe l'apr&#232;s-midi en compagnie de Mokuhi et Marine au parc Montsouris &#224; jouer au poker au Soleil. Impeccable !<br />
Ah oui au fait, j'ai appel&#233;e Anna pour un rendez-vous ce soir, mais elle avait d'autres plans. En revanche, demain soir, pas de probl&#232;me. Youpi !<br />
Et apr&#232;s l'apr&#232;m glande au Soleil, soir&#233;e gaufres chez moi avec Damien et Alex. Journ&#233;e p&#233;p&#232;re s'il en est, mais il en faut.</p>

<p>Dimanche. Je me l&#232;ve &#224; 7h pour nettoyer ma chambre, acheter des bougies parfum&#233;es, de l'huile de massage, des p&#233;tales de rose, un lit &#224; baldaquin, des capotes... Non en fait debout &#224; 11h (c'est dimanche ho !), mais quand m&#234;me rangement au cas o&#249; j'arriverais &#224; ramener la demoiselle du Kremlin chez moi. J'hypoth&#233;tise plein de trucs sur elle, car tout ce que je sais, c'est qu'elle s'appelle Anna et qu'elle a un accent russe &#224; couper &#224; la tron&#231;onneuse. Est-ce que c'est une f&#234;tarde permanente qui consid&#232;re les discoth&#232;ques comme seule occupation valable, ou alors une prostitu&#233;e charg&#233;e de pi&#233;ger de jeunes europ&#233;ens pour en faire... euh... des choses, ou alors un agent double des services du KGB pour r&#233;cup&#233;rer le mot de passe de la base de donn&#233;es o&#249; est stock&#233; ce blog ? Que de possibilit&#233;s. Donc incluse la possibilit&#233; qu'elle vienne chez moi le premier soir, donc un peu de rangement quand m&#234;me (et puis &#231;a fait pas de mal).<br />
Rando-roller du dimanche, histoire de me d&#233;crasser et de me rappeler que j'ai des muscles (&#231;a fait longtemps que je n'ai pas fait de sport).<br />
L'heure du rendez-vous arrive. Apr&#232;s quelques vagues cafouillages, dont la fermeture le dimanche du bar auquel je voulais l'amener o&#249; le fait qu'elle attendait *dans* la station et moi dehors, on se retrouve... et elle me fait la bise. Argh ! Je sais bien que les bisous hier en bo&#238;te ne repr&#233;sentaient rien de plus qu'une acceptation &#224; me laisser son num&#233;ro de portable, mais quand m&#234;me, j'ai les picotis d'une douche &#233;cossaise qui me taquinent le dos. Bon, soit. La Guinness Tavern (encore elle) n'est pas loin. Ce n'est peut-&#234;tre pas le meilleur endroit pour un premier rencart, mais si elle aime le rock, &#231;a peut le faire. Je lui demande donc, elle me r&#233;pond par une affirmative enjou&#233;e. Chouette, elle a des bons go&#251;ts musicaux !<br />
L'ambiance est un peu morte au pub. Il faut dire qu'il n'est que 21h30... Bon, on fait un tour. Je l'am&#232;ne tant bien que mal devant Notre-Dame, qu'elle trouve magnifique. On fait le tour en longeant la Seine, on fait une pause sur un pont pour admirer les lumi&#232;res de la ville se refl&#233;tant sur les vagues de la Seine avec (le cul / l'arri&#232;re) [rayez la mention qui vous para&#238;t la moins adapt&#233;e &#224; la description] de la cath&#233;drale, j'arrive &#224; nous faire tromper de direction alors que Notre-Dame est &#224; port&#233;e de vue pour l'orientation, et apr&#232;s une bonne balade, la nuit est tomb&#233;e et nous revoil&#224; devant la Guinness Tavern avec les guibolles fatigu&#233;es et en se connaissant d&#233;j&#224; beaucoup mieux l'un l'autre. D&#233;tail amusant, pendant la promenade, elle m'a prit le bras pour marcher. &#199;a m'a rappel&#233; mon ex-russe qui m'avait fait le m&#234;me coup. Optimiste, donc, que je suis (je ne pense pas que ce soit fran&#231;ais, mais on va mettre &#231;a sur le coup du style).<br />
On s'assoit l'un en face de l'autre, on commande nos boissons et on &#233;coute le groupe (pas mauvais d'ailleurs) en causant musique, langues, films, etc. Quand soudain... non, en fait rien de bien m&#233;chant, je me penche vers elle comme je l'ai fait des dizaines de fois avant pour lui demander quelque chose dans l'oreille pour couvrir la forte musique, mais elle a pris &#231;a comme une tentative d'embrassade, et du coup m'embrasse. Ah ben... bon, &#231;a me va aussi. Pour le coup, notre statut s'am&#233;liore. On n'est plus dans le club o&#249; le seul int&#233;r&#234;t possible &#233;tait physique. L&#224;, on se conna&#238;t beaucoup mieux et c'est vraiment moi qui lui pla&#238;t, et pas seulement ma belle gueule. Youpi donc !</p>

<p>L'heure avan&#231;ant, la fatigue reprend ses droits sur nos esprits et nous nous en allons. Elle habite vers le ch&#226;teau de Vincennes, terminus de la ligne 1. J'aurais pu prendre la ligne 7 directement pour rentrer chez moi, mais je ne suis point un goujat. Derniers baisers au moment o&#249; les portes se referment et je m'&#233;clipse pour rentrer chez moi ce coup-ci. L'inviter chez moi aurait &#233;t&#233; mal venu. Ce fut un rencart rondement men&#233;, bien comme il faut, sans arri&#232;re-pens&#233;e, impeccable ! Un comme j'en r&#234;vais ! Je n'ai donc pas voulu chier sur tout cela avec une invitation &#224; but graveleux m&#234;me pas camoufl&#233;. Cela se fera dans les r&#232;gles de l'art.</p>

<p>Et puis diantre, quels yeux !</p><div class="item_footer"><p><small><a href="http://www.paradee.net/mankalas/blog/blog4.php/2008/05/05/vive-la-fete-du-travail">Original post</a> blogged on <a href="http://b2evolution.net/">b2evolution</a>.</small></p></div>]]></content:encoded>
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