...et heureux en amour!
Le week-end se termine sur Bordeaux (ainsi que sur partout en France d'ailleurs). La journée d'hier fut un échec : pluie et nuages sur le bord de mer alors que nous avions prévu balades et coquillages et la météo, un grand soleil radieux. Passons. Aujourd'hui fut plus prolifique avec une grasse mat' pour le côté agréable, une séance escalade pour le côté sportif, quelques parties de jeu de société avec la cousine de Flore pour le côté social et soirée au casino pour le côté rentable.
Mon premier casino! Nous en avions bien essayé un du côté de la côte vendéenne, à l'époque où nous y vilégiations ces dernières vacances, mais il s'agissait plus d'un petit tripot où seules les machines à sous pullulaient comme l'acné sur le visage d'un puberteux.
Non, pour le coup, casino d'Arcachon, plus grand, plus classe, plus propre sur lui. Eprouvant autant d'attirance pour le bandit manchot que pour une nonne cul-de-jatte, j'ai jeté mon dévolu sur la table de blackjack. J'étais tout de même un peu intimidé par le standingue de la salle, le "professionnalisme" des cartes à jouer, les croupiers... De plus, la salle était rigoureusement vide de clients, j'allais donc être le centre d'attraction des croupiers qui devaient bien se faire chier à ce moment-là.
Mais bon, il faut bien se lancer hein!
Mise de départ, donc : 20€. Mise minimale par partie : 5€. Fichtre, me dis-je, car j'évite de penser grossier de peur que des indiscrets sensibles n'écoutent aux portes, cela ne va faire que 4 parties, connaissant ma chance habituelle aux jeux (la soirée poker fut un désastre lundi dernier chez des potes). Bah, maintenant que je vais toucher un salaire!
Premier tour, victoire! Chouette, je vais pouvoir faire durer le plaisir plus longtemps! Ah ben ça... Etant seul à la table, rajouté au fait que le blackjack est un jeu relativement rapide, j'accumule vite les jetons de 5€. Au bout d'un moment, je me mets à jouer un peu plus gros, à savoir le double (10€ pour les nuls en maths). Et ça continue! Globalement, j'ai une chance assez insolente. J'ai tellement de jetons de 5 qu'il faut que je les compte. Des jetons rouges tout plein, avec les verts de 10 qui ponctuent. Bon, c'est pas non plus le coffre-fort de Picsou, mais par rapport à ce que j'escomptais avoir, j'étais fort grisé. J'ai tout d'un coup très bien compris ce que pouvaient ressentir les accros aux jeux.
Ayant écarté 20€ de jetons histoire de ne pas perdre ma mise de départ, je joue encore et toujours, Fred et Flore derrière moi m'encouregeant et me soutenant. Un moment arrive un type de la sécurité qui observe la table. Je ne lui prête aucune attention. Bon, à 100€, j'arrête, me dis-je. J'atteins cette limite, hésite, tenté par l'envie de mettre à l'épreuve encore ma chance, puis finalement, raisonnable, suis parti échanger mes jolis jetons rouges et verts contre du vrai argent.
Partant de 20€, je repars avec 120€. Yay, si vous me passez l'expression. J'offre 20€ à mes hôtes afin qu'ils puissent prendre plaisir à se faire saigner par les bandits à sous (les machines manchots pardon) et nous repartons, l'un d'entre nous de fort meilleure humeur qu'à l'arivée. En fait, j'ai réellement eu une moule monstrueuse, et c'est pour ça qu'un type de la sécurité est arrivé, juste au cas où j'aurais donné un coup de pouce pas très catholique aux probabilités.
Ensuite de qui, petite ballade sur la plage, avec une lune rousse se levant au-dessus de la mer, éclairant une chevelure nuageuse telle un soleil blafard et agonisant dans un ciel noir d'encre. C'était beau et incongru.
J'ai tout de même demandé à ma chérie si elle était dans les bras de quelqu'un d'autre ce soir, elle m'a répondu qu'elle aimerait être dans les miens. Je suis rassuré.
"Parfait, c'est vous que j'engage!"
Non, je ne suis pas monté sur le bureau de la DRH en tirant la langue et en lui soumettant l'idée de retoucher son derrière et de renifler son doigt derechef. Cela c'est passé ma foi fort banalement, dans le bureau du type qui m'avait fait passé mes entretiens, sans fioriture, sans malette.
Me v'là donc en CDI. Le boulot devrait commencer début octobre, ce qui va me laisser le temps de glander quelque peu dans mon 77 natal. Un client serait déjà intéressé par mon profil (le droit... j'ai un grain de beauté disgracieux sur le côté gauche). Les missions ayant l'air globalement attreyantes, je pense que je devrais enfin pouvoir faire un vrai boulot assez captivant d'ici peu. Ça me changera de mon stage sur lequel je ne reviendrai pas. C'est pas que je m'ennuie de ne pas être encore esclave de mon travail, mais j'ai une désagréable sensation d'être dans une situation temporaire, ce qui fait que je ne peux pas vraiment prendre toutes mes aises chez mes parents. Même si je suis chez moi, je ne suis pas *vraiment* chez moi, si vous catchez mon drift.
Sinon, je m'occupe, je sors... Samedi dernier je suis allé avec ma chère moitié chez Phénix, faire du DDR (elle a beaucoup aimé et s'améliore assez vite... je pense que l'achat de tapis va être imminent); hier soir, soirée poker chez un pote en compagnie de Phénix, Jean-loup, Mokuhi et Cie, dodo chez le-dit Mokuhi et une petite heure à jouer à la Wii le lendemain matin avant de retrouver mes pénates et mes parents; escalade dans la Fontainebleau's Forest histoire de me dérouiller un peu mes quelques muscles; demain après-midi, j'accompagne ma chérie faire du lèche-vitrine (ce qu'il faut pas faire, j'vous jure!); certainement un p'tit coup à boire dans un bar de Bleau avec, en guest, une ex que j'ai revue par hasard dans la galerie marchande d'un centre commercial (c'est dingue les probabilités quand même!); et enfin week-end à Bordeaux!
Emploi du temps ma foi agréable.
Concernant ma romance, tout se passe merveilleusement bien. On s'amuse, on se fait rire, on se taquine, on échange nos points de vue sur des choses et d'autres, on se câline...
J'ai déjà du parler du fait que je ne croyais pas au fait de tomber amoureux "à la longue", au fur et à mesure qu'une relation perdure, que seul un bon vieux coup de foudre des familles pouvait vraiment faire ressentir de l'Amour (avec un 'a' majuscule gothique et tout le tralala).
Je commence sérieusement à revoir ma position à ce niveau-là...
Après moultes entretiens et coups de téléphone, après maints aller-retours à Paris et à travers les lignes du métropolitain, après forts doutes et hésitations, j'ai élu ma future première vraie entreprise dans laquelle je vais suer sang et eau pour gagner difficilement ma croûte!
La chose ne fut pas zaizée... Toutes étant globalement de taille moyenne, offrant un suivi de carrière efficace, des formations selon les missions proposées, des domaines d'activités divers (avec une forte tendance vers la banque/finance cependant), des technologies objets, des prestations relativement équivalentes, bref, toutes se ressemblant assez, la sélection fut rude.
Les missions proposées étant également intéressantes, j'ai écarté les entreprises payant le moins. Suite de quoi, ce fut à la réputation et présence. Ce qui me laissa deux finalistes, pour lesquels j'ai hésité à jouer à pile ou face. Mais imaginant quelle explication j'allais devoir fournir au perdant, j'ai préféré quand même me résoudre à trouver un critère discriminant plus pertinant qu'une loi de probabilité.
Finalement, ce fut plus à mon impression de sérieux, de contact, de jugement que j'ai Expertise Informatique à Solutec. Je pense avoir fait un bon choix, l'avenir nous le dira. Au pire, j'ai toujours une période d'essai de 3 mois si jamais ca chiait dans le ventilo.
Signature vendredi donc.
Le fardeau de la prospection de job mis à part, tout se passe pour le mieux.
Hier, repas au Canteen Bus avec Phénix, sa moitié et la totalité de la troupe habituelle pour fêter l'anniversaire de ce premier. Le bougre nous a également annoncé son mariage pour le mois de juillet prochain! Diantre! Entre Gougou qui va enfanter (enfin sa compagne) et le Phénix qui se passe la corde au cou, les choses deviennent sérieuses autour de moi! Bah!
Ma relation avec Giulia se porte à merveille (ainsi que l'intéressée d'ailleurs). On ne se voit pas durant la semaine (elle, cours, moi, entretiens), mais ces deux dernières semaines j'ai pu passer du temps avec elle du vendredi soir jusqu'au samedi midi. Nos nuits ne sont pas encore débauchées, mais qu'importe, je peux la serrer dans mes bras et me blottir contre sa peau douce et bronzée.
Oui, je l'admets, j'ai tendance à devenir gnangnan avec elle. Seulement voilà, c'est une fille super, avec qui je vis quelquechose de fort plaisant et intéressant, et je veux la garder le plus longtemps possible. Alors tant qu'à avoir une histoire sérieuse, autant le faire bien, avec froufrous, chandelles, petits anges tou(t|s) nus. Ca changera un peu des discours graveleux que je tenais sur mes quelques coups de quelques soirs.
Et puis merde! Je me plaignais d'un certain vide sentimental depuis pas mal de temps, alors aujourd'hui, comme j'ai de quoi le combler, je me gave!
Que de fous rires j'ai du retenir ces derniers jours! Faut dire que "La Stratégie de l'Échec" dépeint parfois si bien la réalité...
Huit entretiens en trois journées, j'ai pas chômé. Mais mes efforts furent payants : j'ai pour le moment quatre entreprises qui veulent mon corps et de ce qu'il y a dedans et de dents.
Des sociétés de service globalement, voire totalement. Je sais que beaucoup me les déconseillent, mais je pense que, étant encore une pauvre petite pucelle effarouchée dans le grand et vilain monde du travail, c'est un bon moyen d'acquérir de l'expérience et voir différents horizons. Je m'orienterai vers de "vraies" boîtes quand je me jugerai suffisamment mature professionnelement parlant (et vivent les adverbes!).
Les entretiens de pré-embauche commencent à pleuvoir donc. J'avoue ne pas encore avoir établi de choix dans la date, ni dans l'entreprise d'ailleurs. Entre le poste, le domaine d'activité et les sousous, mon coeur balance. Sous le coutelas des précisions que les recruteurs se feront certainement un plaisir de m'apporter, mon avis sera certainement plus tranché.
Sinon, mon retour en France m'emplit d'allégresse. J'ai retrouvé ma famille, mes amis, ma copine (dans un ordre aléatoire de préférence). Je lis mes San-Antonio histoire de renouer avec de la bonne littérature et un niveau de langue qui me manquait.
Tout baigne les copains!
Bonjour vin, fromages qui puent et proches!
Voilà, mon périple dublinois arrive à son terme. Une fin un peu prématurée par rapport à ce que prévoyais, mais c'est la vie, y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis et autres maximes semblables.
Comme ma seule envie en revenant en Irlande était de repartir, j'ai fait mes bagages et préparé mon départ relativement tôt. Aussi aujourd'hui, n'ayant plus rien à faire et trépignant d'impatience dans cette baraque pourrie, je suis parti pour l'aéroport de très bonne heure. D'un côté, y'avait encore personne au comptoir d'enregistrement, ce qui m'a évité la file d'attente, mais d'un autre côté, j'ai encore deux heures et demie à attendre aux portes d'embarquement... Bah, j'ai de la batterie et un blog à mettre à jour...
Cette grosse semaine fut énormément consacrée au cinéma. Je voulais profiter au maximum une dernière fois de ma carte illimitée, je me suis donc goinfré. À part ça, j'ai rendu visite à mes anciens collègues (enfin c'était surtout pour rendre sa ponceuse à mon boss plutôt que pour dire au revoir... 1h30 de bus aller-retour, je m'en serai passé), j'ai été rendre un dernier hommage à mon pub préféré.
Mon principal problème était en fait l'optimisation espace/fringue de ma valise. J'ai vraiment eu l'impression d'être une gonzesse tellement j'ai accumulé de fringues à Dublin! Une valise remplie ras-la-gueule de fripes, quelques autres machins et bidules que je ne peux pas emmener en cabine... résultat: 22kg, un beau bébé, sachant que je n'ai le droit qu'à 15kg. Fichtre! Mon sac à dos étant déjà aussi bourré qu'un Irlandais digne de ce nom un samedi soir à Temple Bar, je n'ai pas pu transvaser de poids. Et paf, 40 euros de taxe. Les gueux! Merci quand même à la charmante demoiselle de l'enregistrement qui m'a fait cadeau de 2kg tout de même (soit 16 euros d'économie).
Cette semaine va être chargée. Après mon inscription sur lesjeudis.com, un site de jobs dans l'informatique, j'ai reçu une douzaine de mails d'entreprises le lendemain, me demandant un rendez-vous ou un coup de fil. Diantre! Et pas que des trucs de Bac +2 siouplé! J'ai donc beaucoup appelé, été appelé, envoyé de mails cette semaine pour organiser tout ça. Du coup, dès le lendemain de ma rentrée (qui est prévue pour dans 3h25 théoriquement), j'ai trois entretiens, trois encore le lendemain, deux le lundi... enfin bref, une brochette de jours que je vais passer en costume.
Interlude sans intérêt: plutôt que de savourer une dernière Guinness, divin nectar que je retrouverai en France, certes peut-être un poil moins succulente, mais quand même, je savoure une Bulmers, qui est un cidre alcoolisé comme une bière (4,5% dit l'étiquette). J'ai beaucoup carburé à cette boisson durant mon séjour, alors comme j'ai déjà pris une Guinness y'a deux jours... Et puis j'ai des crêpes comme en-cas, alors le cidre est de rigueur... Enfin tout ça pour dire qu'avec la pléthore de glaçons que la barmaid m'a foutu dans mon gobelet en plastique qui n'a même pas la contenance d'une pinte, et ben c'est froid.
...
J'avais prévenu que c'était un interlude inutile!
Où en étais-je moi? Oui, donc en fait, même si au jour d'aujourd'hui (double pléonasme) je suis techniquement au chômage, je devrais pouvoir trouver mon bonheur dans le lot.
Il va falloir que je case également parmi tout ça: une soirée/nuitée/matinée avec ma jolie italienne, plusieurs coups avec tous les gens de Paris, si y'a le temps, un p'tit voyage à Bordeaux histoire de profiter une dernière fois du train à pas cher, la recherche d'un appart' (mais ça, ça va beaucoup dépendre du travail que je vais trouver en fait), quelques paperasses administratives maintenant que je suis un grand garçon et que je ne peux plus me cacher sous la couverture sociale SNCF de mon papa... et certainement d'autre trucs qui ne me viennent pas à l'esprit présentement.
Ça va chier!